Plus rapide et moins gourmande, la version 26H2 améliore les performances de Windows 11

Plus rapide et moins gourmande, la version 26H2 améliore les performances de Windows 11

Des applications qui se lancent plus vite, un système qui consomme moins de mémoire : la nouvelle version de Windows 11 apporte des gains bien réels sur de nombreux PC. Des progrès qui traduisent les efforts promis par Microsoft.

C'est devenu une tradition : chaque automne, Windows 11 reçoit une "grande" mise à jour annuelle. Diffusée progressivement depuis la fin septembre, celle de 2026, baptisée 26H2, s'annonçait pourtant bien modeste par rapport aux précédentes (voir notre article). Pas de réinstallation complète avec un simple "paquet d'activation", installé en un seul redémarrage. Microsoft le reconnaît lui-même, la plupart des nouveautés étaient déjà arrivées par les mises à jour mensuelles, et la 26H2 se contente d'en activer certaines tout en prolongeant la durée de support. Et pourtant, cette version apparemment mineure apporte un réel gain de performances. Et sur de nombreux PC, la différence se sent.

Windows 26H2 : des gains à l'ouverture et en mémoire

La principale raison s'appelle Low Latency Profile, un mécanisme introduit progressivement et discrètement cette année (voir notre article). À chaque ouverture du menu Démarrer ou d'une application, Windows pousse le processeur à sa fréquence maximale pendant une à trois secondes, puis le laisse retomber au repos plus vite. Le principe : finir la tâche au plus tôt pour se rendormir aussitôt. Une sorte de booster temporaire, pour accélérer des phases clés – qui n'a d'ailleurs rien de nouveau, Apple l'utilisant aussi dans macOS.

Jusqu'ici, Microsoft le déployait au compte-gouttes, si bien que deux PC identiques pouvaient se comporter différemment. La 26H2 le généralise sur la plupart des machines. L'Explorateur de fichiers et la recherche ont aussi gagné en réactivité.

Mais la vraie bonne surprise de 26H2, c'est le gain en consommation de mémoire vive. À l'instar du célèbre site spécialisé Windows Latest, plusieurs experts ont mesuré l'écart de l'occupation du système en RAM juste après le démarrage, sans lancer d'autre application. Er les gains observés ne sont pas négligeables : 800 Mo sur un portable de 16 Go, 600 Mo sur un PC de bureau doté de 64 Go, 300 Mo sur un modèle d'entrée de gamme limité à 8 Go et même 2 Go de mémoire libérée sur un PC avec 32 Go ! Pour notre part, nous avons gagné 400 Mo en passant de 6,4 à 6,0 Go sur un ordinateur équipé de 32 Go de RAM. Modeste, mais toujours bon à prendre.

© CCM

Ces chiffres sont à prendre avec précaution, car ils varient fortement selon les configurations et les logiciels lancés au démarrage et certains paramètres. Microsoft n'a d'ailleurs mentionné aucune baisse de consommation de mémoire parmi les nouveautés de la 26H2, et Windows Latest admet ne pas pouvoir prouver que la mise à jour en est seule responsable, d'autant que certains utilisateurs n'ont relevé aucun changement notable. 

Quoi qu'il en soit, ces progrès n'arrivent pas par hasard. En mars, Microsoft promettait un Windows plus rapide sous forte charge et moins gourmand en mémoire. En juillet, l'optimisation des PC équipés de 8 Go devenait une priorité officielle. Le responsable de Windows, Pavan Davuluri, a même invoqué la hausse du prix de la mémoire pour justifier ce chantier d'optimisation. Pour la première fois depuis longtemps, ces promesses se traduisent concrètement sur les machines.

Tout n'est pas rose pour autant. Les mises à jour de septembre ont multiplié les problèmes : son coupé sur certains périphériques USB, sauvegardes de l'Historique des fichiers interrompues sans prévenir, connexions Bureau à distance défaillantes, plusieurs bugs ont déjà été relevés sur les forums spécialisés. Microsoft reconnaît aussi qu'une mise à jour du 22 septembre peut faire planter certains jeux et applications exploitant le décodage audio du format AC-3 (Dolby Digital) intégré de Windows, sur la 26H2 comme sur les deux versions précédentes, qui partagent le même code. Un correctif est promis, sans date de diffusion.

Comme souvent, Windows 11 avance ainsi à petits pas : souvent deux en avant, un en arrière. Mais, pour une fois, le progrès se voit. Et on ne va pas s'ee plaindre !