Le Gouvernement ̂prépare une IA pour remplacer les enseignants dans les classes

Le Gouvernement ̂prépare une IA pour remplacer les enseignants dans les classes

Le ministère de l'Éducation nationale peaufine une IA révolutionnaire qui pourra remplacer les enseignants en classe et suivre individuellement chaque élève à son rythme. Lancement prévu pour la rentrée scolaire 2026 !

Qu'on le veuille ou non, l'intelligence artificielle est en train de changer le monde. Popularisée par les "robots conversationnels" comme  ChatGPT,  Gemini ou Claude, cette technologie considérée autrefois comme futuriste, fantaisiste et utopiste est devenue en l'espace de quelques années une réalité qui bouleverse l'industrie. Et si elle attise l'appétit des grandes entreprises qui investissent sans compter dans son développement tout en nourrissant les rêves de grandeur des politiques qui la voient comme un formidable levier économique, elle a déjà envahi notre quotidien, portée par une jeunesse qui s'en est accaparée à une vitesse impressionnante.

De fait, les chatbots ont remplacé les outils de recherche traditionnels pour bon nombre d'utilisateurs qui peuvent désormais avoir des réponses à leurs questions sur n'importe quel sujet en une poignée de secondes. On ne dit plus "Google est ton ami", mais "Demande à Chat". Pas besoin choisir des mots-clés, ni de consulter des dizaines de pages Web : la demande se formule en langage naturel et le résultat arrive immédiatement, sans effort ! 

Le constat est sans appel : l'IA change notre rapport à la connaissance et à l'apprentissage. Et les enfants et les adolescents d'aujourd'hui n'apprennent pas comme ceux d'hier. 

© Pixel-Shot - Adobe Stock

Face à ce qu'il faut bien considérer comme une révolution, les instances chargées de l'éducation ont décidé de s'adapter en développant de nouveaux outils pédagogiques. Cette mutation a d'ailleurs commencé sous le gouvernement d'Élisabeth Borne; qui avait lancé un projet d'IA auxiliaire, destinée à assister les professeurs dans leur enseignement. Mais les choses évoluent rapidement, surtout dans un contexte politique mouvementé, et le nouveau ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a décidé d'aller plus vite et plus loin. 

Baptisé Aristote, le nouvel outil que les services techniques de son ministère sont en train de développer ne vise pas à assister les enseignants, mais à les remplacer. Le but n'est évidemment pas de les éliminer purement et simplement, mais d'avoir des IA pédagogues à disposition, à la fois pour constituer davantage de classes avec moins d'élèves et pour remplacer les professeurs absents : une double solution pour deux problèmes endémiques qui suscitent régulièrement la colère des parents.

En pratique, Aristote va s'appuyer sur plusieurs dispositifs. D'abord, une IA multimodale nourrie aussi bien par les programmes officiels que par des manuels scolaires, des encyclopédies, des ressources en ligne et des guides pédagogiques, tous contrôlés et validés par un corpus d'enseignants. Une sorte de super chatbot savant et bienveillant qui tournera sur un ordinateur dédié dans chaque classe et chaque matière. 

Ensuite, un système de caméras  réparties dans la salle pour voir et identifier les élèves dans la classe, associées à des micros et des haut-parleurs pour les entendre et leur parler, comme le ferait un enseignant humain, le tout relié à un grand écran pour afficher aussi bien des textes que des schémas, des photos ou des vidéos pour le cours proprement dit.

Ainsi équipé, Aristote sera capable non seulement de dispenser du savoir, mais aussi et surtout de s'adapter au rythme et au niveau de chaque classe et de chaque élève, chacun étant suivi personnellement grâce à des fiches d'informations agrégées dans une base de données, bien plus riche et plus précise qu'un simple carnet scolaire.

Avec ses multiples capacités, Aristote pourra accompagner chaque élève dans son apprentissage, en voyant et en analysant tout ce qu'il fait en classe, de son travail à son comportement, en s'adaptant à ses aptitudes et ses difficultés, en lui prodiguant les conseils adéquats dans un langage approprié, sans impatience, sas jugement, sans discrimination. Et son état d'esprit pourra en outre être personnalisé selon le projet pédagogique de chaque établissement. 

Bien entendu, il sera pourra aussi corriger les exercices, devoirs et autres interrogations, qu'ils soient rédigés manuellement ou sous forme numérique. Et, grâce à des algorithmes spécialisés, il sera aussi capable de détecter si le travail a été copié sur un autre élève ou sur Internet ou même s'il a été réalisé par une IA ! 

Compte tenu du calendrier électoral, Aristote avance à grand pas, avec des tests menés dans plusieurs établissements pilotes. Si tout continue comme prévu, il sera en place dès la rentrée scolaire 2026, dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Pour en savoir plus sur ce outil éducatif révolutionnaire et découvrir le visage de ce nouveau type d'enseignant, consultez le site spécial mis en ligne par le ministère de l'Éducation nationale.