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Apprendre le solfège en guitare [Résolu/Fermé]

antoine596 6Messages postés jeudi 27 août 2009Date d'inscription 9 mai 2011Dernière intervention - Dernière réponse le 25 déc. 2010 à 21:52
Bonjour,
j'aimerai que quelqu'un puissent m'aider pour apprendre la solfège en guitare c'est pourquoi je demende si quelqu'un pourrait m'aider pour cela .
merci
ps: merci de me contacter
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L'un des intérêts de la guitare, c'est justement que tu n'es pas obligé d'apprendre le solfège !

Le plus important, c'est de commencer à apprendre simplement. Si tu es un débutant, voici de très bons cours :

http://www.coursdemusiqueenligne.com/

Après, une fois que tu connaîtras des bases, tu pourras aller plus loin et t'intéresser au solfège car c'est essentiel pour vraiment progresser. Mais pour débuter, je dirais que c'est franchement accessoire ! Il y a plein d'excellents guitaristes qui n'y connaissent pratiquement rien en solfège !

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Devant une absence quasi unanime de demande, je vais quand même terminer ce court exposé sur les accords de quinte.
J'ai 10 ans, 15 ans, 20 ans ou plus et je continue l'apprentissage de la guitare, et j'aimerai rapidement pouvoir jouer des morceaux et accompagner des potes!
Mais voilà, comment m'y prendre ? Des morceaux, à l'oreille, très bon exercice, je me débrouille, mais question accompagner c'est plus difficile, comment trouver les accords qui s'accordent avec la mélodie ?
Heureusement CarGlass répare, CarGlass remplace....
Plus sérieusement, on va commencer par apprendre à harmoniser une gamme.
D'abord qu'est-ce que ça veut dire harmoniser une gamme ?
Rien de plus simple, c'est construire l'accord de quinte sur chaque note de la gamme!
Ex : gamme de DO DO RE MI FA SOL LA SI à chaque note correspond un accord:
pour DO DOMISOL
pour RE REFALA
pour MI MISOLSI
pour FA FALADO
pour SOL SOLSIRE
pour LA LADOMI
pour SI SIREFA
Bien, super, sympa, et à quoi ça va me servir ?
Pour que je puisse me servir de ce nouvel acquis, il faut que je trouve dans quelle tonalité le morceau que je veux accompagner est joué.
Mais qu'est-ce que c'est la tonalité ?
La tonalité c'est la gamme qui est utilisée pour "jouer" un morceau, ce qui veut dire que le morceau en question utilise tout ou partie des notes d'une gamme bien précise, celle qui a été choisie pour le jouer.
Tout devient facile, plus la peine de se la jouer, Prélude de Bach en DOM extrait du petit livre d'Anna Magdalena emprunte les notes de la gamme de DOM et par conséquent la tonalité de DOM.
Facile....ou presque!
Mais ne compliquons pas !
Revenons à notre morceau, j'en connais la tonalité, je sais harmoniser la gamme correspondante, je sais que nécessairement je trouverai mes accords dans cette gamme harmonisée pour accompagner mon morceau.
Plus tard, avec plus d'expérience, je pourrai agrémenter mon accompagnement, mais dans un premier temps j'obtiendrai quelque chose qui sonne parfaitement bien.

PS : pour info, si j'utilise souvent la gamme de DO c'est par souci de simplicité, mais il est clair que ça fonctionne avec toute sorte de gammes aussi bien en majeur qu'en mineur.

mama06 antécumé - 17 nov. 2009 à 20:58
merci antécumé pour ces infos qui sont bien utiles pour repondre aux questions du prof de solfege
jorges V 1Messages postés mercredi 24 mars 2010Date d'inscription 24 mars 2010Dernière intervention antécumé - 24 mars 2010 à 18:33
Bravo pour ton courage "antécum(é) !
En tt cas moi je copie tout .
J'ai aussi été tres interessé à propos de la notation Latine et Saxonne (surprenant en effet !!!!!! )
As tu qq connaissance sur les OPen(D,G etc..) ? J'aimerais apprendre comment ca marche!
J'ai aussi un email:jorge5@aliceadsl.fr
Merci pour ce que tu fais.
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Bonjour pipolino,

Tu as parfaitement raison, un seul accord, en l'occurence celui de DOM dans ton exemple, c'est largement insuffisant, encore que certains musiciens, soit inspirés soit en mal d'inspiration, enfin bref....

En fait il faut te raccrocher au post n°18 où je parle de gammes harmonisées.
Donc dans ton exemple ce sont, au moins, tous les accords (de quinte, de septiéme, etc...) pris sur chacun des degrés de la gamme de DOM qui te serviront à choisir ton accommpagnement au gré des mesures de la partition, si tu te limites ne serait-ce qu'aux accords de quinte et à leurs renversements, à raison de deux renversements + un état fondamentale par degré ça te fera la bagatelle de 7*3 = 21 accords différents.

J'espère avoir répondu à ta quesion.

karsh antécumé - 12 févr. 2010 à 12:48
Bonjour antecume,

je te remerci pour t est explication qui mon beaucoup aide , ca fait quelques annee que je joue de la guitare et j avoue que le solfege........ba heu...... j avait plutot mis ca de cote, en me disant on verra ca plus tard......
bon, je connait un peu mes gammes comme meme mais je voudrai en savoir plus maintenant.
j ai a peu pres compris tout ce que tu as explique depuis le debut a par 1 ou 2 truc qui m echappe encore un peut , mais ca va .........

je te remerci d avance....
Antécumé- 12 févr. 2010 à 15:52
Bonjour Karsh,


Merci pour tes encouragements.
Je vais donc poursuivre mes explications dans un prochain post.
Si tu as des points particuliers que tu veux voir developpés ou bien des explications complémentaires sur ce que j'ai déjà tenté d'expliquer, écris le moi.

Cdlt
karsh- 13 févr. 2010 à 10:39
bonjour antecume,


pour commencer je te remerci de t interesser a mon cas..........
et pour tout de dire........ba, tout m interesse.
j aimerai en savoir un peu plus sur le post reserve au solfiste que je n ai pas tout a fait compris.
et un point particulier sur laquelle j aimerai avoir des explications c est les 7 MODES.......
j ai toujours voulu apprendre le solfege mais a chaque fois je n y comprenai rien du tout , mais avec des explication aussi clair et precise je prend tout simplement du plaisir a apprendre.
pour moi, savoir lire une partition sans tablature c est genial , et grace a toi cela peu devenir possible.
alors, j attend avec impatience de tes nouvelles pour continuer mon apprentissage du solfege.

et encore MERCI ,
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je veut bien comment tu va faire pour pouvoir m'aider par internet

antécumé antoine596 - 4 oct. 2009 à 12:12
Quand tu me diras jusqu'ou tu veux aller, je te dirai comment je m'y prendrai.
Si tu n'as aucune idée dans ce cas on commencera au bas de l'échelle OK ?
antoine596- 4 oct. 2009 à 12:35
OK alors je suis prêt on peut apprendre le solfège
antecume- 4 oct. 2009 à 16:15
Attention, soyons bien clair, si ton but est de pouvoir reconnaitre et jouer les accords qui sont souvent portés dans les partitions type rock, jazz et autres au dessus des portées, alors tu n'as pas besoin de connaitre le solfège, un bon livre d'accords sera suffisant. Sinon,
Il va falloir que nous trouvions un autre moyen de communiquer, d'une part pour ne pas encombrer le forum d'autre part parce que j'aurai des fichiers à te faire parvenir (fichiers texte, fichiers audio voire même vidéo).
Bon, on commencera par les accords.
Pour attaquer ce chapitre je suis obligé de partir du principe que tu possèdes un minimum de connaissances en solfège, à savoir:

la liste des notes de la gamme (DO, RE, MI, FA, SOL, LA, SI et DO) ou en notation ancienne ( C, D, E, F, G, A, B et C )
que tu as entendu parlé de ton et de 1/2 ton
que tu as au moins déjà vu une partition, même si tu ne la comprends pas encore
Que tu as entendu parlé de tonalité

L'intérêt étant de se raccrocher à la guitare, que tu connais tes notes en première position (c.a.d en bas du manche)
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J'attends tes commentaires Antoine, sinon dois-je continuer ou m'arrêter ?

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Bon j'arrête là mes explications.
Je pense que ce n'est pas ce que tu recherchais.
Je crois qu'un bon recueil d'accords avec nom des accords en notation anglo-saxonne et position sur le manche de la guitare, quelques exemples d'accompagnement de morceaux en plus et le tour est joué!
Pas besoin d'apprendre le solfège!

Bonne chance.

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merci mama06, ça fait plaisir!

Continuons et voyons d'un peu plus prêt ces "problèmes" de tonalité.
Au préalable je voudrais préciser ce qui suit :
la première note d'une gamme, quelle qu'elle soit s'appelle la TONIQUE, non pas parce que elle est vive ou parce qu'elle a bonne mine, mais tout simplement parce qu'elle fixe la TONALITE,
La note qui donne le nom d'un accord, ex :dans l'accord de LAm, la note LA s'appelle la FONDAMENTALE de l'accord. Ne pas confondre!
Enfin puisqu'il est question de vocabulaire, précisons que nos anciens ont nommé de manière unique chaque note de la gamme, quel que soit la gamme et quel qu'en soit le mode :
1° note-----> Tonique
2° note-----> sus Tonique
3° note-----> Médiante
4° note-----> sous Dominante
5° note-----> Dominante
6° note-----> sus Dominante
7° note-----> Sensible
8° note-----> Octave
Ceci posé, trouver la tonalité d'une mélodie sans sa partition et sans connaitre ses gammes sur l'instrument n'est pas toujours facile, surtout si, en plus, on n'est pas copain avec le solfège!
Si on n'est pas copain avec le solfège il faut au moins l'être avec son instrument (la guitare par exemple, ou le piano) et connaitre ses notes sur le clavier ou sur le manche,au minimum en première position (guitare).
Ceci étant, il faut jouer la mélodie, repérer les notes qui sont jouées et les noter, sans tenir compte du rythme, attention aux dièses et aux bémols qui sont souvent là pour mettre la pagaille et....s'arrêter!
A partir de là on va devoir faire un petit retour en arrière.
On a parlé, surtout moi d'ailleurs, de ton et de 1/2 ton.
Ce qui caractérise une gamme en mode de DO (ou mode Ionien) c'est la succession des tons
et des 1/2 tons :
DO 1ton RE 1ton MI 1/2ton FA 1ton SOL 1ton LA 1ton SI 1/2ton DO pour une gamme majeure
Quelle que soit ma tonique, la succession de tons et de 1/2 tons devra toujours être la même.
Exemple pour une gamme en LAM
LA 1ton SI 1ton DO 1/2ton RE 1ton MI 1ton FA 1ton SOL 1/2 LA, ça ne colle pas!!!
Entre LA et SI j'ai 1ton
entre SI et DO j'ai 1/2ton, je dois augmenter DO d'1/2ton qui deviendra DO#
entre DO# et RE 1/2 ton, c'est bon
entre RE et MI 1ton
entre MI et FA 1ton, je n'ai qu'un 1/2 ton, donc je dois augmenter FA d'1/2 ton soit FA#
entre FA# et SOL 1ton, je n'ai qu'1/2ton, je dois augmenter SOL d'1/2ton, soit SOL#
entre SOL# et LA.
Ce qui nous donne la gamme majeure en LA :
LA SI DO# RE MI FA# SOL# LA
ça va ? dans les cas extrêmes ça peut prendre la tête!
Pourquoi tout ça ?
Parce que si parmi les notes que vous avez relevées, vous savez dans votre mélodie, se trouvent un certain nombre de # ou b, dites vous que vous n'êtes certainement pas en tonalité de DOM mais dans une tonalité un peu plus exotique!! Libre à vous d'essayer de la transposer dans une tonalité plus accessible.
Dès lors que vous avez identifié la gamme, vous avez trouvé la tonalité, en espérant qu'il n'y aura pas de modulation, mais ça c'est un autre chapitre.
Le prochain post qui parlera de tonalité s'adressera aux familiers du solfège et ce sera moins long et plus simple!!!

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Bonjour,

OK pour les modes, mais avant je voudrais aborder un chapitre parmi les plus important et qui est celui des intervalles.
Cette notion d'intervalle est certainement la plus déterminante car ce sont les intervalles entre les notes qui influencent le plus notre oreille.

Petite démonstration toute simple :
Supposons que la partition originale de "au clair de la lune" ait été écrite en DOM.
En l'absence de toute partition et sans même connaitre la partition origine, chacun sait chanter et même jouer cette comptine et de la façon la plus juste, pour qui ne chante pas faux.
De plus, la plus part d'entre nous, n'ayant pas l'oreille absolue, interprètera le morceau dans une tonalité toute autre que DOM et pourtant la chanson sera "juste".
Inconsciemment nous avons transposé de DOM, tonalité d'origine, vers une toute autre tonalité, celle qui nous a semblé la plus commode et pour cela nous avons utilisé des notes différentes, nous n'avons donc pas respecté la partition et pourtant ça marche mais CCM ?
Ca marche parce que, et là encore inconsciemment, nous avons respecté les intervalles entre les notes de la chanson ce qui a permis sa reproduction exacte. Nous n'avons pas su, pour la plus grande part d'entre nous, mémoriser les valeurs de notes mais par contre nous avons su mémoriser les intervalles.
Et en plus ça marche pour beaucoup plus que "au clair de la lune" HEUREUSEMENT!

La suite est en préparation!!

karsh antécumé - 21 févr. 2010 à 10:42
bonjours


pour les intervalles c est tout a fait clair pour moi, ton exemple est parfait.......
quand je recherche un morceau a l oreille j ai toujours les bon intervalles mais la tonalite
n est pas toujours la bonne meme si ca sonne juste....... donc jusque la c est clair pour moi.
dans le poste reserve au solfiste il y a des termes que je ne connait pas EX: l armure c est quoi ?
a par ca, si il y a des chose qu il faut que tu m explique avant de passer au modes , pas de probleme.
comme je te l ai dit , tout m interesse.


a plus et encore merci
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Je peux te donner des conseils en matière de solfège, on parle bien de solfège, pas de tablatures.
Je ne pourrai te répondre qu'à partir de début octobre.

antoine596 antécumé - 4 oct. 2009 à 12:33
ok alors on peut commencer
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Hello merci beaucoup pour ces explications ! ! Pour moi s'était super utile je veux me lancer très sérieusement à la guitare et ce post ma beaucoup aidé... merci merci beaucoup !

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Bonjour zweihander,

Heureux d'avoir pu contribuer à t'apporter ces quelques explications.
Si tu es intéressé pour en connaitre la suite, ce n'était que le début, fais le moi savoir et je continuerai mes explications.

Sinon bonne chance pour la suite.

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J'avais annoncé que je terminerai mon propos sur la tonalité à l'usage des solfistes (pourquoi pas ?), je vais donc le faire!
Ainsi donc lorsqu'on dispose de la partition les choses sont "beaucoup plus simples" pour qui sont familiers avec le solfège.
La partition "dégrossie" la tonalité, généralement de départ, grâce aux altérations qui se trouvent placées immédiatement après la clé (clef) utilisée (pour les guitaristes, autre que guitare basse, clé de sol).
Ces altérations sont soit une suite de "#" soit une suite de "b".
Ces suites sont toujours les mêmes et constituent l'ordre des quintes en montant pour les "#" ou l'ordre des quintes en descendant pour les "b".
En commençant par FA# pour les "#", soit FA,DO,SOL,RE,LA,MI,SI (chacune des notes "#")
En commençant par SIb pour les "b", soit SI,MI,LA,RE,SOL,DO,FA (chacune des notes "b")
Pour les "#" la tonalité est "dégrossie" et obtenue en retenant la note qui se trouve 1/2 ton diatonique au dessus du dernier "#" de l'armure.
Ex1: 3 "#" à la clé (FA#, DO#, SOL#) la tonalité du morceau "pourrait être" en LAM
Deux exceptions à cela : aucune altération à l'armure pour DOM et SIb à l'armure pour FAM.
Pour les "b" la tonalité est "dégrossie" et obtenue en retenant la note qui se trouve être l'avant dernière note de l'armure.
Ex2 : 5 "b" à la clé (SIb,MIb,LAb,REb,SOLb) la tonalité du morceau "pourrait être" REbM.
Pourquoi "pourrait être", les solfieux (pourquoi pas ?) savent très bien que chaque tonalité majeure possède un relatif mineur qui se trouve être 1ton + 1/2 diatonique au dessous de la tonalité majeure correspondante.
Ex3 : LAm est le relatif mineur de DOM.
Hors la tonalité mineure a la même armure que son relatif majeur (et inversement) d'où un risque de se tromper sur le choix de la tonalité.
En reprenant l'Ex1 le morceau aura été écrit soit en LAM soit en FA#m
De même pour l'EX2, le morceau pourra avoir été écrit soit en REbM soit en SIbm.
Plusieurs indices vont permettre de façons quasi certaines de lever le doute.
Souvent un morceau commence sur le I degré ou le V degré de la tonalité et encore plus souvent se termine sur le I degré.
Autre indice, si une note particulière est souvent "dièsée" (augmentée d'un 1/2 ton chromatique) s'assurer qu'il s'agit bien de la sensible de ce qui pourrait être une tonalité mineure.
Dernier indice, s'il en est, analyser quelles sont les notes empruntée par la basse. Le plus souvent, les fonctions tonales de la tonalité (tonique, sous-dominante et dominante) sont de façon répétitive utilisées à la basse ou en tant que fondamentales d'accords ou de renversements d'accords.
A ce stade vous devez pouvoir à coup sur déterminer sans ambigüité la tonalité de la partition....tout au moins dans une première étape
!
Ouf! C'est beaucoup plus long à écrire qu'à faire!
Pourquoi ai-je écrit cela, certainement pas pour les solfègeux (pourquoi pas ?) qui connaissent tout cela sur le bout des doigts, mais pour faire comprendre à tous les autres que, certe, si le solfège ne constitue pas un point de passage obligé pour se faire plaisir à jouer d'un instrument, il est un outil indispensable à qui veut rapidement progresser dans l'apprentissage de la musique et de son instrument.

pipolino antécumé - 29 nov. 2009 à 18:49
Salut Antécumé!

Merci pour ton résumé, jusqu'ici tes explication son claires (et connue) pour moi. La question que je me pose c'est une fois que tu as déterminé la tonalité d'un morceau, comment est ce que tu vas choisir quelles sont les accords que tu vas utilisé pour l'accompagnement.

Je m'explique, imaginons que la tonalité du morceau est DOM, aucune altération (dièze ou bémol) à la clé et fin du morceau sur la note Do. Tu pourras bien sur utiliser l'accord de DoM (Do Mi Sol) pour l'accompagnement, mais cela ne suffit pas (on accompagne pas avec 1 seul accord!), alors quels autres accord vais-je pouvoir utiliser? Y a t-il des règles qui permettent de définir ceci?

Merci pour ta réponse

pipolino
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Bonjour,


Concernant le poste des "solfistes" il faudrait que tu me dises ce que tu n'as pas compris.
A propos des 7 modes, dis moi si tu fais référence aux modes éolien, dorien, phrygien etc....

Cdlt

karsh antécumé - 15 févr. 2010 à 06:26
bonjour,


concernant le post reserve au solfiste je pense avoir a peu pres compris ( a force de lire et relire ton post ca a fini par rentrer......) pour les modes , c est bien ca, éolien, dorien, phrygien etc....


a plus tard........
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Bonjour,

Pour répondre rapidement à ta question qu'est-ce qu'une armure, on dit aussi armature, ce sont les séries de dièses ou de bémols que tu peux trouver au début de chaques portées d'une partition, tu trouveras ensuite les explications au début du post 21.

Je vois que les modes, c'est quelque chose qui te.... bon allons y.
Je ne vais aborder que les modes dit naturels, c'est à dire que, partant de la gamme de DOM (7 notes naturelles et 7 intervalles majeurs ou justes) j'obtiends la structure d'une suite d'intervalles qui est la suivante :
1T, 1T, 1/2Td, 1T, 1T, 1T,1/2Td où T= Ton Td= Ton diatonique
Toutes les gammes que je construierai et qui auront cette structure feront partie de la même famille.
Il s'agira des gammes en forme de DOM appelées aussi Ionienne. Elles constituent la majeure partie des gammes utilisées de notre musique occidentale.
Note qu'on devrait, pour la bonne forme, préciser le mode de structure de la gamme à chaque fois que l'on parle d'une tonalité.
Ex : "au clair de la lune" en SIb majeur en mode de DOM, mais comme ce mode est de loin le plus utilisé on ne précise pas le mode.

Maintenant partons de la note RE, si je monte la gamme naturellement, j'obtiendrai ce qui suit :
RE MI FA SOL LA SI DO RE c'est à dire concernant sa structure :
1T, 1/2Td, 1T, 1T, 1T, 1/2Td, 1T j'obtiends une gamme en mode RE ou mode Dorien, si je construis une gamme en MIbM en mode RE j'obtiendrai ce qui suit :
MIb FA SOLb LAb SIb DO REb MIb

On peut ainsi reprendre le même processus pour chaque note de la gamme :
Le mode de MI sera le mode Phrygien
Le mode de FA, le mode Lydien
Le mode de SOL, le mode Mixolydien
Le mode de LA, le mode Eolien
Et enfin le mode de SI, le mode Locrien

Quel intérêt à choisir tel ou tel mode ?
Certains comme les modes Dorien et Mixolydien sont assez apprentés au mode Ionien et permettent lors d'improvisations des modulations intéressantes.
Les autres modes semblent être moins souvent utlisés.

Le prochain post parlera des 1/2 tons chromatiques et des 1/2 tons diatoniques!

karsh antécumé - 22 févr. 2010 à 15:02
bonjours ,


merci beaucoup pour tes explication.
je pense avoir a peu pres tout compris , donc jusque la ca va .......
avec toutes c est precision il y a plein de chose qui ce rassemble dans ma tete et ca commence
a prendre forme .
je vai lire et relire tout tes postes pour ne pas perdre le fil ..........
j attend avec impatience la suite .


a plus.....
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Bonjour,

Pour aborder ce qui constituera un gros pavé et qui concernera les accords dans tous leurs états, il est bon de passer par l'étape qui traite des intervalles, de leur nom et de leur qualification.
On sait déjà que dans une gamme :
Deux notes conjointes constituent un intervalle de seconde
Trois notes un intervalle de tierce
Quatre notes un intervalle de quarte
Cinq notes un intervalle de quinte
Six notes un intervalle de sixte
Sept notes un intervalle de septième
Huit notes un intervalle d'octave
Et ainsi de suite.
Ca, ça s'appelle nommer un intervalle, mais en plus de nommer un intervalle on devra le qualifier parce qu'un même intervalle aura des sensibilités différentes selon que l'on altèrera une ou plusieurs de ses notes. On sait par exemple qu'une même tierce pourra être majeure ou mineure.
L'exercice consistant à nommer un intervalle est simple, celui qui consiste à le qualifier est plus délicat.
Pour s'y retrouver, voilà ce qu'il faut connaitre :
Un intervalle de seconde, de tierce, de sixte et de septième peut être par ordre décroissant d'un demi ton augmenté ou majeur ou mineur ou diminué.
Un intervalle de quarte, de quinte et d'octave peut être par ordre décroissant d'un demi ton, augmenté ou juste ou diminué.
Par principe, et j'ajouterai historiquement, dans une gamme majeure :
Les intervalles de seconde, de tierce, de sixte et de septième sont majeurs.
Ce qui implique que :
Un intervalle de seconde est = à 1 ton
Un intervalle de tierce est = à 2 tons
Un intervalle de sixte est = 4 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle de septième est = 5 tons + 1/2 ton diatonique
Les intervalles de quarte, de quinte et d'octave sont justes.
Ce qui implique que :
Un intervalle de quarte est = 2 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle de quinte est = 3 tons + 1/2 ton diatonique
Un intervalle d'octave est = 6 tons

Il serait trop long de d'énumérer toutes les raisons où il est nécessaire d'identifier un intervalle, accords, progression de la mélodie et des différentes voix, etc....
C'est pourquoi il est utile de savoir identifier un intervalle, c'est à dire de le nommer et de le qualifier.

Nommer un intervalle ne présente aucune difficulté.
Pour le qualifier, je peux avoir recours au dénombrement des tons et des 1/2 tons, ce qui n'est pas toujours très pratique.
Une autre manière de m'y prendre consiste en ce qui suit :
Je considère que la note inférieure de l'intervalle constitue la tonalité majeure dans laquelle il se situe, je qualifie l'intervalle puis je reviens dans la tonalité réelle et je re-qualifie en fonction des altérations éventuelles de l'armure.

Exemple simple : je veux identifier l'intervalle FA#/RE dans une tonalité de DOM. Son nom : un intervalle de sixte, sa qualification : je considère, dans un premier temps, que la tonalité est FAM, dans cette tonalité, FA et RE sont naturels, seul SI est bémol, donc l'intervalle FA/RE est majeur, mais maintenant je dois tenir compte de FA qui est dièse et qui va réduire d'un demi ton chromatique l'intervalle FA/RE majeur.
FA#/RE est donc un intervalle de sixte mineure.

Exemple plus délicat : j'ai besoin d'identifier l'intervalle MIb/DO dans une tonalité de LAM.
Je considère que je suis, dans un premier temps, en tonalité de MIbM (armure = SIb MIb LAb) et donc MIb/DO est une sixte majeure, mais je suis réellement en tonalité de LAM dans laquelle DO est dièse donc l'intervalle se trouve être augmenté d'un demi ton chromatique et MIb/DO(#) est donc une sixte augmentée.

Dernier exemple avec une tonalité mineure : J'ai besoin d'identifier l'intervalle REb/LA en tonalité de DOm
( l'armure de DOm est celle de MIbM qui est = à SIb MIb LAb) mais comme il s'agit d'une tonalité mineure harmonique, SIb est augmenté d'un demi ton, donc SI.
Je considère que je suis en REbM (armure = SIb MIb LAb REb SOLb) donc REb/LAb serait une quinte juste, mais il s'agit de LA donc d'une quinte augmentée.
Je re-situe ma qualification dans la tonalité de DOm où RE n'est pas altéré par l'armure mais où LA est bémol par l'armure donc REb/LA(b) est une quinte juste.

Pour conclure, ce raisonnement peut paraitre confus mais avec l'habitude l'identification se fait très rapidement.

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Bonjour,


Je voulais juste rajouter une chose qui est certainement la plus importante, les intervalles ça s'écoute, ça se ressent.
Je ne peux que t'encourager à les écouter en boucle, sur ton piano ou ta guitare ou tout autre instrument, évite les percussions, car ils sont à la base des harmonies, ce mélange d'intervalles qui créent ces sons qui sonnent si bien!
J'y reviendrai abondamment notamment à propos des accords.

karsh antécumé - 23 févr. 2010 à 15:00
bonjour,


bon ba me voila avec du pain sur la planche ......
en ce qui concerne les intervalles , je les travail tout les jours .
c est vrai que tout ca au debut n ai pas evident a comprendre mais , quand on adore la music .....
il va me falloir un peu de temps pour enregistrer tout ca et me familliariser avec tout c est termes qui son
nouveau pour moi ( pour certain ).
car il faut bien le dire , le solfege c est comme meme COSTO.....
bon ba sur ce, je vai m y remettre.
libre a toi de choisir la suite du programme ( ba oui c est toi le pro... hehe!!!!! )


merci et a plus.
Réponse
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Bonjour,


Bon courage et n'hésite pas à poser des questions. Je te laisse digérer ce dernier post.

Cdlt

Réponse
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3 mars, il est temps de continuer!

Je reprends, en douceur, et pour ça je voudrais juste ouvrir une prenthèse pour éclaircir le sens de deux mots qu'on utilise fréquemment et qui sont chromatique et diatonique.
Pour ça je vais tout simplement avoir recours à la théorie dite de Zelder (ref : Théorie de la musique de Claude Abromont).
Sans pour autant entrer dans les détails, cette théorie consiste à considérer qu'un ton peut se diviser en 9 intervalles égaux entre eux, chaque intervalle élémentaire portant le nom de comma.
Le comma étant indivisible, il s'ensuit qu'un demi-ton, qui devrait faire arithmétiquement 4,5 commas, sera de fait constitué de 1/2 ton de 4 commas + 1/2 ton de 5 commas.
Le 1/2 ton de 4 commas sera diatonique et le 1/2 ton de 5 commas sera chromatique.
Un ton sera ainsi composé de 1/2 ton diatonique + 1/2 ton chromatique.
En solfège, ces 1/2 ton se distinguent de la manière suivante :
lorsque la note altérée ne change pas de nom, il s'agira de 1/2 ton chromatique
ex : 1/2 ton DO DO# (5 commas)
lorsque la note altérée change de nom, il s'agira de 1/2 ton diatonique
ex : 1/2 ton DO REb (4 commas) mais aussi 1/2 ton MI FA ou 1/2 ton SI DO
Ces explications sont très simplistes et très controversées mais c'est ce qui est enseigné dans les écoles de musique dans les premières années.
Voilà, il fallait en parler et je referme la parenthèse pour passer par la suite à un sérieux plat de résistance,
les accords dans tous leurs états!

Réponse
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Bonjour,

Modalités mineures

Le mode mineur remonterait à la période de la Renaissance (XV siècle), époque où la gamme constituée des notes naturelles commençait couramment par la note LA, noté déjà à cette époque A.
La gamme ainsi constituée donnait A B C D E F G A, (au passage on notera que cette notation n'a rien d'Anglo-Saxone et encore moins rien d'Américaine).
Il est à noter que la tierce prise sur la tonique est de 1 ton + 1/2 ton diatonique, soit différente de 1/2 ton chromatique par rapport à une gamme majeure, mais aussi que la sensible, ici G ou SOL, est distante de 1 ton par rapport à l'octave A ou LA, alors qu'elle n'est que de 1/2 ton diatonique dans une gamme majeure, d'ou l'idée d'augmenter de 1/2 ton chromatique la sensible.
Ainsi la gamme deviendra A B C D E F G # A.
La gamme mineure avec altération de la sensible de 1/2 ton chromatique augmenté se nomme gamme mineure harmonique.
Cette forme de gamme mineure est la plus souvent utilisée.
Mais le fait d'avoir augmenté la sensible fait qu'il existe maintenant 1 ton + 1/2 ton chromatique entre la sus-dominante F ou FA et la sensible G# ou SOL#, soit une seconde augmentée, la où couramment nous avons entre notes conjointes des intervalles de secondes majeures ou de secondes mineures.
Il s'est avéré que lors de l'écriture de pièces de musique cet intervalle puisse présenter quelque inconvénient et principalement à l'occasion de la partie mélodique.
D'où l'idée d'augmenter la sus-dominante de 1/2 ton chromatique F# ou FA#, donnant ainsi la gamme suivante appelée gamme mineure mélodique ascendante :
A B C D E F# G# A
Mais ce n'est pas tout, encore un petit effort, cette gamme ascendante subit une dernière modification en descendant où tout simplement les deux altérations disparaissent purement et simplement, soit :
A G F E D C B A qui constitue la gamme mineure mélodique descendante !
Il existe ainsi pour une modalité majeure donnée trois modalités mineures homonymes (1).
Ex : pour SOL Majeur il existera SOL Mineur Harmonique, SOL Mineur Mélodique Ascendant et SOL Mineur Mélodique Descendant.
En pratique vous serez le plus souvent confronté à la gamme mineure harmonique, mais si vous constatez que dans une partition en modalité mineur des altérations apparaissent ou disparaissent à la voix mélodique (souvent la voix la plus aigue) et qu'il ne s'agisse pas d'une modulation (2), alors dites vous que le compositeur a, pour des besoins de meilleure mélodie, emprunté peut être momentanément la gamme mineure mélodique correspondante et qu'il ne s'agit pas de notes étrangères (3).

Chaque tonalité majeure a un équivalent en tonalité mineure qui conserve la même armure que la tonalité majeure.
Cette tonalité mineure s'appelle le relatif mineur de la tonalité majeure et elle se trouve 1 ton + 1/2 ton diatonique au dessous de la tonique de la tonalité majeure.
Ex : le relatif mineur de DOM est....LAm parce que la tonique de DOM est DO et que LA se trouve 1 ton + 1/2 ton diatonique au dessous de DO
Ainsi l'armure d'une pièce écrite en LAm sera la même que celle portée en DOM.
Les altérations supplémentaires qui apparaissent dans les tonalités mineures ne sont pas portées à l'armure de la partition mais sont portées directement au fur et à mesure de la partition.
La relation inverse existe, à savoir toute modalité mineure possède son relatif majeur qui se situe 1 ton + 1/2 ton diatonique au dessus de la tonique mineure.
Ex : le relatif majeur de DOm sera.....MIbM
Ce qui permettra de trouver l'armure d'une tonalité mineure, soit Sib-MIb-LAb
Ex : quelle est l'armure de SIbm ?
Le relatif majeur est REbM dont l'armure est SIb-MIb-LAb-REb-SOLb qui est aussi celle du relatif mineur de REbM soit SIbm.
Attention, surprise, dans mon premier et dans mon second exemple et dans tous les exemples que j'aurais pu prendre, je ne trouverai pas dans ma partition en DOm pour la première et en SIbm pour la seconde respectivement des SIb mais des SI et des LAb mais des LA puisque ces deux notes constituent les sensibles de respectivement DOm et de SIbm qui doivent être altérées, sous réserve de ne pas être en modalité mineure mélodique descendante.

Voilà pour ce qu'il en est des modalités mineures !

(1) les tonalités homonymes sont les tonalités majeures et mineures qui empruntent la même tonique (Ex : LAM et LAm). De nombreuses pièces musicales sont articulées de cette manière, première partie en mineure et deuxième partie en majeure, Jeux Interdits en est un exemple fameux, première partie en MIm et seconde partie en MIM.
(2) La modulation consiste à changer de tonalité et même de modalité au cours de la partition.
(3) Les notes étrangères sont les notes qui n'appartiennent pas à la tonalité en cours. Celles qui appartiennent à la tonalité en cours sont les notes réelles.

Réponse
+3
moins plus
Les accords dans tous leurs états...


J'y viens enfin !
Juste un bref rappel sur le sujet qui va prendre plusieurs posts car celui-ci est vaste.
On a vu que les accords sont constitués dans leur état fondamental d'un « empilement » de tierces, la note la plus basse, la fondamentale, donnant son nom à l'accord et la tierce prise sur la fondamentale son mode (majeur ou mineur).
Voyons donc le quoi et le comment? Le pourquoi? Le concrètement!

Le quoi et le comment ?
Ainsi les accords de 3 notes, qu'on appelle, selon les circonstances, accords parfaits, mais aussi accords de quinte ou encore triade, sachant quand même que l'accord n'est dit « parfait » que s'il se trouve à l'état fondamental et que sa quinte est juste, ces accords de 3 notes sont constitués de deux tierces qui peuvent être, en allant de la note la plus basse vers la note la plus haute, soit toutes les deux mineures (accord de quinte diminuée), soit une mineure et une majeure (accord parfait mineur de quinte), soit une majeure et une mineure (accord parfait majeur de quinte), soit toutes les deux majeures (accord de quinte augmentée).
Quelque soit l'état dans lequel se trouvera l'accord, fondamental ou renversé (1), les intervalles entre les notes qui constituent l'accord sont (presque) toujours comptés à partir de la note la plus basse.

Avec le peu qui vient d'être donné, on peut déjà s'intéresser à plusieurs choses.
Quelques posts avant, on a vu comment harmoniser une gamme. On va s'intéresser à l'harmonisation sous l'angle de ce qui vient d'être dit.
Je prends la gamme de DOM (feignant !) que j'harmonise suivant des suites d'accords parfaits :
DO-MI-SOL tierce majeure (TM) et quinte juste (QJ) accord parfait majeur pris sur le premier degré qui sonne clair, qui se situe bien dans la tonalité (normal puisqu'il est composé notamment de la tonique et de la dominante)
RE-FA-LA tierce mineure (Tm) et quinte juste (QJ) accord parfait mineur pris sur le second degré qui sonne moins fermement, causé par la Tm et la présence de deux fonctions modales (RE et LA). On a coutume de dire que le mode mineur est ressenti par l'auditeur comme étant plus nostalgique, en demi teinte.
MI-SOL-SI tierce mineure (Tm) et quinte juste (QJ) accord parfait mineur pris sur le troisième degré qui procure le même genre de ressenti que l'accord précédent mais pas la même chaleur, il est un moins « rond ».
FA-LA-DO tierce majeure (TM) et quinte juste (QJ) accord parfait majeur pris sur le quatrième degré qui sonne clair mais qui semble moins concluant (2) que DO-MI-SOL
malgré la présence, ou à cause de la présence, des deux fonctions tonales FA et DO.
SOL-SI-RE tierce majeure (TM) et quinte juste (QJ) accord parfait majeur pris sur le cinquième degré. C'est le seul accord qui intègre la sensible de la gamme, exception faite bien entendu de l'accord pris sur le septième degré lui-même. On verra dans un autre post l'importance de cet accord dans diverses circonstances, notamment sous sa forme d'accord de septième de dominante.
LA-DO-MI tierce mineure (Tm) et quinte juste (QJ) accord parfait mineur pris sur le sixième degré. On verra dans un autre post un domaine qui a juste été évoqué précédemment et qui a trait aux tons voisins et à la modulation. Rappelons toutefois qu'il existe un lien particulier entre la tonalité de DOM et le sixième degré qui est la tonique du relatif mineur LA de DOM (voir post précédent).
A ce titre, cet accord de LAm pourra jouer un rôle particulier suivant ce que le compositeur aura voulu lui donner.
SI-RE-FA tierce mineure (Tm) et quinte diminuée (Qd) accord mineur pris sur le septième degré. Cet accord est très particulier. Vous avez remarqué que tous les accords précédents sont des accords de quinte juste donc d'intervalle de 3 tons + 1/2 ton diatonique. Celui ci n'est que de 3 tons (appelé aussi tri-tons). Là encore on verra dans d'autres posts que ce type d'accord joue un rôle particulier. On dit qu'il est dissonant, qu'il crée une tension. Des explications pourront venir plus tard si vous en sentez le besoin.

En résumé :
On constate qu'une gamme majeure harmonisée comprend des accords majeurs et des accords mineurs.
Que les accords majeurs correspondent aux fonctions tonales de la gamme et que les accords mineurs correspondent aux fonctions modales de la gamme.
Que le seul accord qui n'est pas parfait est celui qui est pris sur la sensible de la gamme.

Le post suivant portera sur la même approche et concernera les gammes mineures harmoniques.


(1) On verra un peu plus tard ce que l'on entend par renversements et surtout à quoi ça sert et comment les utiliser.
(2) On verra peut être (c'est vous qui déciderez car ça commencera à devenir assez chaud) un concept qu'on appelle les cadences qui sont des enchaînements d'accords caractéristiques qui vont structurer une composition musicale et dont certaines permettent de conclure une phrase musicale

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