Test Kindle Scribe Colorsoft : la liseuse bloc-notes qui maîtrise la couleur
Amazon décline sa liseuse bloc-notes de troisième génération dans une version à encre électronique couleur, la Kindle Scribe Colorsoft. Un modèle léger, fin, rapide, agréable et très séduisant, mais qui se paie au prix fort.
Les liseuses à encre électronique, ou e-ink, on connait depuis longtemps. Cette technologie d'écran un peu particulière permet de lire quasiment avec le confort du papier tout en profitant de plusieurs avantages – comme pouvoir changer la taille et même la police de caractères utilisée ou encore embarquer des centaines de livres avec soi sans surpoids. Le tout sans même avoir besoin de prendre un chargeur avec soi quand on part en vacances tellement l'e-ink est économe en énergie. Il n'est en effet pas rare de pouvoir profiter de sa liseuse pendant plusieurs semaines sans se soucier de la brancher.
Plus récemment sont apparues des liseuses à grand écran et équipées d'un stylet permettant de prendre des notes manuscrites de manière naturelle, ou encore d'annoter des PDF. C'est ce que propose Amazon depuis 2023 avec son modèle Scribe que nous avions particulièrement apprécié à la sortie (lire notre test).
Il existe d'autres tablettes de prises de notes à écran à encre électronique (ReMarkable, Supernote ou encore Boox). Ces modèles offrent souvent des fonctions plus sophistiquées dans le domaine de la prise de notes, notamment pour organiser différents carnets de notes. Cela dit, les dernières mises à jour du logiciel interne des Scribe ont apporté beaucoup de nouveautés dans le domaine de la prise de notes. De plus, si l'on a déjà acheté des livres électroniques au format Kindle – le format de publication numérique d'Amazon –, le modèle Scribe s'impose de lui-même : il donne facilement accès à sa bibliothèque de livres en plus de ses fonctions d'écriture. Les autres tablettes e-ink permettent parfois d'y accéder également via une application Kindle à installer, mais c'est un peu moins pratique. C'est l'un des inconvénients principaux des mesures de protection anti-copie qui sont intégrées à la plupart des livres électroniques. Pour les mêmes raisons, on peut préférer le modèle équivalent chez Kobo, appelé Eclipsa (qui a tout de même l'inconvénient d'utiliser un stylet rechargeable, ce qui n'est pas le cas de la Kindle Scribe, nous y reviendrons).
Jusque récemment, l'ee-ink ne proposait qu'un affichage en noir et blanc. Mais depuis deux ans, l'encre électronique couleur arrive sur plusieurs gammes de liseuses. Y compris donc sur la Kindle Scribe Colorsoft que nous avons testée pendant plusieurs semaines. Qu'apporte la couleur par rapport au noir et blanc ? Quels sont les avantages et inconvénients comparés à un iPad doté d'un écran LCD couleur éclatant ? C'est ce que nous détaillons ici.
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Kindle Scribe Colorsoft : une tablette fine et légère
On le remarque du premier coup d'œil : comparée à la première version de la Kindle Scribe, cette troisième génération – qui existe aussi avec un écran e-ink noir et blanc que nous évoquerons plus loin – adopte un design beaucoup plus proche de celui d'une tablette classique comme un iPad. Le design asymétrique a été abandonné au profit de bordures d'égale épaisseur tout autour de l'écran. Autant le dire tout de suite : ce qu'on y gagne en esthétique, on le perd en facilité de prise en main du fait de la finesse des bordures. Il n'est pas rare que l'on touche l'écran avec le bord de son pouce lorsque l'on saisit la liseuse, ce qui peut avoir pour effet de tourner une page dans le livre que l'on est en train de lire ou d'ouvrir un livre ou une note si on se trouve sur l'écran d'accueil. Dommage.
Amazon s'est peut-être dit que cette génération étant plus légère que la précédente, il n'était plus autant nécessaire qu'auparavant de fournir une zone plus large permettant d'agripper solidement la liseuse. À l'usage, le gain de 30 grammes, bien que non négligeable, n'est pas suffisant pour justifier ce changement esthétique. D'autant plus que le corps en métal donnant un vrai sentiment de qualité est très glissant. Heureusement, Amazon a conservé l'excellente idée de placer de minuscules pieds anti-dérapants au quatre coins du panneau arrière. Résultat : quand on pose l'appareil sur la table pour écrire avec le stylet, il ne glisse plus du tout. Bien vu !
Notons que cette allègement s'accompagne pourtant d'un écran plus grand, avec une diagonale de 11 pouces, contre 10,3 pour la Scribe de première génération. La Scribe Colorsoft est également légèrement plus fine : 5,4 mm contre 5,7. On apprécie aussi les placements plus traditionnels du port de recharge USB-C en bas de la tablette et du bouton de marche arrêt en haut à droite.
Kindle Scribe Colorsoft : un contraste faible mais un éclairage réussi
Dès qu'on le sort de sa boîte, on remarque l'écran couleur de la Kindle Scribe Colorsoft car, comme tout appareil à encre électronique qui se respecte, elle peut afficher une image indéfiniment. On voit donc une image en couleur dès que l'on ouvre la boîte. C'est le principe même de la technologie e-ink : l'image affichée est composée d'une multitude de points qui sont en réalité de minuscules billes ayant une moitié noire et une moitié blanche. Une fois orientée par un champ électrique pour former l'image, ces minuscules billes, qui sont donc les pixels de la liseuse, restent stables. L'image reste affichée à l'écran indéfiniment sans consommer d'énergie.
Cela dit, on remarque également le manque de contraste, flagrant dès que l'on place la Colorsoft à côté de la Scribe en noir et blanc. L'écran de la Colorsoft à un fond gris beaucoup plus prononcé que celui d'un modèle noir et blanc, produisant donc une image globalement plus sombre, même lorsque l'on bénéficie d'une bonne lumière extérieure. On note aussi que l'écran noir et blanc de la Kindle Scribe de 1e génération offre le meilleur contraste de trois…
Ce contraste en retrait marque un véritable retour en arrière pour cette liseuse qui oblige à utiliser plus souvent l'éclairage intégré pour compenser le manque de contraste. Rappelons en effet qu'il s'agit pourtant d'un des grands avantages de l'encre électronique. Comme le papier, un écran e-ink est dit réflexif, c'est-à-dire qu'il réfléchit la lumière extérieure. Plus l'environnement est lumineux, plus il est facile de lire sur une liseuse, comme avec du papier. Et de la même manière, dans une pièce sans lumière, on ne voit rien à l'écran. Au contraire d'un écran LCD, comme celui d'un iPad, dont le rétro-éclairage compense dans une pièce sombre mais qui a bien du mal à être lisible en plein soleil, même en poussant à fond son rétro-éclairage (voir photo).
Sans compter les reflets de l'écran brillant d'un iPad alors qu'une liseuse dispose d'un écran mat. Cela reste vrai avec la Kindle Scribe Colorsoft, mais on aura tout de même besoin plus souvent de recourir à l'éclairage intégré dès que la lumière extérieure baisse. Au prix donc d'une réduction de l'autonomie. Cela dit, cet éclairage est particulièrement réussi : il améliore très nettement le contraste sans être agressif comme peut l'être un écran LCD. Il nous même apparu plus agréable que l'éclairage intégré du Scribe noir et blanc de 3e génération.
En pratique, du fait que l'éclairage tire sur la batterie, l'autonomie de la Scribe Colorsoft est inférieure à celle des précédents modèles, au point que l'on voit le pourcentage de charge descendre relativement rapidement. Mais pas de panique : elle reste très bonne, et bien supérieure à celle d'une tablette. Comme nous l'avons constaté, elle tient facilement une semaine à raison de plusieurs heures d'utilsiation par jour – et bien davantage si l'on se con tente de l'allumer de temps à autre.
Kindle Scribe Colorsoft : les atouts de l'encre électronique couleur
Pour créer la couleur, la Kindle Scribe Colorsoft s'appuie sur un filtre "couleur" RVB placé au-dessus de l'écran e-ink noir et blanc traditionnel. Il s'agit d'une feuille de plastique ultra-fine sur laquelle alternent de minuscules points translucides des trois couleurs primaires : rouge, vert et bleu (voir photo au microscope).
Pour créer la couleur, les billes bicolores (blanc et noir) décrites plus haut affichent leur moitié blanche sous les points colorés et la réflexion de la lumière fait le reste lorsqu'elle rencontre le côté blanc elle est réfléchie vers nos yeux au travers des points colorés. Plusieurs billes côté blanc sont donc nécessaires pour créer une couleur puisqu'il faut combiner les trois couleurs primaires pour obtenir chaque teinte. Mais on comprend donc que dans tous les cas, qu'il s'agisse d'afficher en noir et blanc ou en couleur, la lumière doit passer au travers du filtre RVB et perd un peu de son intensité.
Bien sûr, les points sont suffisamment petits pour qu'on ne les distingue quasiment pas à l'œil nu qui ne voit que le résultat final : la couleur choisie. Cela étant, on comprend aussi facilement que les images en couleur ont une résolution plus faible que les images en noir et blanc car pour former un pixel en couleur, l'écran e-ink a besoin d'utiliser quatre minuscules billes. Autrement dit, la Kindle Scribe Colorsoft offre bien une résolution de 300 points par pouce (ppp) en noir et blanc et de 150 ppp en couleur. On le voit bien sur les photos au microscope ci-dessous : le bord de l'à-plat noir est bien plus net que celui des à-plat colorés.
On pourrait penser que la technique utilisée pour créer la couleur rend la consultation de documents en couleur moins agréable. Hé bien il n'en est rien. La résolution de 150 ppp reste largement suffisante pour se laisser embarquer par l'univers du dessinateur et lire sans problème le texte des phylactères. D'autant plus que la couleur donne en réalité des possibilités d'anti-crénelage très efficaces. Comme on le voit sur la photo, il n'y pas vraiment de différence de netteté entre la version N&B et la version couleur de la même image.
La différence, évidemment, c'est la couleur. Et même si l'encre électronique couleur n'offre pas le côté éclatant et saturé d'un écran LCD, le rendu est plutôt agréable à l'œil, là encore proche du papier, c'est ce qui fait tout l'intérêt. Pour filer la métaphore, on pourrait comparer l'écran d'un iPad à du papier glacé au rendu brillant donc, tandis que l'e-ink est plus proche du papier journal… ou des albums de BD.
Pour l'anecdote, nous avons demandé à quelques personnes autour de nous leurs premières impressions en comparant la Colorsoft à un iPad. Et auprès de cet échantillon parfaitement non-représentatif, la liseuse d'Amazon remporte haut la main la palme du confort de lecture. Même si, quand on les compare côte à côte, les couleurs du Scribe Colorsoft (à gauche) apparaissent bien délavées comparées à celle de l'iPad (à droite).
D'autant plus que, comme expliqué plus haut, l'affichage du texte en noir et blanc continue de profiter de l'excellente résolution de 300 ppp. Rappelons au passage que la résolution des écrans d'iPad est de 264 ppp pour tous les modèles, à part l'iPad mini qui atteint lui les 326 ppp. Ce n'est pas pour rien que l'on appelle les appareils à encre électronique des liseuses.
Kindle Scribe Colorsoft : un stylet agréable et efficace
Comme tous les Kindle Scribe, le modèle Colorsoft est livré avec un stylet, qui a lui aussi bénéficié d'un léger restylage. Il est désormais de couleur blanche (il existe aussi en version violette dite Figue) et entièrement arrondi, alors que le modèle précédent était gris anthracite avec un côté aplati pratique pour éviter qu'il ne tombe en roulant de la table et qu'il reste bien calé lorsqu'on l'aimante sur le bord droit de l'appareil. Pour éviter qu'il ne s'échappe, le nouveau stylet est lesté.
Et il s'aimante lui aussi sur le côté droit de la liseuse en s'insérant dans une rigole creusée dans l'épaisseur de l'appareil. L'aimant est plus puissant et le stylet reste bien arrimé. Cela dit, on regrette de ne pas pouvoir l'aimanter aussi sur le haut de l'appareil. Comme on utilise très majoritairement la liseuse en mode portrait, ne pas avoir le stylet sous la main droite pendant que l'on tient l'appareil serait bien plus confortable.
Le nouveau stylet a en revanche gardé la caractéristique la plus intéressante de l'outil d'écriture livré avec les Kindle Scribe : il n'a pas besoin d'être chargé. Le stylet d'Amazon repose en réalité sur la technologie à résonance électromagnétique bien connue et parfaitement fiable des tablettes Wacom qui assure que le stylet est alimenté en énergie par la tablette, à distance.
Et ça change tout comparé au stylet actif à connexion Bluetooth de l'Apple Pencil par exemple dont la batterie a une fâcheuse tendance à être vide justement au moment ou on en a besoin. Autre avantage du système d'Amazon, on peut facilement trouver d'autres stylets compatibles offrant une autre prise en mains que celui d'Amazon que l'on peut trouver un peu fin. Et cela n'empêche pas le stylet d'Amazon d'être sensible à la pression…
Et s'il en était encore besoin pour se convaincre des avantages de la liseuse, la sensation d'écriture manuscrite procurée par le stylet sur la Kindle Scribe est bien supérieure à celle du stylet d'Apple glissant et tapant sur la surface en verre de l'iPad. La Scribe de 3e génération se paie même le luxe d'améliorer encore cet aspect par rapport à la 1ère génération, grâce à une modification de la texture de la surface de l'écran réduisant un peu mais pas trop l'accroche de la mine, mais aussi le bruit. On écrit à la main confortablement et en silence.
Et si jamais la sensation ne correspond pas exactement à ce qu'on cherche, on peut très facilement changer la mine du stylet pour passer à une mise plus métallique proche de celle d'un stylo à bille ou, à l'inverse, à une mine feutrée. On trouve facilement en ligne des mines pour stylets compatibles Wacom pour quelques euros à peine.
Notons également qu'il suffit de retourner le stylet pour bénéficier d'une gomme, celle du nouveau stylet donnant vraiment l'impression d'accrocher comme une vraie. Le stylet dispose également d'un bouton de raccourci situé environ quatre centimètres au-dessus de la mine. Il tombe naturellement sous le doigt et est réglé par défaut pour passer le stylet en mode surligneur le temps de l'appui.
Kindle Scribe Colorsoft : un vrai carnet de notes grand format
Sur un Kindle Scribe, on peut donc écrire à la main comme dans un carnet papier. On gère ses carnets de notes dans la section Espace de travail que l'on trouve en bas de l'écran. Lorsque l'on en crée un nouveau, on lui donne un nom et on choisit le type de "papier" : vierge, à carreaux, à lignes simples, avec des cases à cocher, de type Agenda journalier ou hebdo, etc.
Une fois dans le carnet de notes, une barre d'outils s'affiche à l'écran et permet de choisir le type de "stylo" (stylo, stylo-plume, marqueur, crayon), l'épaisseur du trait et donc sur ce modèle, la couleur parmi 10 (voir plus haut), et aussi à quelques outils de dessin (rectangle, ellipse, triangle, ligne et flèche). Cela dit, pour dessiner une ligne droite, on peut aussi, tout simplement la tracer à main levée et laisser le stylet immobile posé sur l'écran pendant une demi-seconde pour que le trait forcément un peu tremblant se transforme automatiquement en ligne bien droite.
Un outil de lasso permet également de sélectionner une zone pour la copier et la coller ailleurs (dans une autre note, par exemple) ou pour l'effacer. Et on note aussi la flèche arrondie permettant d'annuler une à une les dernières actions. Pratique notamment pour rapidement corriger quelque chose de mal écrit sans avoir recours à la gomme.
Kindle Scribe Colorsoft : parfaite pour annoter des fichiers PDF
La Kindle Scribe ne fonctionne pas qu'en circuit fermé. On peut même désormais la connecter à un service de stockage de fichiers en ligne comme Google Drive ou OneDrive. Une fois connecté au dit service, on peut alors très facilement faire passer un fichier PDF à relire et annoter à la main sur la Kindle Scribe pour ensuite le renvoyer vers l'espace de stockage une fois corrigé.
On peut faire de même avec un carnet de notes manuscrites que l'on peut choisir aussi d'envoyer vers le dossier de stockage en ligne. On a alors le choix d'envoyer la note sous forme d'un simple fichier PDF ou demander qu'une reconnaissance de caractères soit effectuée au préalable pour recevoir un fichier texte que l'on pourra ensuite facilement copier/coller vers un traitement de texte par exemple. De quoi motiver à faire un effort quand on écrit à la main pour assurer une transcription aussi bonne que possible : même l'IA la plus évoluée ne fait pas de miracle avec les pattes de mouche !
Kindle Scribe Colorsoft : les avantages sur l'iPad
Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises l'iPad dans cet article. On y pense forcément, car rien n'empêche d'utiliser une tablette Apple ou Android pour lire des livres électroniques et aussi pour prendre des notes manuscrites si l'on s'équipe d'un stylet (puisque l'Apple Pencil n'est pas livré avec).
Cela dit, outre le fait que l'autonomie d'une tablette traditionnelle se compte en heures plutôt qu'en jours voire en semaines pour un modèle à encre électronique, le rétro-éclairage des écrans LCD ou OLED est plus agressif pour les yeux et moins adapté, au moins pour certains lecteurs, à de longues sessions de lecture. Et, on l'a vu, c'est encore plus flagrant en extérieur (voir plus haut). L'iPad est également plus lourd : 481g pour l'iPad "tout court" et 465 g pour l'iPad Air.
L'iPad garde l'avantage pour les images animées, qu'il s'agisse de simplement faire défiler des pages Web ou de regarder des vidéos. Pas de Netflix ou de YouTube sur une Kindle. la Kindle Scribe dispose bien d'un navigateur Internet mais autant faire comme s'il n'existait pas. En réalité, pour certains utilisateurs, c'est bien parce qu'un Kindle en fait moins qu'un iPad qu'il est plus intéressant. Sur une Kindle, quel que soit le modèle, par de notifications, pas de tentation de se connecter à ses réseaux sociaux ou de consulter ses messages. Et ça fait du bien !
Kindle Scribe Colorsoft : une excellente liseuse couleur au prix fort
On l'a vu, la Kindle Scribe Colorsoft ne manque pas d'atouts, notamment face aux tablettes traditionnelles comme l'iPad, notamment en termes d'autonomie, de confort d'écriture au stylet et même maintenant d'affichage en couleur. Mais il y a un gros hic… le prix. Pour s'offrir une Kindle Scribe Colorsoft, il faut débourser au minimum 650 euros pour la version disposant de 32 Go de stockage et 700 euros pour celle dotée de 64 Go. Même si la version à 32 Go suffit amplement, cela ne suffira probablement pas à nous consoler.
On pourrait dès lors penser qu'un iPad, c'est très bien finalement. Et qu'un peu de self-contrôle suffit pour l'utiliser comme une liseuse et éviter les distractions citées plus haut. Ce serait toutefois oublier que le prix catalogue de l'iPad d'entrée de gamme dépasse les 500 euros et qu'un iPad Air coûte plus de 800 euros.
Et c'est sans compter un autre avantage des liseuses que nous n'avons pas encore cité : la durée de vie. Même si Apple fait des efforts remarqués pour assurer des mises à jour pendant plusieurs années, il n'est pas rare que l'on soit tenté de changer sa tablette parce que telle ou telle application n'est plus compatible avec le système iPadOS dont on dispose. Alors qu'une liseuse Kindle conservera toutes ses fonctions pendant bien plus de 10 ans. En mai dernier par exemple, Amazon a donné la liste de quelques modèles qui ne pourraient plus ni acheter ni même télécharger de nouveaux livres numériques. Et le modèle le plus récent de ces annonces est le Kindle Paperwhite de première génération datant de 2012. Dans l'univers de la technologie, 14 ans c'est plutôt un bon score.
Au chapitre des prix, on a aussi noté la drastique hausse de l'étui d'Amazon dédié au Kindle Scribe : 90 euros pour la Scribe de 3e génération, contre 40 pour celui adapté au Scribe de 1e génération. Aïe ! La conception est la même et d'ailleurs parfaitement adapté à l'utilisation en mode portrait de la liseuse. Mais tout de même.
Pour faire quelques économies, on peut donc se passer de la couleur et choisir un modèle noir et blanc. L'affichage est la seule différence, tout le reste étant identique : taille de l'écran, gabarit de l'appareil, et fonctions de lecture et prise de note. Attention, il existe plusieurs modèles de Scribe de 3e génération en noir et blanc, dont les prix varient de 450 à 570 euros. Et le premier modèle ne dispose pas d'éclairage intégré ce qui signifie que pour lire dans une pièce un peu sombre, il vous faudra allumer une lampe… comme pour lire un livre papier. Un conseil, mieux vaut faire un petit effort financier et dépenser 520 euros pour le modèle avec éclairage. Et à ce moment-là, le modèle couleur n'est peut-être plus si loin…






