Mieux que Chrome et Edge : ce navigateur Web gratuit bloque le pistage et la pub (même sur YouTube)

Mieux que Chrome et Edge : ce navigateur Web gratuit bloque le pistage et la pub (même sur YouTube)

Comme beaucoup, vous utilisez sans doute Chrome (de Google) ou Edge (de Microsoft) pour surfer sur Internet. Pourtant, un navigateur Web moins connu et tout aussi puissant fait mieux qu'eux sur plusieurs points essentiels.

Chaque fois que vous naviguez sur le Web avec Chrome ou Edge, des dizaines de scripts invisibles enregistrent vos clics, vos recherches, le temps passé sur chaque page, vos centres d'intérêt. Ces données alimentent des profils publicitaires revendus à des annonceurs. C'est le prix silencieux de la gratuité – et la plupart des utilisateurs l'ignorent. Pourtant, il existe depuis plusieurs années un navigateur qui rompt avec ce modèle, sans rien sacrifier à la vitesse ni à la compatibilité.

Ce navigateur, c'est Brave. Lancé en 2016 par Brendan Eich – l'un des créateurs de JavaScript et ancien PDG de Mozilla –, il repose sur Chromium, le même moteur open source que Google Chrome et Microsoft Edge. Conséquence directe : il est aussi rapide que Chrome, compatible avec toutes les extensions du Chrome Web Store, et son interface est suffisamment proche pour que la migration se fasse sans dépaysement : on retrouve toutes les fonctions et les avantages de Chrome et des navigateurs Web modernes (affichage par onglets, gestion des favoris et de l'historique, remplissage de formulaires, lecture de PDF, etc.). En pratique, les différences sont quasiment imperceptibles et on conserve le même confort qu'avec les grands classiques.

Ce qui le distingue radicalement, c'est ce qu'il bloque par défaut, dès l'installation, sans réglage préalable. Son système intégré – baptisé Brave Shields – intercepte les traqueurs, les scripts publicitaires, les cookies tiers et les publicités intrusives avant même qu'ils ne se chargent. Y compris sur YouTube, où les publicités disparaissent complètement. En supprimant ces éléments en amont, Brave charge les pages plus vite que Chrome ou Firefox, consomme moins de données mobiles et ménage davantage la batterie sur smartphone ou ordinateur portable.

Brave intègre également un mode navigation privée via le réseau Tor, qui masque l'adresse IP de l'utilisateur en faisant transiter la connexion par plusieurs relais anonymisés. Une option que ni Chrome ni Edge ne proposent nativement. Parmi ses outils embarqués figurent aussi Brave Talk, un service de visioconférence privé et gratuit sans inscription, et sur iOS une liste de lecture permettant de sauvegarder des vidéos pour les regarder hors ligne et en arrière-plan.

Certes, Brave n'est pas parfait pour autant, mais ses défauts" restent mineurs et insensibles au quotidien. Le bloqueur étant très strict par défaut, il perturbe parfois certains sites légitimes – formulaires administratifs, espaces bancaires – et il faut alors désactiver manuellement le bouclier pour le site concerné. Brave embarque aussi un système de récompenses en cryptomonnaie qui encombre un peu l'interface, même s'il est désactivable en deux clics. Par ailleurs, Brave propose aussi un VPN pour sécuriser la navigation. Mais il est payant, et pas vraiment plus efficaces que les outils spécialisés. Enfin, comme Chrome et Edge, Brave repose sur Chromium, le moteur de Google : Firefox, avec son propre moteur Gecko, reste à ce titre la seule vraie alternative indépendante pour qui souhaite couper tout lien avec l'écosystème Google.

Pour qui cherche à bloquer les publicités et les traqueurs sans configuration complexe, en conservant le confort de Chrome, Brave est aujourd'hui la réponse la plus directe. Disponible gratuitement sur Windows, macOS, Linux, Android et iOS, il ne demande que dix minutes pour être installé et configuré – et les publicités YouTube disparaissent dès le premier lancement.