UFC que Choisir … Ou comment se faire « arnaquer » par une association de défense des consommateurs ! (C’est un comble !)
En cours de procédures sur 2 litiges (Free et contrat bancaire), j’ai décidé d’aller me renseigner auprès de l’association UFC Que Choisir de Grenoble, pour savoir s’il y avait d’autres actions à engager pour régler mes litiges à l’amiable, et pour savoir si l’association « accompagnait » les consommateurs dans leur démarche judiciaire, si cela s’avérait nécessaire.
En arrivant à l’association, la personne chargée de l’accueil des consommateurs m’informe qu’il faut obligatoirement être adhérent afin de pouvoir consulter un juriste et bénéficier des aides de l’association, ce que je conçois totalement.
Néanmoins, j’ai demandé à ce que je puisse exposer mes litiges aux juristes, avant d’avoir à payer la cotisation, afin de voir si l’association était en mesure de m’apporter des informations complémentaires, dans le but de faire avancer mes démarches, ce qui entrait déjà en contradiction avec ce que la personne de l’accueil m’avait annoncé :
- Payer avant, quel que soit le résultat final.
- Payer après, seulement si l’association est en mesure d’aider le consommateur.
La personne de l’accueil me dit alors :
- « Ecouter, voilà ce qu’on va faire. Vous établissez votre chèque, vous allez voir les
juristes, et si l’association peut vous aider, vous adhérez, sinon, je vous rends votre
chèque ».
Une phrase on ne peut plus claire et précise !
J’établis donc mon chèque et rentre dans un bureau, avec les juristes.
Pour mon premier problème, et après toutes les démarches que j’avais déjà effectuées avant d’aller à l’association, il ne restait plus que la procédure judiciaire pour faire avancer les choses. A ce stade, le juriste m’informe que l’UFC ne peut pas intervenir (c’est la loi !) et que la procédure judiciaire ne peut être lancée que par le consommateur lui-même.
Le cas du premier problème est réglé : l’association ne peut rien faire pour m’aider.
Lancement d’une procédure judiciaire en cours …
…
Interruption (très rapide) de l’entretien ! Une personne de l’association rentre dans le bureau et s’adresse à moi :
- « Voici votre carte d’adhérent, puisque vous êtes désormais membre de l’association, et le magasine consom’agir, qui paraît 1 fois par trimestre. »
(La, je me suis dis : « ça, c’est pas bon … »)
A peine eu le temps d’ouvrir la bouche que la personne était déjà repartie …
Reprise de l’entretien
…
Pour mon deuxième problème, j’ai tout d’abord bien expliqué, en détail, tous les aspects de l’affaire, et je sais également qu’il n’y a pas de procédure judiciaire possible. Le juriste m’informe alors qu’il y a 2 solutions à mon problème :
- La première, que j’avais déjà entreprit de faire il y a quelque temps.
- La deuxième, que j’avais également fait le même jour, ou je sortais d’un rendez-vous moins de 4 heures avant d’aller à l’association. (C’est une coïncidence, mais qui tombe à pic !)
Résultat : le juriste m’a confirmé que j’avais entreprit les bonnes démarches (Merci, je suis content de l’apprendre!) mais qu’il n’y avait rien d’autre à faire.
Je n’avais plus qu’à choisir la solution la plus appropriée à mes attentes.
J’ai donc remballé mes affaires et j’ai regardé de plus prêt, chez moi, tout ce qu’il avait été dit.
Conclusion de mon passage à l’association de défense des consommateurs :
Pas la moindre information complémentaire me permettant d’avancer dans les démarches que j’avais déjà entreprit.
Je suis donc retourner à l’association le lendemain, pour expliquer que je n’étais pas d’accord pour payer la cotisation que j’avais versée, puisque l’association ne pouvait en aucun cas m’apporter une aide complémentaire ou un soutien, et je n’ai pas manqué de rappeler ce que la personne de l’accueil (qui n’était pas présente ce jour la) m’avait dit la veille, à savoir que le chèque me serait rendu si l’association ne pouvait pas m’aider !!!
Evidemment, il m’a été répondu que des lors qu’un entretien avec un juriste avait eu lieu, ou qu’à partir du moment ou une cotisation avait été versée, elle ne pouvait être remboursée. Il m’a également été signalé que la personne de l’accueil n’avait pas à me dire que le chèque me serait rendu, car ce n’était pas pratiqué. C’était une erreur de sa part.
(La aussi, je suis bien content de l’apprendre : c’est une erreur de SA part, qui MA coûté 30 €)
Association de défense des consommateurs qui n’hésite pas, selon sur qui on tombe, à « arnaquer » ses propres adhérents dès qu’elle en a l’occasion. N'est-ce pas inadmissible ?!!!
