Des antennes relais Free Mobile chez les particuliers

Des antennes relais Free Mobile chez les particuliers

Pour étendre son réseau, l'opérateur Free Mobile propose aux propriétaires qui le souhaitent d'installer une antenne relai sur leur terrain, moyennant finance. Une initiative étonnante, qui risque de ne pas plaire à tout le monde…

Pas de téléphonie mobile sans antennes relais ! Souvent montés sur des pylônes, ces équipements sont indispensables au bon fonctionnement des réseaux et de nos téléphones portables. Et pour couvrir de plus en plus de population et de zones géographiques tout en passant à la 5G, les quatre grands opérateurs en France – Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile – doivent continuer à développer leur réseau d'antennes téléphoniques. 

Et pour étendre son réseau, Free Mobile – filiale du groupe Iliad de Xavier Niel – a eu une idée originale : proposer aux particuliers propriétaires d'un terrain d'en louer une parcelle afin d'y installer une antenne relais. Un moyen, pour l'opérateur, de gagner du temps dans l'extension de sa couverture mobile en touchant notamment des zones moins accessibles, comme en Bourgogne-Franche-Comté ou dans le Limousin.

Le déploiement du réseau de téléphonie de Free mobile en France © CCM

Pour ceux qui seraient intéressés par cette proposition des plus étonnantes, il suffit de remplir un formulaire sur le site d'Iliad (coordonnées, description du bien, etc.).

© Free Mobile


Une carte interactive permet de positionner précisément l'antenne sur le terrain. Les propriétaires qui verront leur demande validée percevront un loyert de l'opérateur, mais son montant – variable – n'est pas indiqué.

© Free Mobile

Antennes relais : des implantations qui divisent

Les antennes relais sont le plus souvent installées sur des bâtiments ou sur des pylônes. Cependant, il ne suffit pas d'avoir l'autorisation du propriétaire des lieux pour installer une antenne. Chaque projet d'implantation est soumis à plusieurs conditions et réglementations, comme le rappelle le Portail radiofréquences. Tout d'abord, les opérateurs doivent obtenir une autorisation d'émettre délivrée par l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR). Ensuite, l'installation doit respecter le droit des sols, et donc obtenir l'accord des autorités locales – notamment la mairie – ou des autorités étatiques – la Direction départementale de l'équipement (DDE) ou les Architectes des bâtiments de France (ABF) – dans le cadre de la déclaration de travaux ou de la demande de permis de construire. Lorsque toutes les autorisations sont faites, l'ANFR se charge de coordonner l'implantation des antennes mobiles afin de faire respecter les valeurs limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques.

L’implantation d'antennes relais n'est pas toujours accueillie par les habitants vivant autour du site. Déjà, les voisins ne sont généralement pas très ravis de découvrir qu'une nouvelle antenne "pollue" le paysage. De plus, bien que les études scientifiques n'aient pas découvert d'effets des ondes électromagnétiques sur la santé, une partie de la population se montre sceptique quant aux effets d'une exposition sur le long terme, notamment pour la 5G. Le débat continue de faire rage, alimenté par des expertises et des contre-expertises, des actions en justice et des témoignages de personnes se disant électrosensibles, et cette nouvelle annonce qui va en contrarier plus d'un.