Injustifiable
Posté à 17:41 le 12/7/2006 sur Lettre
Nuit de folie, de terreur, de tumulte. Ta voix endormie, tes mots inaudibles en plein sommeil. Mon émoi, mon envie, ma tristesse qui se frotte à ces mots. Incompréhension. Il fallait que je te raconte ma détresse, après midi de merde, discussion, séparation, colère, vente de la maison, enfants en vacances non joignables, paratge des clefs, mon piano coupé en deux, tant de choses ensembles, tant de colères que ce soir là j'ai débordé.
Je ne désire pas rentrer en toi si loin, pousser les murs de ton respect pour t'affoler. J'étais simplement "à la ramasse" et mon attitude ne fut que un besoin de présence, d'épanchement, alors vers toi...
Comment te demander de prendre en charge ces moments de détresse, à toi que je connais si peu. A toi que j'apprend à connaitre, j'aimerai te donner les doux mots du Loukhoum, le partage du don, de la tendresse, l'envie de poursuivre.
Au lieu de cela, certains moments, je deviens fou ou du moins j'ai envie de crier et c'est dans ces moments que je sais être "chiant" insupportable, égoiste, colérique. Aujourd'hui, matin dégrisé, je ne sais justifier l'injustifiable.
J'aimerai que sereins nous avancions, nous prenions le temps de nous découvrir, sans brutalité. J'aimerai poursuivre ta découverte, construire ta conquète, vivre l'instant présent dans le temps du plaisir et pas dans celui de la complainte. Je reprend la main et le loukhoum orgueilleux est "under control". Il devient gateau sucré, sage et attentif.
Tu sais je suis ravi de t'avoir rencontrée. D'avoir vu dans tes yeux ce que les miens disaient, d'avoir senti dans ta main la force de la mienne, d'avoir bu par tes lèvres le plaisir de nos corps. Aujourdhui tu te cherches et je me cherche aussi. Notre douceur ne cache que la violence de ces quètes.
Tant de choses que j'aimerai te dire, te faire partager, tant de choses que j'aimerai savoir de toi. Laissons le temps à l'histoire.
Un jour je t'ai demandé ou était ta cassure, elle est au même endroit ou peut être dans le même sens que la mienne. Alors apprenons à nous comprendre. Nos mécanismes de défenses sont différents et explosifs. Nos armures sont redoutables car quand elles s'ouvrent, elles démasquent des faiblesses inespérées.
Toutes ces choses, un jour nous en parlerons, un jour peut être tu les liras.
De toi je garde le bonheur de ton sourire qui illumina le moment ou nous nous sommes rencontrés; J'aime cette image appaisante de ce don que tu me fis. Je garde en moi ce soleil et il ne me quitte pas.
je voulais simplement te dire que je t'embrasse encore et encore