C'est le prix "normal" d'un mini studio de 6 m² à Paris : les provinciaux vont halluciner
À Paris, un studio de seulement 6 m² a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. Et pour cause : malgré sa surface ridicule, il a été vendu au prix d'une maison complète dans de nombreuses régions de France.
On le sait : à Paris, comme dans d'autres grandes capitales, l'immobilier est cher. Très cher. Même les tout petits logements, assez rares, s'arrachent à prix d'or, en atteignant parfois des records. Une récente affaire relayée sur les réseaux sociaux vient d'ailleurs d'illustrer de triste manière ce phénomène.
Une annonce immobilière publiée en janvier sur Facebook proposait ainsi à la vente une "studette prête à vivre" avec un "accès à un jardin partagé pour garer son vélo", dans le 18e arrondissement, avec vue directe sur Montmartre, le tout pour la modique somme de… 60 700 euros. Un prix très élevé, mais conforme au marché… sur le papier.
De fait, dans sa description, le vendeur avançait une surface de 6 m2. Une surface minuscule, inférieure à celle d'une chambre normale, mais qui ramène le prix au mètre carré à 10 000 euros, dans la moyenne des tarifs parisiens, autour de 9700 euros pour un appartement selon le site SeLoger.
L'ennui, c'est que la réalité n'était pas conforme aux promesses Car une fois retiré les espaces occupés par le ballon d'eau chaude et le frigo, la surface utile réelle n'est que de 4,8 m2 ! On imagine la place disponible pour un lit, une table, un coin cuisine ou un sanitaire. Difficile d'y vivre convenablement, même pour une personne de petite taille !
Cette micro-surface pose aussi la question de la légalité. Selon la réglementation française, un logement décent doit mesurer au moins 8 m². Avec ses 6 m², cette studette ne remplit pas ce critère. Elle ne peut donc être considérée comme un vrai logement habitable au sens strict.
Ces écueils n'effrayent visiblement pas les acheteurs de type ce bien. Certains cherchent uniquement un pied à terre pour dormir lors de courts séjour à Paris, d'autres y voient un jeux investissement pour loger des étudiants, des travailleurs en déplacements, ou des touristes de passage, en mode Airbnb.
Car, malgré ces contraintes, la localisation rend le prix "acceptable" pour certains. Proximité du métro, des bureaux, des restaurants, des salles de spectacle, des musées : à Paris, ces avantages pèsent plus lourd que le confort. La spéculation renforce cette situation. Certains investisseurs achètent ces micro-logements en espérant une revente rapide ou des loyers élevés. Les petites surfaces deviennent des placements financiers, au détriment des habitants qui cherchent simplement un logement convenable.
Mais pour la plupart des Français qui vivent en province, ce tarif est juste lunaire. Non seulement on trouve de vrais studios en ville pour beaucoup moins cher, mais en plus, pour 60 000 euros, on peut s'acheter une maison de 60 ou même 80 m2, avec une cour ou un jardin ! Il suffit de regarder dans les régions et les départements où l'immobilier reste abordable, comme l'Allier, le Cher, la Creuse, la Haute-Marne, l'Indre, la Meuse ou la Nièvre. Et pas nécessairement en milieu rural, en pleine campagne : il existe des petits maisons de ville dans ces tarifs.
La studette de 6 m² illustre parfaitement l'absurdité de l'immobilier parisien : des prix hors norme et une taille réduite avec une localisation qui prime sur tout le reste. Mais c'est la loi du marché : tant qu'il y aura des gens pour acheter des biens à ce tarif, rien ne changera…