Gemini Spark : le nouvel agent IA de Google qui travaille à votre place 24 heures sur 24

Gemini Spark : le nouvel agent IA de Google qui travaille à votre place 24 heures sur 24

Google lance Gemini Spark, un nouvel agent IA capable de rester actif 24 heures sur 24 dans le cloud pour gérer des tâches numériques sans avoir besoin d'une consigne à chaque étape. Un véritable assistant autonome qui pourrait tout changer !

La compétition entre les IA génératives fait plus que jamais rage et passe au niveau supérieur. Ces derniers mois, OpenAI, Anthropic et Perplexity ont multiplié les annonces autour des agents autonomes capables d'effectuer des tâches complexes. Il était donc temps que Google riposte.

Et c'est ce qu'elle a fait lors de sa conférence I/O 2026, qui s'est tenue le 19 avril, où l'entreprise a présenté les transformations et les nouvelles à venir pour Gemini, sa célèbre IA maison qu'elle décline à toutes les sauces. Alors que son nombre d'utilisateurs a doublé en un an, atteignant plus de 900 millions d'utilisateurs mensuels, Google a décidé de mettre le paquet.

Le géant du numérique a ainsi présenté ses nouveaux modèles Gemini Omni et Gemini 3.5 Flash, l'application de codage surpuissante Antigravity 2.0, des lunettes connectées en partenariat avec Samsung, une nouvelle interface pour son chatbot baptisée Neural Expressive, ainsi qu'un grand bouleversement pour son moteur de recherche – entre autres. 

Au cœur des annonces figure Gemini Spark, un nouvel agent IA capable d'agir de manière autonome et continue, même lorsque l'utilisateur n'est plus devant son écran. L'objectif de Google est clair : faire passer Gemini du statut de simple assistant conversationnel à celui de véritable agent virtuel capable de travailler seul en arrière-plan.

Gemini Spark : un agent actif en permanence sur le cloud

Contrairement aux assistants classiques qui attendent une requête précise avant de répondre, Gemini Spark fonctionne en permanence. Basé sur Gemini 3.5 Flash – un nouveau modèle plus rapide, plus réactif et moins coûteux à faire fonctionner, qui permet à l'IA de mieux comprendre le contexte des demandes et d'enchaîner plusieurs actions de manière autonome –, il est conçu pour fonctionner 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 directement dans le cloud – là où Claude Dispatch, Perplexity Computer ou encore OpenClaw ont besoin que l'appareil de l'utilisateur reste allumé. Google lève ainsi l'une des principales limites des agents IA actuels.

Concrètement, Spark peut accéder à plusieurs services de l'écosystème Google comme Gmail, Docs, Sheets, Slides ou Agenda afin de gérer des actions complexes. L'agent est capable de rédiger des mails, de préparer des documents, de rechercher des informations sur le Web, d'organiser des événements ou encore de suivre certaines tâches administratives sans intervention constante de l'utilisateur. Il doit par la suite pouvoir intégrer Chrome, puis d'autres services tiers comme Canva, OpenTable et Instacart grâce au protocole MCP (Model Context Protocol).

Lors des démonstrations de Google, Spark a notamment été montré en train de préparer des échanges par mail à partir d'instructions volontairement vagues, en allant lui-même chercher les éléments nécessaires avant de proposer un résultat final. Il s'agit de déléguer à Spark des flux de travail complets, comme analyser des discussions et des notes de réunion pour rédiger automatiquement un rapport dans Google Docs, puis préparer l'e-mail pour que l'utilisateur n'ait plus qu'à cliquer sur "Envoyer".

© Google

Gemini Spark peut aussi scanner des relevés de carte de crédit pour débusquer des frais cachés ou des abonnements oubliés. Plus l'utilisateur l'utilise, plus l'IA apprend ses préférences personnelles pour gagner en précision. À terme, elle pourra même effectuer des achats à sa place via un nouveau protocole AP2 (Agent Payments Protocol), accéder aux fichiers locaux et même interagir avec d'autres appareils connectés de l'écosystème Google. Pour les professionnels, une version "Enterprise" permettra d'automatiser des tâches répétitives en se connectant à des services comme Microsoft SharePoint, OneDrive ou ServiceNow.

Gemini Spark : les risques d'un outil qui agit sans rien demander

Bien évidemment, pour des raisons de sécurité, l'utilisateur garde toujours la main, et l'agent IA ne s'active que s'il le décide explicitement. C'est également lui qui choisit les applications auxquelles l'agent a accès. Pour toutes les actions dites à "haut risque", comme dépenser de l'argent ou envoyer un message important, Gemini Spark lui demandera systématiquement une validation avant d'agir.

Pour l'instant, Gemini Spark n'est accessible qu'à un nombre limité de testeurs et doit être proposé en version bêta aux abonnés américains de l'offre Google AI Ultra, sur Android, iOS et le web. Une intégration plus poussée sur l'application Gemini pour macOS est prévue pour cet été.

Mais cette nouveauté n'est pas sans susciter quelques interrogations. En effet, le fait de fonctionner en cloud, là où ses concurrents ont fait le choix du local, permet à l'IA de ne pas dépendre de la machine de l'utilisateur, et donc de fonctionner en continu en arrière-plan. Sauf que cela signifie que toutes les données sont stockées sur les serveurs d'une multinationale. Pas terrible pour la souveraineté numérique et la confidentialité de ses données, surtout au vu des relations tendues de l'Union européenne avec Donald Trump et les multimilliardaires de la tech !

© Google

Et c'est sans compter les problèmes habituels liés au principe même d'IA agentique, à savoir les risques d'erreur technique – dont les conséquences peuvent être dramatiques – et les problèmes de cybersécurité, les agents autonomes étant particulièrement vulnérables aux attaques par injection de prompt – lorsqu'un site Web malveillant intègre des instructions cachées qui, lorsqu'un agent les lit en naviguant sur internet, le manipulent pour lui faire exécuter des actions non voulues. À voir si les garde-fous seront suffisants.