Meilleur réseau mobile 4G 5G : le palmarès 2022 de l'Arcep

Meilleur réseau mobile 4G 5G : le palmarès 2022 de l'Arcep

L'Arcep vient de publier les résultats de sa 23e enquête annuelle sur la qualité des services mobiles en France. Un baromètre précieux qui permet de savoir quels sont les meilleurs opérateurs téléphoniques du moment.

L'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (l'Arcep) a dévoilé les résultats de la 23e édition de son enquête annuelle sur la qualité des services des opérateurs mobiles, qui repose sur l'analyse de 505 critères de performance avec plus d'un million de mesures en 2G, 3G, 4G et 5G dans tous les départements métropolitains, de fin mai à fin août 2022. Tous les aspects ont été scrutés : qualité des appels, des échanges de SMS, des débits, du streaming vidéo, du partage de fichiers… Malgré une légère baisse des débits, la qualité des services mobiles reste globalement stable. Et c'est Orange, pour la 12e année consécutive, qui s'impose de loin comme le meilleur opérateur du marché ! Ses rivaux ne se sont pas découragés pour autant – en témoignent leurs communiqués de presse – et ont été parfois récompensés pour leur nombre d'abonnés ou la consommation totale de leurs clients, par exemple. Bouygues s'est réjoui d'être le "premier opérateur mobile alternatif", tandis que Free Mobile est le "premier opérateur alternatif pour l'usage réel data". SFR en revanche ne s'est pas franchement illustré, et n'a pas fait de déclaration pour le moment.

Enquête Arcep 2022 : Orange encore élu meilleur opérateur de France

Orange domine largement ses concurrents, et arrive 1er ou 1er ex æquo sur 476 critères – sur 505 au total. Même dans les zones rurales, il est 92 fois 1er ou 1er ex æquo sur les 94 critères mesurés. Pour la qualité des appels audio en zones denses, Orange est en tête avec des appels de deux minutes sans perturbations audibles dans 93 % des cas. Bouygues obtient le même résultat, mais SFR et Free Mobile font moins bien, avec 91 % et 87 %. Même classement pour les zones rurales et intermédiaires. Du côté du visionnage de vidéos en streaming, Orange assure 98 % des vidéos visionnées en qualité parfaite en zones denses, contre 97 % pour Bouygues, 94 % pour Free et 93 % pour SFR. Pour les zones intermédiaires et rurales, Orange réalise respectivement 96 % et 89 %, contre 90 % et 78 % pour Bouygues, 91 % et 85 % pour Free Mobile – qui s'en sort mieux – et 88 % et 78 % pour SFR, toujours bon dernier.

Au niveau des débits en téléchargement, l'écart est très visible puisque Orange affiche un débit moyen de 143 Mbit/s sur l'ensemble du territoire – 217 Mbit/s en zone dense, 170 Mbit/s en zones intermédiaires et 51 Mbit/s en zones rurales. Bouygues affiche une moyenne de 84 Mbit/s sur l'ensemble de la France métropolitaine, et SFR une moyenne de 85 Mbit/s. Free finit bon dernier avec une moyenne de 64 Mbit/s.

Enquête Arcep 2022 : des performances sous le signe de la canicule

On le voit, les trois concurrents d'Orange ont du mal à rivaliser, même si, dans certains domaines, ils arrivent à tirer leur épingle du jeu et à talonner sérieusement le numéro 1. Globalement, Orange est suivi de près par Bouygues, tandis que SFR et Free Mobile sont à la traîne et se battent pour la dernière place. L'autre aspect qui saute aux yeux est que, même si elle se comble petit à petit, la fracture numérique est toujours là. Les utilisateurs qui vivent dans des villes très urbanisées bénéficient d'un bien meilleur service que les personnes vivant dans des territoires ruraux.

L'Arcep a noté un fait intéressant. En cumulant les mesures des débits descendants en 3G, 4G et 5G, on obtient une moyenne de 94 Mbit/s, soit une belle progression par rapport aux 82 Mbit/s de 2021. En revanche, si on prend uniquement les débits en 3G et 4G, la moyenne est en baisse avec un passage de 71 Mbit/s en 2021 à 63 Mbit/s cette année. L'Arcep l'explique par les fortes chaleurs qui ont frappé cet été, car elles ont entraîné des pics de fréquentation localisés – dans les zones touristiques, par exemple – qui ont eux-mêmes causé un surmenage des réseaux, dégradant leur qualité. Au contraire, les mesures de 2021 ont été réalisées alors qu'il y avait des restrictions de mouvement à cause de la Covid-19 – en se déplaçant moins, les utilisateurs ont moins sollicité les réseaux. En plus, les données ont pu être faussées par la chaleur, car, lorsque la température est trop élevée, les capacités du smartphone s'en retrouvent diminuées.