Un nouveau fléau : ces animaux qui envahissent les villes font des ravages sur les voitures

Un nouveau fléau : ces animaux qui envahissent les villes font des ravages sur les voitures

C'est un phénomène qui prend de l'ampleur : de petits animaux de plus en plus nombreux dans les villes viennent discrètement causer de très sérieux dégâts dans les véhicules, entraînant des pannes et des réparations coûteuses.

Les automobilistes connaissent bien les menaces qui planent sur leur véhicule en ville, notamment quand ils le laissent en stationnement : fientes d'oiseaux sur la carrosserie, coups de portières, petits accrochages anonymes, vandalisme, etc. Autant de petits dégâts ordinaires qui provoquent des surprises désagréables en entraînant des frais jamais bienvenus. 

Et un nouveau fléau est en train de se répandre depuis quelques années. Il n'est pas lié à d'autres automobilistes indélicats, mais à un petit animal a envahi les villes de France. À Paris, Marseille, Bordeaux, comme dans des cites plus petites, il se multiplie à grande vitesse, au grand dam des habitants et des municipalités. Sa présence en surface est déjà bien connue et très visible, notamment autour des poubelles et à proximité des cuisines des restaurants. Et les professionnels croulent sous les demandes pour l'éradiquer des caves et des locaux où il vit habituellement.

Mais ce que beaucoup ignorent, c'est qu'il s'attaque désormais aux véhicules en stationnement, en causant des dégâts inattendus et graves, mettant de plus en plus d'automobilistes face à des pannes incompréhensibles et des réparations coûteuses. Et même parois à des dangers invisibles.

© eggeeggjiew - 123RF

Cet animal nuisible, c'est le rat. Un rongeur parfaitement adapté à la vie urbaine qui a trouvé un nouveau terrain de chasse, sous le capot des voitures, là où personne ne pense à regarder. De fait, les compartiments moteurs lui offrent un abri idéal. Il y fait chaud, même plusieurs heures après l'arrêt du véhicule. La pluie, le vent et les prédateurs ne l'atteignent pas. C'est un refuge idéal qui combine confort et sécurité. Et surtout, on y trouve aujourd'hui quelque chose qu'il apprécie encore plus : des câbles électriques imprégnés de matières végétales.

Les constructeurs utilisent en effet depuis plusieurs années des gaines composées de bioplastiques intégrant notamment de l'amidon de maïs ou du soja. Un choix pensé pour réduire l'impact environnemental, mais qui a un effet secondaire imprévu : ces matériaux attirent les rongeurs, qui les prennent pour de la nourriture. Une fois installés sous le capot, ils se mettent à ronger les fils sans la moindre hésitation. Pour l'automobiliste, le problème ne se découvre souvent qu'au moment de démarrer… ou quand une série de voyants s'allument sans raison apparente.

Les dégâts peuvent alors être impressionnants. Des câbles sectionnés rendent parfois inopérant le tableau de bord, les phares ou les capteurs électroniques. Dans certains cas, l'ABS ou l'ESP cessent de répondre, ce qui représente un danger réel sur la route. Les attaques peuvent même atteindre les durites de carburant. Une simple perforation suffit à provoquer une fuite, avec un risque d'incendie si le carburant s'approche de zones chaudes du moteur. Les mécanos voient désormais ce type de sinistre régulièrement, preuve que le phénomène ne se limite plus à quelques cas isolés.

Ce qui complique encore la situation, c'est que la majorité des assurances auto ne couvrent pas ces dommages. Seules certaines formules très complètes les prennent en charge, souvent avec des options supplémentaires. Pour beaucoup, la réparation doit donc être financée de leur poche, et la note grimpe vite. Les victimes évoquent des factures allant de quelques centaines d'euros à plusieurs milliers selon les fils touchés, les dommages occasionnés et l'étendue du démontage.

Face à ce problème, plusieurs solutions existent. Certains automobilistes installent des dispositifs répulsifs, comme des boîtiers à ultrasons branchés sur la batterie, qui émettent des fréquences inaudibles pour l'homme mais perturbantes pour les rongeurs. D'autres utilisent des sprays olfactifs à pulvériser sur les câbles ou nettoient régulièrement leur compartiment moteur pour éliminer toute trace d'odeur attirante. Il est également conseillé de ne pas stationner trop longtemps au même endroit, surtout près de poubelles et de ne pas laisser de nourriture dans les véhicules pour ne pas attirer ces rongeurs gourmands. 

D'autant que les rats ne sont pas les seuls amateurs de moteurs. Dans certaines régions urbaines, ce sont les fouines – petits carnivores très agiles – qui provoquent des ravages sous les capots, en grignotant les câbles d'allumage, les gaines et même les isolants thermiques