Ne vous faites plus avoir : voici les tarifs légaux des taxis en France pour 2026
De nombreux voyageurs rapportent des courses en taxi facturées à des prix abusifs. Pourtant, en France, les tarifs sont strictement encadrés par la loi. Voici les montants officiels à connaître pour 2026 pour 'éviter les arnaques.
Les forums de voyage regorgent de témoignages scandalisés : chaque année, des milliers de touristes paient des sommes exorbitantes pour des courses en taxi, surtout de nuit. Généralement, les chauffeurs ne déclenchent pas le compteur et refuse de délivrer un reçu quand le client le demande, en se montrant parfois agressifs et menaçants. Il s'agit hélas d'arnaques bien connues, avec des chauffeurs clandestins qui rodent le plus souvent à la sortie des aéroports et des gares en attirant et en trompant des touristes perdus, au grand dam des taxis officiels.
Ce genre de mésaventure ne peut pas se produire avec des chauffeurs professionnels en règle. Car en France, les prix des courses ne doivent rien au hasard et encore mins à la tête du client : strictement encadrés par la loi, ils obéissent à des règles très précises fixées par l'État et s'affichent sur le taximètre, le fameux compteur qui calcule en temps réel. Mieux vaut les connaître pour éviter les mauvaises surprises et les abus, d'autant qu'il est réévalué régulièrement. Notez bien que nous parlons ici des "vrais" taxis, pas des chauffeurs de VTC de type Uber qui fonctionnent sur un principe différent.
Pour l'année 2026, une règle simple s'applique partout en France : le tarif minimum d'une course de taxi reste fixé à 8 €, que vous soyez à Paris, dans une petite ville ou ailleurs. Même si le trajet est très court, un taxi ne peut pas vous demander moins que ce montant. Cette base légale protège les passagers contre les propositions artificielles de "tarifs plats" sans compteur.
Chaque course se décompose en trois éléments principaux. D'abord la prise en charge, qui correspond au moment où vous montez dans le véhicule : elle ne peut dépasser 4,48 €. Ensuite, le tarif au kilomètre parcouru est limité à 1,30 € par kilomètre. Enfin, si le taxi est à l'arrêt, par exemple dans un embouteillage ou pendant que vous l'attendez, le prix à l'heure ne peut dépasser 42,15 €. Ces plafonds sont mis à jour chaque année par arrêté ministériel et doivent être intégrés dans le taximètre du véhicule.
Il faut aussi savoir que certaines majorations sont autorisées dans des situations précises. Un trajet de nuit peut coûter plus cher, jusqu'à + 50 % sur le prix au kilomètre. Si le chauffeur doit revenir à vide après vous avoir déposé ou desservir une zone en dehors de son lieu normal de stationnement, le tarif peut être majoré jusqu'à + 100 %. Une course en conditions hivernales exigeant des pneus spéciaux peut aussi entraîner un supplément, toujours dans une limite légale.
À Paris, des suppléments pour réservation sont maintenus en 2026 : 4 € si vous appelez un taxi immédiatement et 7 € si vous appelez à l'avance. Un supplément de 5,50 € peut aussi être appliqué à partir du cinquième passager dans le même véhicule. Ces compléments doivent être clairement affichés et ne s'ajoutent qu'aux montants déjà contrôlés par le taximètre.
Pour les trajets vers les aéroports parisiens, le tarif n'est pas calculé au kilomètre mais est fixé à l'avance. Ainsi, en 2026, une course entre **l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et Paris rive droite est à 56 €, ou 65 € vers la rive gauche. Depuis Orly, les tarifs sont de 45 € vers la rive droite et 36 € vers la rive gauche. Ces prix sont officiels et s'appliquent dans les deux sens.
Dans d'autres villes, des forfaits aéroportuaires sont aussi prévus : par exemple, les trajets entre l'aéroport de Nice Côte d'Azur et Cannes ou Monaco restent réglés à des montants spécifiques. À Toulouse, ces forfaits varient selon la zone d'arrivée. Ces tarifs forfaitaires doivent être indiqués sur les plans tarifaires affichés dans les taxis concernés.
Pour éviter toute arnaque, vérifiez toujours que le taximètre est bien en marche avant de partir et demandez un reçu à la fin de la course. Les tarifs légaux doivent être visibles à l'intérieur du véhicule. Si l'un de ces points manque, vous êtes en droit de refuser de payer un montant qui ne correspond pas à ce qui est affiché et de signaler l'incident aux autorités compétentes.