Ces bornes automatiques transforment vos petites pièces de monnaie en bons d'achat
Vous ne savez pas quoi faire des petites pièces jaunes er rouges de centimes d'euro qui trainent dans votre porte-monnaie ? Un système de bornes encore peu connu les convertit en bons d'achats dans les supermarchés.
Qui n'a jamais refusé la monnaie rendue par un commerçant, ou laissé traîner des années une boîte de pièces sans jamais trouver quoi en faire ? Les centimes d'euro ont mauvaise réputation : trop lourds, trop encombrants, refusés parfois au moment de payer. Certains les jettent, d'autres les accumulent jusqu'à l'oubli total. Pourtant, quelques solutions existent pour leur redonner vie avant d'en venir à la plus simple d'entre elles.
La première option, la plus classique, est de les utiliser directement en caisse. Le recours aux pièces reste autorisé dans les commerces, dans la limite de 50 unités par paiement. Au-delà, un commerçant peut légalement refuser la transaction. Une contrainte qui rend l'exercice peu pratique dès qu'on accumule plusieurs centaines de pièces.
La deuxième option passe par sa banque : la plupart des établissements acceptent les dépôts de monnaie métallique, généralement dans des rouleaux ou des enveloppes spécifiques, avec parfois des frais de traitement et un plafond souvent fixé autour de 1 500 euros. Pratique pour de grandes quantités, mais chronophage. Il existe aussi, lors de certaines périodes comme l'opération Pièces Jaunes organisée chaque année en janvier et février, la possibilité de faire un don directement à des associations.
Mais la solution la plus simple, la plus rapide et la plus répandue est celle que l'on croise sans toujours la remarquer à l'entrée des supermarchés : les bornes automatiques de conversion de monnaie. En 2025, 46 millions d'euros ont été collectés en France via ces dispositifs, selon les données de Coinstar France, l'entreprise qui gère la grande majorité du parc installé. Ces équipements sont présents dans plus de 1 350 hypermarchés et supermarchés, dans des enseignes comme Carrefour, Leclerc ou Auchan, et ont été utilisés par 2,3 millions de personnes, permettant la remise en circulation de plus de 625 millions de pièces.
Le principe est d'une simplicité désarmante. On dépose ses pièces en vrac dans la machine — inutile de les trier ou de les compter au préalable. La borne les compte automatiquement, calcule le total, et imprime un bon d'achat utilisable immédiatement dans le magasin. Le montant moyen observé par opération atteint 20 euros, pour environ 270 pièces déposées. Un bon résultat pour ce qui traînait au fond d'un tiroir.
Deux types de bornes coexistent, avec des modèles économiques différents qu'il vaut mieux connaître avant d'utiliser. Sur les bornes Coinstar, des frais de service de 10,99 % s'appliquent sur le montant déposé : en clair, pour 20 euros de pièces, vous récupérez environ 17,80 euros en bon d'achat. En contrepartie, le magasin peut vous rendre la monnaie sur ce bon dès 1 euro d'achat, dans la limite de 149 euros par bon.
Les bornes Eurocycleur fonctionnent différemment : aucun frais n'est prélevé au consommateur, les coûts étant pris en charge par l'enseigne partenaire. En revanche, le bon doit être utilisé en intégralité — pas de rendu de monnaie possible. Le choix entre les deux dépend donc de votre situation : si vous avez de petites courses à faire, Eurocycleur est plus avantageux. Si vous craignez de ne pas dépenser exactement le bon montant, Coinstar offre plus de flexibilité.
Les bons d'achat ont une durée de validité de 30 jours en général, et sont uniquement utilisables dans le magasin où la borne a émis le ticket. Un détail à ne pas négliger si vous avez l'habitude de fréquenter plusieurs enseignes différentes.
Pour trouver la borne la plus proche de chez vous, Coinstar met à disposition une carte interactive sur son site coinstar.fr, avec un moteur de recherche par code postal ou ville. L'Île-de-France concentre le plus grand nombre de bornes et les volumes les plus importants avec 7,4 millions d'euros collectés en 2025, suivie par la région PACA avec 6,2 millions d'euros et le Grand Est avec 4,7 millions. Mais le réseau couvre l'ensemble du territoire, y compris les zones rurales et les villes moyennes. La boîte de pièces au fond du placard méritait mieux que l'oubli.