Stim Machine : LDLC lance un concurrent made in France à la Steam Machine

Stim Machine : LDLC lance un concurrent made in France à la Steam Machine

Ce n'est pas une blague : à peine la Steam Machine de Valve annoncée, LDLC riposte avec la Stim Machine, un mini-PC au nom et au design presque identiques, vendu moins cher avec un circuit graphique plus puissant.

Le timing est chirurgical. Quelques heures seulement après les annonces de Valve autour de la Steam Machine, LDLC a présenté sa propre machine compacte dédiée au jeu, baptisée Stim Machine – le nom n'étant manifestement pas le fruit du hasard. L'assembleur français pousse le parallèle jusqu'au bout, publiant même sur ses réseaux une comparaison technique côte à côte des deux machines, comme pour mieux souligner les différences à son avantage. Ce qui aurait pu n'être qu'un coup de communication devient, à l'examen des caractéristiques, une proposition étonnamment solide.

Car les critiques adressées à la Steam Machine depuis son annonce sont réelles. Le SoC retenu par Valve est jugé trop faiblard pour un tarif de 1 039 euros – certains observateurs notent que son processeur est moins véloce que celui d'un MacBook Neo au même prix. Le GPU de la Steam Machine s'appuie sur une architecture RDNA 3 semi-custom, équivalente à peu de chose près à une Radeon RX 7600 XT. Pour cette somme, le constat pique.

© LDLC

Stim Machine LDLC : une fiche technique qui fait la différence

La Stim Machine embarque un processeur AMD Ryzen 5 8400F à 6 cœurs, cadencé entre 4,2 et 4,7 GHz, associé à 16 Go de RAM DDR5 et un SSD NVMe de 500 Go. Jusque-là, la parité avec la Steam Machine est presque parfaite. C'est sur la carte graphique que LDLC marque le coup : là où Valve a retenu un GPU RDNA 3, LDLC intègre une Radeon RX 9060 XT en RDNA 4, une génération plus récente, nettement plus à l'aise en ray tracing et compatible avec le FSR Redstone d'AMD.

La RAM n'est pas soudée sur la carte mère, ce qui permet de l'étendre jusqu'à 128 Go – contre une mémoire définitivement fixe chez Valve. Le stockage comprend également deux emplacements SATA supplémentaires, là où la Steam Machine se limite à un emplacement MicroSD bien plus lent pour étendre sa capacité.

© LDLC

Il faut toutefois nuancer l'enthousiasme. Le Ryzen 5 8400F affiche un TDP de 65 watts, sensiblement plus élevé que la puce custom de Valve qui s'approche des 30 watts – ce qui signifie une consommation et une chaleur dégagée plus importantes. L'alimentation SFX retenue est certifiée 80 PLUS Bronze seulement, avec 350 watts – elle répond tout juste aux besoins de la configuration. Et le boîtier, un SilverStone SG13 au format mini-ITX, est plus volumineux et sensiblement moins soigné que le cube compact et épuré de Valve.

Stim Machine LDLC : disponible maintenant, sans système d'exploitation

La Stim Machine est proposée à 999 euros en kit à assembler soi-même, ou 1 039 euros en version déjà montée – soit exactement le prix d'entrée de la Steam Machine. La version assemblée inclut une garantie étendue de cinq ans, ce qui constitue un argument non négligeable sur ce segment. La machine est disponible immédiatement, sans système d'exploitation préinstallé : il faudra installer SteamOS manuellement, ou opter pour Windows.

Ce dernier point illustre la différence de nature entre les deux produits. La Steam Machine est une console pensée clé en main, avec SteamOS préconfiguré et un écosystème intégré. La Stim Machine est un PC – un bon PC compact à prix contenu, mais un PC qui demande un minimum d'implication technique. LDLC joue plutôt bien le coup en se positionnant sur le buzz généré par Valve, avec une machine qui n'est finalement qu'un mini-ITX bien configuré – mais vendu au bon moment, face à une Steam Machine dont le rapport puissance-prix a suscité plus de déceptions que d'enthousiasme.