Alexa.com : Amazon lance Alexa+ sur le Web pour concurrencer ChatGPT

Alexa.com : Amazon lance Alexa+ sur le Web pour concurrencer ChatGPT

Avec Alexa.com, Amazon propose Alexa+ sur le Web, une interface pour discuter avec son intelligence artificielle sans avoir à passer par une de ses enceintes connectées. Mais il y a quand même beaucoup de restrictions…

Amazon a profité du CES 2026, le grand salon technologique de Las Vegas, pour dévoiler une évolution majeure de son assistant vocal Alexa. Introduit en 2014 et embarqué dans plus d'un demi-milliard d'appareils à travers le monde, il est surtout connu pour exécuter des commandes vocales domestiques simples, comme donner la météo, lire de la musique ou piloter des ampoules connectées. Mais, face à la montée en puissance des intelligences artificielles génératives comme ChatGPT ou Gemini, Amazon cherche à repositionner Alexa comme un sérieux concurrent. Malheureusement, malgré le lancement d'Alexa+ aux États-Unis il y a quelques mois, l'entreprise n'est pas vraiment la référence quand il s'agit de discuter avec une IA. Elle a décidé de changer cela avec Alexa.com !

Alexa.com : un chatbot pour concurrencer ChatGPT et Gemini

Alexa.com permet d'interagir avec Alexa via un navigateur Web, sans passer par un appareil Echo ou une application mobile. L'idée est d'ouvrir l'assistant virtuel à un usage plus large, similaire à celui des chatbots concurrents. Ainsi, les utilisateurs peuvent lui poser des questions, demander des explications, planifier un voyage, créer du contenu, gérer des tâches quotidiennes ou encore importer des fichiers pour les analyser.

Mais Alexa+ sur le Web va au-delà de ces fonctions de base en tirant parti de l'écosystème Amazon. L'interface intègre d'ailleurs une barre latérale dédiée au contrôle domotique, comme pour le thermostat, les volets ou les ampoules connectées à un compte Amazon. Il est également possible de créer des listes de courses ou de naviguer sur le catalogue Prime Video. 

Amazon indique qu'Alexa+ sur le Web s'appuie sur un "nouveau modèle d'interaction". Pour enrichir l'outil, l'entreprise s'est associée à Angi, Expedia, Square et Yelp, afin que ces services soient accessibles par le biais de la conversation avec le chatbot, comme c'est déjà le cas avec Uber, Ticketmaster ou OpenTable.

© Amazon

Alexa.com : un accès encore beaucoup trop restreint

Plusieurs restrictions témoignent cependant du retard d'Amazon par rapport à ses concurrents. En effet, Alexa.com est uniquement réservé aux abonnés du programme d'accès anticipé d'Amazon (Alexa+ Early Access) qui résident aux États-Unis – seules les personnes ayant déjà acheté une enceinte connectée Echo ou une clé HDMI Fire TV peuvent y prétendre. Attention, la langue des appareils doit bien être réglée sur "English United States". De plus, les interactions se font uniquement en anglais pour le moment.

Se pose également la question du modèle économique. Car si la phase de test est gratuite pour les utilisateurs éligibles, Alexa+ sera à terme un service payant. Selon les premières informations, Amazon envisage un abonnement autour de 19,99 dollars par mois pour les personnes ne disposant pas déjà d'un abonnement Prime. Tout cela fait qu'Amazon n'est pas encore prêt à bousculer l'ordre établi et se poser comme sérieux concurrent dans la course à l'IA. Il faudrait au moins un accès généralisé, sans connexion obligatoire et sans abonnement, pour espérer concurrencer un minimum ChatGPT ou Gemini.