Cette nouvelle case discrète dans la déclaration de revenus peut faire baisser votre impôt

Cette nouvelle case discrète dans la déclaration de revenus peut faire baisser votre impôt

La campagne de déclaration de revenus qui démarre dans quelques jours réserve une nouveauté à des millions de contribuables qui devront veiller à cocher une case discrète pour bénéficier d'un avantage non négligeable.

Vous faites appel à une femme de ménage, un jardinier, une garde d'enfants ou une aide à domicile ? Vous bénéficiez probablement du crédit d'impôt "emploi à domicile", l'un des avantages fiscaux les plus répandus en France. Environ 5 millions de foyers fiscaux sont directement concernés par ce dispositif, qui rembourse 50 % des dépenses engagées dans la limite de 12 000 euros de dépenses annuelles. En 2025, il s'élevait en moyenne à 1 226 euros par foyer bénéficiaire. Cette année, le formulaire change, et un oubli peut coûter très cher.

La déclaration 2026, qui porte sur les revenus perçus en 2025, ajoute une obligation inédite dans l'annexe dédiée aux réductions et crédits d'impôt, appelée 2042 RICI. À la suite de la liste des dépenses, une nouvelle colonne va faire son apparition : les contribuables devront y indiquer quel est l'organisme – entreprise ou association, mandataire ou prestataire – ou le salarié à domicile via le Cesu qui a touché les sommes déclarées. Jusqu'à présent, il suffisait de renseigner le montant global case 7DB, puis depuis 2023 de ventiler ce montant par type de service. Désormais, chaque ligne de dépense doit être rattachée à une identité précise.

Ce changement n'est pas tombé du ciel. Il découle d'un amendement socialiste adopté dans le cadre du budget 2025, avec avis favorable du gouvernement, dont l'objectif déclaré est une "meilleure information du Parlement à propos de l'utilisation du crédit d'impôt relatif aux services à la personne". La mesure aurait dû entrer en vigueur l'an dernier, mais l'adoption tardive de la loi de finances pour 2025, en février, n'avait pas laissé le temps d'adapter le formulaire. Reportée d'un an, elle s'applique donc pleinement cette fois. La DGFiP a eu plus d'un an pour intégrer la modification.

© hjbc - 123RF

L'enjeu budgétaire explique le durcissement. Les estimations publiques chiffrent la facture à plus de 6,5 milliards d'euros en 2025, avec un coût qui pourrait grimper jusqu'à 6,7 milliards d'euros. Face à cette dépense massive, l'État veut pouvoir croiser les données des contribuables avec celles des prestataires, pour s'assurer que les sommes déclarées d'un côté correspondent bien aux revenus encaissés de l'autre. L'objectif à long terme est d'"évaluer de manière plus précise les dispositifs en place et d'initier, si nécessaire, des ajustements législatifs pour garantir une meilleure utilisation de l'argent public".

Concrètement, que faut-il préparer ? Le document de référence reste l'attestation fiscale annuelle envoyée par l'Urssaf ou par le prestataire avant le 31 mars 2026, qui rassemble l'identité de l'organisme et son numéro SIREN indispensable à l'identification. Les foyers profitant du service d'avance immédiate bénéficieront théoriquement de cases pré-remplies, mais une relecture minutieuse reste nécessaire pour protéger contre les erreurs.

Le risque en cas d'oubli est réel. Une case mal remplie ou laissée vide, c'est potentiellement plus de mille euros qui ne seront pas versés. En cas d'information manquante ou inexacte, la DGFiP peut mettre le dossier en attente et réclamer des justificatifs. Avant d'ouvrir votre espace en ligne, le réflexe à adopter est simple : rassembler toutes les factures et attestations liées à vos services à domicile pour l'année 2025. Une petite demi-heure de préparation qui peut éviter bien des désagréments.