Écrans gamer : les meilleurs moniteurs pour jouer

Écrans gamer : les meilleurs moniteurs pour jouer

Les écrans destinés au jeu vidéo ont profité de très belles évolutions ces dernières années, avec des technologies extrêmement utiles aux joueurs. Si vous n'avez pas encore franchi le pas, il est temps de vous équiper avec les meilleurs modèles du genre pour en prendre plein les yeux !

Destinés à une clientèle particulièrement convoitée par les fabricants aujourd'hui, les moniteurs estampillés gaming sont affublés de multiples appellations marketing qui peuvent effrayer de prime abord. Pour autant, les technologies et les atouts mis en avant par les constructeurs ne sont pas inutiles pour les joueurs, bien au contraire. Reste qu'il faut savoir décrypter le jargon technique pour s'y retrouver et s'équiper, surtout quand on sait que le choix est vaste et que les écrans pour gamers sont sensiblement plus chers que les moniteurs traditionnels.

Bien entendu, les premiers critères de choix d'un écran pour gamer sont identiques à ceux d'un moniteur classique.

  • La taille : sur tous les écrans, téléviseurs compris, cette dimension est toujours représentée par la longueur de la diagonale visible – c'est-à-dire de la partie utile de l'écran, là où l'image s'affiche, sans tenir compte des bordures. Elle est le plus souvent exprimée en pouces.
  • Le format : comme les téléviseurs, la plupart des écrans sont au standard 16:9, ce qui correspond au rapport entre la largeur et la hauteur de l'image. Mais certains modèles sont plus larges, pour offrir une vision de type panoramique.
  • La définition : il s'agit du nombre de points élémentaires affichés – les pixels –, qui s'exprime par un produit (par exemple 1920 x 1080 pour de la Full HD). Plus ce produit est grand, plus la définition est élevée et plus l'image est détaillée.
  • La technologie de la dalle : plusieurs technologiques existent sur les écrans plats, chacune avec des avantages et des inconvénients. L'IPS, qui offre des angles de visons larges et de belles couleurs, mais avec un contraste souvent limité. Le VA qui offre un excellent contraste avec des angles de vison réduits. Et le TN, qui possède un bon temps de réponse (voir plus bas), mais avec des angles très réduits et un contraste très bas. Reste la technologie Oled, parfaite dans tous les domaines, mais qui demeure pour le moment surtout réservée aux téléviseurs.
  • La connectique : il est important d'examiner l'ensemble des prises dont dispose un écran. Le HDMI est incontournable aujourd'hui, comme le DisplayPort. Mais les autres prises (Thunderbolt, USB, audio, etc.) sont les bienvenues. Sans oublier les haut-parleurs intégrés ou une prise casque. De façon générale, plus il y en a, mieux c'est !
  • L'ergonomie : même si ce critère reste secondaire, il ne faut pas le négliger, cat ii peut être utile de régler un écran en hauteur ou en inclinaison pour davantage de confort.

Mais, comme on l'a dit, les écrans pour gamers se distinguent par des caractéristiques plus techniques, liées à la fois aux exigences des joueurs et à de nombreuses innovations récentes. Ainsi, pour le jeu, il faut d'abord un écran "rapide". Et cette rapidité se traduit par plusieurs points. 

  • Le temps de réponse de la dalle : c'est le temps nécessaire aux pixels pour passer d'une couleur à une autre. Il faut que ce temps, exprimé en millisecondes (ms), soit le plus court possible pour ne pas laisser des trainées derrière les éléments en mouvement. Les dalles IPS se sont largement perfectionnées en la matière, et sont parfaitement éligibles pour les joueurs aujourd’hui, s’imposant comme le meilleur compromis selon nous. Les dalles TN ont aussi accéléré et restent donc les plus rapides du genre, mais leur qualité de rendu et leurs angles de vision ne se sont pas améliorés, ce qui les pénalisent. Les dalles VA restent les moins rapides, mais certains fabricants comme Samsung parviennent à bien s'en sortir, en gardant l’avantage d’un taux de contraste très élevé, donc très adapté au HDR.
  • Le taux de rafraichissement : il correspond au nombre de fois où l'image affichée est renouvelée par seconde et se mesure en hertz (Hz). Pour un affichage fluide, il faut que ce taux soit le plus élevé possible. Les écrans gamers actuels atteignent généralement 120 ou 144 Hz, ce qui est amplement suffisant, mais certains montent à 240 voire à 360 Hz. C'est nettement mieux que le 60 Hz des écrans classiques. Mais il est même possible d’apprécier du 240 Hz… Et détrompez-vous, l’œil humain et nos réflexes sont bien capables de profiter de tels taux de rafraichissement. Il est par exemple très difficile de tolérer du 60 Hz lorsqu’on a joué plusieurs semaines en 144 Hz…
  • Le retard d'affichage : aussi appelé input lag, il correspond au délai (en millisecondes ou ms) entre l'arrivée de l’image sur l'entrée vidéo et son affichage par l’écran. Il dépend du contrôleur de la dalle, mais aussi du taux de rafraichissement qui doit être le plus élevé possible. Aujourd’hui, les écrans gaming ont tous un input lag très correct pour les jeux (inférieur à 10 ms), mais certains sont plus doués que d'autres en la matière avec un temps de réponse nettement plus court !
  • La netteté de l’image : elle dépend des paramètres précédents, mais aussi d’un autre détail, humain cette fois, la persistance rétinienne. Pour limiter ce phénomène, les fabricants ont mis au point des techniques d’insertion d’images noires (BFI, pour Black Frame Insertion) ou d’extinction du rétroéclairage de l’écran entre chaque image affichée. Le résultat est impressionnant : la persistance rétinienne est sensiblement atténuée, et l’image en mouvement est tellement nette qu’il devient par exemple possible de lire un texte défilant rapidement sans faire d’effort… et donc de mieux viser sa cible ! Ici encore, nous sommes loin d’un simple discours marketing : ça marche vraiment, et c’est vraiment utile !

Il reste encore une technologie cruciale qui a largement fait avancer la qualité d’affichage dans les jeux ces dernières années : le taux de rafraichissement variable, ou synchronisation adaptive. Pour faire simple, elle permet à l’écran de rafraichir l’image affichée uniquement lorsque la carte graphique envoie une nouvelle image complète. Ce type de fonctionnement apporte des avantages à ne pas négliger.

  • L’absence de déchirement d’image : le phénomène de tearing (déchirement) se produit lorsque l’écran rafraichit son image alors que la carte graphique n’a pas terminé de calculer l'image suivante. Une cassure apparaît alors, souvent de manière persistante, sur l’image affichée, ce qui est assez gênant en pleine action. La synchronisation adaptive règle ce problème.
  • Une meilleure sensation de fluidité : la synchronisation adaptive permet de supprimer les effets de micro-saccades à moins de 60 images par seconde, ce qui permet d’améliorer la fluidité perçue de l’image lorsque la carte graphique ne parvient pas à générer suffisamment d’images par seconde dans certaines scènes.
  • Une meilleure réactivité : la synchronisation entre les images envoyées par la carte graphique et celles affichées par l’écran étant en parfaite cohérence, le joueur aura la sensation (justifiée) d’une meilleure réactivité de ses actions en plein jeu.

C’est Nvidia qui a poussé le marché à adopter la technologie de synchronisation adaptive en lançant sa technologie G-Sync. Puis AMD a suivi avec le FreeSync. Ensuite, Vesa a lancé son standard Adaptive Sync pour son interface DisplayPort. Enfin, l’interface HDMI 2.1 a aussi eu droit à son standard : le VRR (Variable Refresh Rate). Aujourd’hui, les problèmes de compatibilité et de concurrence ont tous été quasiment résolus, et il est possible de profiter du taux de rafraichissement variable avec pratiquement n'importe quelle combinaison matérielle.

Au-delà des questions de rapidité et de fluidité, il ne faut pas non plus négliger la qualité d'image. La plupart des moniteurs actuels parviennent à offrir un rendu très satisfaisant, avec une grande fidélité sur certains modèles. Mais il faut désormais porter son attention sur un critère important : la gestion du HDR (High Dynamic Range), une technique d'amélioration de la dynamique des images (la différence entre les parties claires et les parties sombres) qui profite bien à l’immersion dans les jeux vidéo. Le HDR exige deux capacités spéciales :

  • Un taux de contraste très élevé : il est assuré par des noirs très profonds, par des blancs très lumineux, ou par les deux ! Les écrans à dalle VA ont donc un avantage évident dans le domaine. Certains modèles font appel à du micro-dimming, une technique d'éclairage dynamique par zone, mais le prix monte très vite avec cette option.
  • Un très large spectre de couleurs : un bon écran devra être capable d’afficher une très large gamme de couleurs, en allant très loin dans les saturations. Pour du HDR, afficher 100 % de la gamme de couleur sRGB ne suffit plus vraiment. Il faut de préférence dépasser les 90 % de la gamme DCI-P3, voire bien plus encore (ce qui n’est pas encore possible en restant raisonnable sur les prix).

Pour gérer le HDR, les écrans doivent être compatibles avec cette technologie, qui implique la capacité à décoder des métadonnées supplémentaires dans le flux numérique. Pour assurer, nous vous conseillons aussi d’opter pour les modèles certifiés VESA DisplayHDR, qui assurent une bonne qualité de rendu.

Vous en savez en principe assez pour décrypter les étiquettes et les fiches techniques avant de vous équiper. Et pour vous aider, nous avons établi une sélection de modèles de qualité répondant à différents critères. Il ne vous reste plus qu'à faire votre choix et à vous faire plaisir !