antécumé
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4 octobre 2009Date d'inscription
27 janvier 2012Dernière intervention
22 févr. 2010 à 18:18
Bonjour,
Pour aborder ce qui constituera un gros pavé et qui concernera les accords dans tous leurs états, il est bon de passer par l'étape qui traite des intervalles, de leur nom et de leur qualification.
On sait déjà que dans une gamme :
Deux notes conjointes constituent un intervalle de seconde
Trois notes un intervalle de tierce
Quatre notes un intervalle de quarte
Cinq notes un intervalle de quinte
Six notes un intervalle de sixte
Sept notes un intervalle de septième
Huit notes un intervalle d'octave
Et ainsi de suite.
Ca, ça s'appelle nommer un intervalle, mais en plus de nommer un intervalle on devra le qualifier parce qu'un même intervalle aura des sensibilités différentes selon que l'on altèrera une ou plusieurs de ses notes. On sait par exemple qu'une même tierce pourra être majeure ou mineure.
L'exercice consistant à nommer un intervalle est simple, celui qui consiste à le qualifier est plus délicat.
Pour s'y retrouver, voilà ce qu'il faut connaitre :
Un intervalle de seconde, de tierce, de sixte et de septième peut être par ordre décroissant d'un demi ton augmenté ou majeur ou mineur ou diminué.
Un intervalle de quarte, de quinte et d'octave peut être par ordre décroissant d'un demi ton, augmenté ou juste ou diminué.
Par principe, et j'ajouterai historiquement, dans une gamme majeure :
Les intervalles de seconde, de tierce, de sixte et de septième sont majeurs.
Ce qui implique que :
Un intervalle de seconde est = à 1 ton
Un intervalle de tierce est = à 2 tons
Un intervalle de sixte est = 4 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle de septième est = 5 tons + 1/2 ton diatonique
Les intervalles de quarte, de quinte et d'octave sont justes.
Ce qui implique que :
Un intervalle de quarte est = 2 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle de quinte est = 3 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle d'octave est = 6 tons
Il serait trop long de d'énumérer toutes les raisons où il est nécessaire d'identifier un intervalle, accords, progression de la mélodie et des différentes voix, etc....
C'est pourquoi il est utile de savoir identifier un intervalle, c'est à dire de le nommer et de le qualifier.
Nommer un intervalle ne présente aucune difficulté.
Pour le qualifier, je peux avoir recours au dénombrement des tons et des 1/2 tons, ce qui n'est pas toujours très pratique.
Une autre manière de m'y prendre consiste en ce qui suit :
Je considère que la note inférieure de l'intervalle constitue la tonalité majeure dans laquelle il se situe, je qualifie l'intervalle puis je reviens dans la tonalité réelle et je re-qualifie en fonction des altérations éventuelles de l'armure.
Exemple simple : je veux identifier l'intervalle FA#/RE dans une tonalité de DOM. Son nom : un intervalle de sixte, sa qualification : je considère, dans un premier temps, que la tonalité est FAM, dans cette tonalité, FA et RE sont naturels, seul SI est bémol, donc l'intervalle FA/RE est majeur, mais maintenant je dois tenir compte de FA qui est dièse et qui va réduire d'un demi ton chromatique l'intervalle FA/RE majeur.
FA#/RE est donc un intervalle de sixte mineure.
Exemple plus délicat : j'ai besoin d'identifier l'intervalle MIb/DO dans une tonalité de LAM.
Je considère que je suis, dans un premier temps, en tonalité de MIbM (armure = SIb MIb LAb) et donc MIb/DO est une sixte majeure, mais je suis réellement en tonalité de LAM dans laquelle DO est dièse donc l'intervalle se trouve être augmenté d'un demi ton chromatique et MIb/DO(#) est donc une sixte augmentée.
Dernier exemple avec une tonalité mineure : J'ai besoin d'identifier l'intervalle REb/LA en tonalité de DOm
( l'armure de DOm est celle de MIbM qui est = à SIb MIb LAb) mais comme il s'agit d'une tonalité mineure harmonique, SIb est augmenté d'un demi ton, donc SI.
Je considère que je suis en REbM (armure = SIb MIb LAb REb SOLb) donc REb/LAb serait une quinte juste, mais il s'agit de LA donc d'une quinte augmentée.
Je re-situe ma qualification dans la tonalité de DOm où RE n'est pas altéré par l'armure mais où LA est bémol par l'armure donc REb/LA(b) est une quinte juste.
Pour conclure, ce raisonnement peut paraitre confus mais avec l'habitude l'identification se fait très rapidement.