Ce réseau mobile sera bientôt coupé dans plusieurs régions de France : voici la liste
Les opérateurs de téléphonie vont bientôt se lancer dans un immense chantier à travers toute la France. Dans quelques jours, ils commenceront à débrancher un réseau mobile devenu obsolète. Voici la liste des premières régions concernées.
On l'a oublié, mais la téléphonie mobile existait bien avant l'arrivée de la 4G et de la 5G. En effet, dans les années 90, la 2G (Deuxième Génération) a marqué la transition de la communication analogique à la communication numérique, accompagnant les premiers pas des téléphones portables. Les débits de données avaient beau être modestes, elle a tout de même posé les bases de réseaux cellulaires plus évolués, établissant une méthode fiable et sécurisée pour communiquer numériquement.
Cette époque peut paraître fort lointaine, mais pourtant les réseaux 2G sont toujours en service aujourd'hui. D'ailleurs, même si la majorité des usagers utilisent les réseaux 4G et 5G, plus de 5 millions de cartes SIM ont encore recours aux réseaux 2G et 3G. Pourtant, ils vont bien devoir effectuer la migration, car l'année 2026 va signer la fin de la 2G afin de libérer davantage de fréquences. Tous les opérateurs mobiles ont déjà annoncé cette échéance il y a un moment déjà, avec un débranchement sur l'ensemble de l'Hexagone fixé à fin 2026. Et les premiers arrêts vont commencer dans quelques jours !
Orange va être le premier à passer à l'action le 31 mars prochain. Voici le calendrier de coupure de la 2G de l'opérateur historique et se Sosh, sa filiale low cost :
- 31 mars : Biarritz, Bayonne et Anglet ;
- 12 mai : Landes (40) et Pyrénées-Atlantiques (64) ;
- 9 juin : Ariège (09), Haute-Garonne (31), Gers (32), Lot (46), Lot-Garonne (47), Hautes-Pyrénées (65) et Tarn-et-Garonne (82) ;
- Fin septembre à fin décembre : tous les autres départements en France métropolitaine.
Notons que ces dates de débranchement sont également valables pour Free, puisque l'opérateur ne possède pas son propre réseau, mais s'appuie sur celui d'Orange. De leur côté, SFR et Bouygues Telecom entameront la coupure à partir du 15 novembre. Chez SFR, le réseau 2G s'éteindra en deux phases, du 15 au 30 novembre, puis du 1er au 15 décembre. Même chose chez Bouygues Telecom, qui s'attaquera aux villes de Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy dès le 15 novembre, avant de tout débrancher du 1er au 15 décembre pour le reste de la France.
Bien évidemment, la disparition de la 2G et de la 3G n'est pas sans conséquences. De nombreux objets connectés, comme des terminaux de paiement, des ascenseurs ou des compteurs, fonctionnent encore en 2G et en 3G (qui sera aussi débranchée par la suite), notamment dans l'automobile et la télémétrie.
Pour les particuliers, les conséquences devraient rester limitées. Aujourd'hui, l'écrasante majorité des Français utilise déjà la 4G ou la 5G : d'après l'Arcep, 99 % de la population est couverte par la 4G. Un chiffre rassurant, qu'il convient toutefois de nuancer, car la couverture de la population ne signifie pas une couverture totale du territoire. Des zones blanches subsistent encore, même si elles se raréfient nettement.
Les quelques usagers équipés de téléphones incompatibles avec la 4G ou la 5G vont devoir, s'ils souhaitent continuer à accéder aux services mobiles, se tourner vers des appareils plus récents, avec un forfait adapté. Cela dit, les modèles limités à la 2G ou à la 3G ne sont plus commercialisés depuis longtemps, et au regard du renouvellement habituel des équipements, cette transition vers la 4G/5G ne devrait pas entraîner de difficultés majeures.
