Disney+ met les choses au clair : finalement, la pub n'arrive pas dans tous les abonnements

Disney+ met les choses au clair : finalement, la pub n'arrive pas dans tous les abonnements

Après avoir annoncé par mail que tous ses abonnements pouvaient inclure de la publicité, Disney+ a dû clarifier son message. Les offres Standard et Premium restent bien exemptes de réclame avant ou après les programmes... pour l'instant.

Que les utilisateurs de Disney++ se rassurent, la souris aux grandes oreilles ne va pas distiller de la publicité partout sur sa plateforme ! En effet, depuis plusieurs années, la grande majorité des plateformes de streaming proposent des formules à bas prix, à condition de tolérer quelques minutes de publicité avant chaque visionnage. Pour pouvoir profiter de ses programmes sans réclame, il faut malheureusement payer plus cher – c'est le prix de la tranquillité !

Aussi, lorsque l'entreprise a envoyé un mail à ses abonnés intitulé "Mise à jour des Conditions générales d'abonnement", la toile s'est immédiatement enflammée. Et à juste titre, car la tournure maladroite du message laissait entendre l'arrivée de publicités dans toutes ses formules, y compris les offres Standard et Premium – alors que c'est leur argument commercial principal. La firme a depuis clarifié son propos.

Disney+ : de la publicité partout, presque tout le temps ?

Dans son mail, Disney indiquait que "tous les abonnements peuvent inclure : du contenu promotionnel, des messages de parrainage et des publicités avant/après la lecture du Contenu". Une formule qui laissait fortement sous-entendre que les utilisateurs de l'offre Standard à 10,99 euros par mois et de l'offre Premium à 15,99 euros par mois seraient également concernés. La seule différence avec l'offre Standard avec pub, c'est qu'ils ne verraient pas leur film interrompu par un spot publicitaire. 

Ces changements devaient entrer en vigueur 30 jours après la notification par mail, soit dès la mi-octobre 2026 pour les premiers abonnés concernés. Pour les abonnés annuels qui refuseraient ces nouvelles conditions, ils avaient la possibilité de résilier leur abonnement dans les 30 jours suivant la réception du mail en contactant le support via téléphone ou le chat. Ceux ayant souscrit par l'intermédiaire d'un fournisseur d'accès ou d'un autre partenaire devaient, quant à eux, voir avec ce dernier.

Sauf que, Disney l'assure, le terme "publicité" fait uniquement référence à des pratiques déjà en vigueur et strictement encadrées par le secteur. Les abonnés Standard et Premium ne connaîtront aucun changement dans leur visionnage. Il n'y aura donc aucune publicités avant ou après le lancement d'un programme. En revanche, les contenus originaux ou en direct tels que les retransmissions sportives peuvent afficher des contenus sponsorisés intégrés aux événements en direct et retransmissions sportives, ou auto-promotionnels, comme des bandes-annonces de films et séries de son propre catalogue, ce qui était déjà le cas avant l'envoi du mail. Le mot "publicité" est donc ici utilisé au sens juridique du terme. Reste que cela laisse la porte ouverte à l'entreprise pour, un jour, intégrer de la réclame en cours de diffusion, même si elle jure qu'elle ne le fera pas.

Cette maladresse en communication intervient alors que Disney+ a déjà connu plusieurs évolutions qui ont fait grincer des dents ses abonnés européens. La plateforme a notamment été confrontée à un conflit de brevets avec la société InterDigital, qui a entraîné la disparition de la 4K et du HDR de la formule Premium sur une partie importante du catalogue européen – ce qui lui a fait perdre une grande partie de son intérêt. Les tarifs des abonnements, eux, n'ont en revanche pas été réduits en conséquence, loin de là.