Voici l'indemnité que votre employeur doit vous verser en 2026 quand vous faites du télétravail
Si vous êtes régulièrement en télétravail à la maison, même un seul jour par semaine, vous pouvez réclamer une allocation à votre employeur pour couvrir vos frais. Le montant de cette indemnité vient d'être réévaluée pour 2026.
Depuis la pandémie de Covid-19, le télétravail s'est installé durablement en France. Un confort pour tous ceux qui peuvent en profiter, et qui évitent ainsi des déplacements souvent fatigants, surtout dans les grandes villes. Mais aussi un coût : car au-delà de l'ordinateur, parfois fourni par l'entreprise, il faut compter l'électricité et l'abonnement internet, mais aussi l'aménagement et le chauffage du local transformé en bureau à domicile.
Ce que beaucoup de gens ignorent encore, c'est que la loi française oblige l'employeur à prendre en charge les frais professionnels engagés pour travailler, que ce soit via un remboursement des frais réels – sur pièces justificatives – ou par une somme forfaitaire versée chaque mois.
Dans la pratique, beaucoup d'entreprises utilisent une allocation forfaitaire : une somme fixe versée sans que le salarié n'ait à justifier chaque dépense. Cette indemnité est exonérée de cotisations et de contributions sociales tant qu'elle reste dans les limites fixées par l'administration fiscale et sociale.
Pour 2026, les plafonds d'exonération ont été actualisés, comme l'indique le site Service-public.fr. Si votre entreprise n'a aucun accord collectif qui prévoit une indemnité spécifique, l'indemnisation forfaitaire peut être calculée de deux manières : soit par jour de télétravail, soit en fonction du nombre de jours par semaine. Dans ce cas sans accord collectif, l'employeur peut verser jusqu'à 2,70 € par jour de télétravail, dans la limite de 59,40 € par mois. Autrement, il peut fixer un montant en fonction des jours par semaine : 11 € par mois pour une journée télétravaillée par semaine (soit environ 22 € si vous êtes en télétravail deux jours par semaine).
Ces montants permettent de compenser une partie des dépenses courantes, mais ils ne couvrent pas forcément tout. Vous pouvez demander le remboursement des frais au réel, avec factures, si ceux-ci dépassent ce que vous verse l'allocation forfaitaire. L'employeur doit alors vous rembourser ce que vous avez réellement dépensé pour travailler, sans limite de plafond si les dépenses sont justifiées, mais il faudra conserver toutes vos pièces.
Si votre entreprise dispose d'un accord collectif (une convention de branche, un accord d'entreprise ou un accord professionnel), les seuils sont un peu plus généreux. L'indemnité par jour télétravaillé peut atteindre 3,30 €, avec un plafond de 72,60 € par mois. De même, en calcul mensuel lié aux jours par semaine, l'indemnité peut être 13,20 € pour une journée par semaine.
Faire reconnaître ou négocier l'application d'un accord collectif peut donc être intéressant, surtout si vous télétravaillez souvent ou si vos frais sont élevés. Autrement, la somme forfaitaire standard reste une aide précieuse pour réduire l'impact des coûts liés au travail à domicile.
Enfin, si vous utilisez du matériel personnel (ordinateur, téléphone, imprimante) ou que vous engagez des dépenses liées à vos outils de travail, l'employeur peut également proposer une allocation spécifique pour ces frais, avec un plafond distinct fixé chaque année par l'administration (par exemple pour l'internet ou logiciel).
Tous ces versements doivent apparaître clairement sur votre fiche de paie et respecter les règles d'exonération pour que vous n'ayez pas à payer de charges sociales ou d'impôts dessus. Si vous êtes en doute ou si votre employeur refuse toute indemnisation, il peut être utile de consulter votre convention collective ou de demander conseil auprès d'un représentant du personnel.