Test Engwe O20 Boost : un vélo pliant, puissant, endurant et polyvalent pour la ville et la campagne
Engwe frappe fort avec le O20 Boost, un nouveau vélo électrique pliant qui cumule les qualités et les astuces. Puissant, endurant, maniable, confortable et très pratique, il a tout pour devenir une référence, surtout à ce prix !
Comme tous les grands spécialistes du vélo électrique, Engwe ne cesse d'enrichir son catalogue avec de nouveaux modèles. Et si certains sont des versions améliorées de références déjà existantes – à l'instar de l'excellent Engine Pro 3.0 Boost que nous avons testé l'an dernier–, d'autres visent surtout à étoffer l'offre du constructeur pour répondre à des besoins variés. C'est le cas du Zip, un petit vélo pliant à usage urbain sorti il y a quelques semaines, mais aussi du O20 Boost, qui l'a suivi au début de l'été. Et s'il a une vocation très différente, il conserve l'atout principal de la marque, à savoir proposer un équipement complet avec de belles performances avec un prix très serré, bien inférieur aux tarifs de la concurrence – l'ADN de Engwe.
Vendu moins de 1300 euros hors promotion, le O20 Boost est en effet un modèle pliant compact polyvalent et mixte, capable d'affronter aussi bien la route et la ville que des chemins de campagne. Il ne s'agit pour autant ni d'un vélo de course ni d'un VTT ou d'un gravel : c'est un vélo de "tous les jours", conçu pour un large public – et pas seulement les grands sportifs et les aventuriers –, doté d'un moteur puissant avec un couple généreux de 75 Nm et d'une batterie assurant une grande autonomie – jusqu'à 140 km – pour assurer une utilisation quotidienne et autoriser des grandes randonnées, le tout en étant facile à ranger dans un coffre ou dans un appartement et en restant très simples d'emploi. De belles promesses que nous avons pu vérifier lors d'un long test avec plusieurs utilisateurs.
- Très bonne qualité de fabrication
- Pliage facile
- Afficheur très lisible
- Double béquille pratique et astucieuse
- Freinage ultra efficace
- Excellente autonomie
- Booster très efficace
- Charge rapide
- Éclairage puissant (avant et arrière)
- Bonne maniabilité
- Fourche avec amortisseurs
- Tige de selle avec amortisseur en option
- Capteur de couple très réactif
- Traceur Bluetooth fourni en standard
- Rapport prestations-prix
- Pas de feu stop
- Selle perfectible
Engwe O20 Boost : un superbe design
Comme tous les modèles Enwge, le O20 Boost est livré prémonté dans un grand carton – il faut être deux pour le manipuler car l'ensemble est lourd et volumineux. Il ne reste qu'à l'assembler après l'avoir déballé en retirant ses nombreuses protections, en suivant les indications du mode d'emploi – en anglais dans la version papier fournie, mais on peut télécharger la version en français sur le site d'Engwe, ou, mieux encore l'excellente vidéo qui détaille tout clairement en images. Rien de compliqué, il suffit monter quelques éléments (guidon, roue avant, garde-boue avant, pédales, selle, etc.) : il faut compter environ 45 minutes pour mener l'opération à bien –, d'autant que le vélo est accompagné d'une pochette contenant tous les outils nécessaires au montage, et même un petite pompe pour gonfler les pneus. Merci Engwe !
Notons au passage que le O20 supporte une charge maximale de 150 kg, et qu'il est livré avec un petit porte-bagage en métal suffisant pour emporter un sac, une mallette ou un carton mais pas pour transporter un passager adulte compte tenu de sa fixation.
Une fois le montage terminé, on ne peut qu'admirer l'engin. Le O20 Boost a en effet très belle allure, avec sa ligne raffinée et élancée, son guidon haut en T et son cadre ouvert. D'autant que la qualité de fabrication est une fois de plus au rendez-vous : le cadre, en alliage d'aluminium 6061, ne laisse apparaître que très peu de soudures, très bien réalisées, avec un peinture métallisée soignée du plus bel effet, proposée en trois coloris : gris graphite, bleu fumé et violet glacé – un parme, en fait. De quoi satisfaire tous les goûts, ou presque, le style général avec l'enjambement bas, convenant aussi bien aux femmes qu'aux hommes.
Comme tous les vélos pliants, le O20 Boost a des dimensions qui varient selon son état, mais qui restent très raisonnables dans tous les cas. Déplié, il affiche une longueur totale de 154 cm avec un empattement de 107 cm, une largeur de 62 cm au guidon et une hauteur variant de 113 à 123 cm selon le réglage de la potence. Complètement replié, il mesure seulement 97 cm de longueur, 81 cm de hauteur et seulement 53 cm d'épaisseur. Un format assez ramassé qui permet de le caser facilement dans un coffre de voiture ou de le ranger dans un petit local, y compris dans un appartement. C'est réellement un vélo très compact, plus petit que les modèles de ville ou de route, et bien loin des encombrants cargos !
Engwe O20 Boost : un pliage ultra simple
Le pliage du O20 Boost s'avère extrêmement simple. Il suffit de plier les pédales – qui sont partiellement rabattables, ce qui permet de gagner quelques centimètres d'épaisseur quand le vélo est replié –, puis de tirer sur la manette idoine au milieu du cadre pour ouvrir le vélo, puis de faire pivoter l'avant, en douceur, pour le rabattre sur la partie arrière et, enfin, d'abaisser le guidon.
Une manœuvre aisée, qui s'effectue d'une seule main, sans effort, en laissant l'ensemble reposer sur la béquille centrale qui le maintient parfaitement en place, à la verticale. Mieux encore, une fois replié, le O20 reste bien fermé grâce à deux aimants qui assurent son maintien – l'un dans l'essieu de la roue avant, l'autre sur l'arrière du cadre. Un système astucieux et très efficace que l'on trouve aussi sur le Zip !
Détail sympathique et pratique : une fois la roue avant rabattue, et en laissant le guidon en place, on peut basculer le O20 pour le faire rouler sur sa roue arrière, ce qui permet de le ranger facilement, sans avoir à le soulever. Bien vu ! Car s'il s'avère plutôt compact une fois replié complètement, son poids reste bien évidemment inchangé. On peut le porter, certes, mais le transport en métro, en bus ou en train reste réservé aux gros bras, contrairement à des vélos pliants plus adaptés comme le Zip – un modèle Engwe beaucoup plus léger à toutes petites roues – qui est réellement conçu pour ce genre d'utilisation.
Mais compact ne veut pas dire léger. Et sans atteindre les records de certains vélos cargos, le O20 n'est pas non plus un poids plume avec ses quelque 26,9 kg. Pas vraiment le genre de joujou qu'on porte à bout de bras sur des dizaines de mètres.
L'un des atouts encoconnés du O20, c'est sa béquille. Un modèle central en V inversé, qui maintient le vélo en équilibre stable, à la verticale. Aucun risque de basculement, c'est déjà très bien. Mais en plus, ce dispositif permet d'intervenir plus facilement sur le vélo pour des petites opérations d'entretien ou de réparation sans avoir à la retourner ou à le stabiliser. Excellent !
Cette béquille est d'autant plus pratique qu'elle se replie – très facilement d'ailleurs – d'un seul côté, sur la gauche. Et pour cause : elle n'est pas faite d'une pièce unique, mais de deux bras articulés qui se rabattent l'un sur l'autre grâce à des ressorts. Vraiment astucieux !
Engwe O20 Boost : petites roues et grands freins
Outre sa ligne générale, très élégante, le O20 Boost se distingue d'emblée par ses roues. Plus petites que celles des vélos classiques – mais bien plus grandes que celles du Zip, vraiment minuscules ! –, il s'agit de modèles de 20 pouces de diamètre, équipées de jantes alu à rayons montés avec des pneus assez larges, de type 2,125 pouces. Des pneumatiques "hybrides" – des Hipposkin signés Chaoyang –, conçus à la fois pour rouler sur l'asphalte et les chemins de terre cafouilleux et qui plus est, de type double paroi avec une bande de protection anti-crevaison. De quoi assurer, en principe, une belle accroche sur la route grâce à une belle sculpture tout en évitant de se retrouver à plat en pleine campagne. Notons que le roues et les pneus sont protégés par de grands et larges garde-boue en plastique (ABS), toujours très appréciables.
Fidèle à ses habitudes, Engwe n'a pas fait dans la demi-mesure pour le freinage. Et le O20Boost est équipé de freins hydrauliques à double piston avec des disques de 160 mm, à l'avant comme à l'arrière. Là encore, la preuve que le fabricant ne lésine pas sur le niveau d'équipement – quand d'autres se contentent de freins basiques – et, surtout, la garantie de s'arrêter rapidement en toutes circonstances.
Engwe O20 Boost : un amortissement bienvenu
Toujours au chapitre train roulant, le O20 Boost est doté à l'avant d'une fourche à double amortisseurs hydrauliques avec un débattement maximal de 50 mm. De quoi absorber les irrégularités de la route, en ville comme à la campagne – fissures, nids de poule, etc. –, y compris sur des chemins de terre. Très appréciable, donc, d'autant que ces amortisseurs sont verrouillables si besoin,
Rien de tel à l'arrière, hélas, comme sur bon nombre de vélos, mais Engwe a prévu une autre solution avec une tige de selle amortie signée du spécialiste Zoom. Elle exploite toute simplement un ressort intégré dans le tube lui-même : un système qui, sans amortir le vélo, suffit pour absorber les chocs sur le séant, ce qui est déjà très appréciable ! Engwe propose cette tige en option – à 59 euros en principe –, en plus de la tige normale, mais nous l'avons reçue avec le vélo, ce qui nous a permis de tester son efficacité.
À noter, cette tige amortie est plus courte que la tige fixe – qui mesure 35 cm. Et du fait de sa conception, avec son "piston'", sa plage de réglage en hauteur est plus réduite, de 5 cm environ. De fait, si avec la tige ordinaire, le O20 Boost convient parfaitement à des personnes mesurant de 1,60 à 1,90 m, il faut dépasser les 1,65 m pour être à la bonne distance de pédales et du sol avec la tige amortie – aucun souci en revanche avec les personnes grandes. Dernier détail à signaler : il faut monter la selle – amovible – sur chaque tige, ce qui nécessite quelques réglages simples, mais un brin pénibles.
Engwe O20 Boost : des commandes ergonomiques
Au chapitre motricité, le O20 Boost profite d'un dérailleur Shimano Altus à 8 rapports – un de plus que sur la plupart des modèles de la marque – avec des pignons de 13 à 28 dents et un plateau de 200 mm à 48 dents doté de flasques intérieure et extérieure en aluminium, l'ensemble étant relié par une classique chaîne métallique – et pas une courroie.
Le changement de rapport s'effectue bien entendu au guidon, à l'aide deux petites gâchettes en mode push-pull – pour "monter" et "descendre" – placées à droite, à côté de l'indicateur gradué. Rien à redire, c'est le système le plus efficace et le plus ergonomique à notre goût.
Toujours au niveau du guidon, on retrouve les poignées ergonomiques et confortables chères à Engwe, avec leur revêtement doux et anti-dérapant en silicone, leur petit repose-poignet,. Elle sont juste un peu plus courtes que sur d'autres modèles, mais suffisantes, même pour de larges mains. Idem pour les commandes de freins, qui peuvent se manipuler à deux, trois ou quatre doigts sans problème.
L'affichage des principales informations (vitesse, distance, etc.) est confié à un très grand écran placé au centre du guidon. Il se limite à l'essentiel, ce qui pourra frustrer les sportifs et les geeks qui aiment suivre leurs parcours et leurs performances avec moult statistiques (cadence moyenne de pédalage, puissance moyenne du moteur, etc.). Et comme c'est le cas généralement, les commandes électriques sont confiées à un petit boîtier monté sur la branche gauche. On y trouve un bouton marche-arrêt, un autre pour l'allumage des feux et un autre pour faire défiler les informations à l'écran, en plus de deux boutons pour + et - pour changer de niveau d'assistance, de 1 à 5. On dispose même d'un mode piéton qui enclenche une assistance quand on doit pousser le vélo. Toujours pratique pour le garer ou le ranger, quand on doit parcourir plusieurs mètres à pieds.
Et c'est sous ce boîtier que l'on trouve le bouton de commande la fonction Boost, qui est incontestablement l'un des grands atouts du O20 Boost. Comme sur les autres modèles équipés de ce dispositif, il suffit de le maintenir enfoncé quelques secondes voire quelques minutes pour profiter d'un net surcroit de puissance, et donc de couple et d'accélération, ce qui permet de gravir plus facilement une côte ou d'effectuer très rapidement un dépassement ou un contournement quand la situation l'exige.
Enfin, une simple sonnette à l'ancienne – mais en forme d'anneau – complète l'équipement qui est entièrement prémonté, câbles compris, ce qui est bien appréciable. Notons au passage que Engwe suit scrupuleusement les exigences réglementaires en Europe, en dotant évidemment le O20 Boost d'un phare à Led orientable à l'avant et d'un large feu à l'arrière mais aussi de catadioptres orange, aussi bien dans les pédales que dans les rayons. C'est vraiment la totale, contrairement à d'autres marques.
Et pour ne rien oublier, signalons encore que le O20 Boost est certifié CE et qu'il bénéficie de plusieurs certifications d'étanchéité, de IPX4 pour le boîtier de batterie jusqu'à IPX7 pour le câblage. On peut donc le prendre sans problème sous la pluie et même le passer au jet d'eau sans craindre pour ses composants électriques et électroniques.
Engwe O20 Boost : un couple généreux
Qui dit assistance électrique dit bien sûr moteur. En la matière, le O20 Boost est équipé d'un modèle placé dans le moyeu arrière, directement dans la roue, plutôt que dans le pédalier. Engwe ne précise pas sa marque, mais il développe une puissance de 250 W – conformément à la législation européenne – sous 48 V avec un mode Boost en délivrant un couple maximum très confortable de 75 Nm, en profitant d'un capteur de couple plutôt qu'un capteur de cadence. Ainsi que l'exige la réglementation, la vitesse est de fait limitée à 25 km/h, mais, comme souvent, il est possible de le débrider avec une manipulation du boîtier de commande facile à trouver sur le Net. Une manipulation évidemment interdite sur la voie publique, qui expose à une lourde amende, à un an d'emprisonnement et à la confiscation du vélo par les forces de l'ordre !
L'énergie nécessaire au moteur et à l'assistance est fournie par une batterie Lithium-Ion d'une capacité très généreuse de 720 Wh – 48 V pour 15 Ah – utilisant des cellules LG, comme le souligne Engwe. Notons toutefois que l'exemplaire de présérie que le constructeur nous a fourni était équipé d'un modèle différent, de "seulement" 648 Wh, toujours en 48 V : un point à prendre en compte pour les mesures d'autonomie,
Placée sous la selle, derrière le tube vertical du cadre, elle est protégée par un verrou et un jeu de clés et s'active à l'aide d'un petit interrupteur, pour éviter une décharge par fuite. On peut la recharger aussi bien montée que démontée, ce qui est très pratique, à l'aide du chargeur fourni, un modèle délivrant 4,5 A sous 54,6 V : une belle puissance qui promet une charge complète en moins de 4 heures, ce qui est très bon dans cette catégorie de vélos, certains modèles équivalents nécessitant deux fois plus de temps pour faire le plein. Engwe indique qu'il est également possible d'utiliser un chargeur 8 A, proposé en option, ce qui permet en théorie de diviser le temps de l'opération par quasiment deux, ce que nous n'avons pas pu vérifié, faute de l'avoir tésté. Petit détail sympathique : quand on recharge la batterie alors qu'elle est en place sur le vélo, le taux de charge s'affiche directement sur l'écran. Bien vu !
Engwe O20 Boost : un écran exemplaire
L'écran du O20 est une vraie réussite. Grand, en couleurs et très lumineux, il reste parfaitement lisible en toute circonstance, y compris en plein soleil, ce qui est essentiel. Et son intensité diminue automatiquement quand on allume les feux, pour ne pas éblouir inutilement la nuit. Certes, il n'affiche que les informations de base (vitesse instantanée, niveau de charge de la batterie, mode d'assistance sélectionné, kilométrage, etc.), mais on n'a pas besoin de plus en pratique. Bref, un écran exemplaire !
Notons à ce propos que, contrairement à d'autres modèles Engwe, le O20 ne possède aucune fonction connectée. Et donc ni verrouillage-déverrouillage par Bluetooth, ni suivi de position par GPS, ni appli. Cette absence pourra gêner et même déplaire à tous ceux qui ne jurent que par leur smartphone mais, c'est à notre sens un atout, car il est ainsi bien plus simple à utiliser au quotidien, comme un vélo mécanique classique. L'absence d'antivol et d'alarme intégrés peut sembler plus problématique, mais Engwe propose en option un antivol pliable que nous n'avons pas pu tester – et sur lequel nous ne nous prononcerons donc pas –, mais qui est inclus d'emblée dans un petit ensemble de bonus offert.
Mieux encore, ce paquet cadeau comprend un tracker Bluetooth livré en standard avec le vélo, un Mtag : un petit galet rond et plat, de type AirTag, qu'il suffit de fixer sur le cadre et qui permet de suivre en temps réel la position et les mouvements du O20 sur un smartphone – un iPhone ou un Android – après association et configuration. Rien d'exceptionnel en soi, mais très pratique, d'autant qu'il est offert et qu'il peut servir pour autre chose que le vélo ! Notons que si Engwe n'a pas prévu d'emplacement spécial pour le fixer discrètement, il est parfaitement possible de le glisser dans le cadre ouvert, comme nous vérifié : il faut juste me maintenir avec un petit chiffon en veillant à ne pas gêner les câbles.
Engwe O20 Boost : une vraie polyvalence
Bien entendu, un vélo se juge surtout en roulant. Et pour recueillir un maximum d'avis, nous l'avons fait essayer par plusieurs personnes lors de nos tests, avec des profils très différents (sexe, taille, poids, gabarit, âge, etc.). Les retours ont tous été très positifs.
Tous ont apprécié l'accessibilité, avec le cadre ouvert, très facile à enjamber, ainsi que le confort général : la seule remarque concernait la selle, un brin étroite et pas assez moelleuse pour de certaines personnes. De même, la position de conduite a été jugée très agréable. De fait, compte tenu de sa conception, et comme la plupart des vélos pliants, le O20 se pilote "droit", avec le dos quasiment à la verticale, ou légèrement penché vers l'avant, selon le réglage du guidon. Rien à voir, donc, avec un vélo de course sur lequel il faut plutôt se coucher pour minimiser la résistance à l'air.
Toujours en terme de confort, la suspension avant fait très bien son travail en absorbant efficacement les irrégularités de la route, y compris sur des chemins de terre en forêt. Et sa tige de selle suspendue s'avère bien plus agréable que la fixe : une option vivement conseillée, donc.
Tous les "cobayes" ont adoré la maniabilité du O20, qui se révèle très agile sur tous les terrains, en ville comme en campagne, sur l'asphalte, des pavés, des chemins de terre, du gravier ou même de l'herbe, grâce à ses roues de petit diamètre et à ses poignées ergonomiques. Un excellent point et un atout indéniable au quotidien, notamment pour circuler en milieu urbain, entre les voitures et d'innombrables obstacles,
Comme sur les autres modèles Engwe que nous avons pu tester, le freinage – qui coupe automatiquement l'(alimentation du moteur – s'avère d'une efficacité remarquable grâce au système hydraulique à grands disques : même lancé à pleine vitesse sur une route goudronnée, on s'arrête en moins de deux mètres – 1,5 m en moyenne – en freinant fort. Et même immédiatement, en quelques centimètres, quand on ne roule pas à fond. Spectaculaire et très appréciable en cas d'urgence, d'autant qu'il sait aussi se montrer doux et progressif selon le dosage !
Satisfecit général aussi pour les commandes, qu'il s'agisse du changement de rapports mécaniques ou du choix des niveaux d'assistance. Le O20 est vraiment très simple à utiliser. D'autant que le capteur de couple se révèle particulièrement réactif : un quart de tour de pédalier suffit pour que l'assistance se déclenche au démarrage, à l'arrêt. Et il est encore plus vif en roulage, en réagissant au moindre appui sur les pédales. Rien à dire, c'est parfait !
Engwe O20 Boost : un booster jouissif
Et la puissance est au rendez-vous, en toutes circonstances, avec les 75 Nm de couple du moteur. Le niveau 1 est amplement suffisant pour rouler sur du plat, même avec un vent faible. Les niveaux 2 et 3 sont idéaux dès qu'il y a des dénivelés faibles ou moyens, avec un vent plus sensible. Et les niveaux 4 et 5 s'avèrent parfaits pour les grosses côtes et les vents forts, ainsi que pour s'amuser un peu sur des chemins, des sentiers ou même des champs, en campagne ou en forêt – sans faire de véritable tout-terrain, le O20 n'étant pas conçu pour cela. Dans tous les cas, on peut parcourir des kilomètres quasiment sans effort. On peut même rouler sans aucune assistance sur du plat sans vraiment souffrir, ce qui est très appréciable quand la batterie est vide – ou quand on veut l'économiser.
Mais le gros "plus" du O20, l'un de ses meilleurs atouts, c'est incontestablement son mode Boost. Comme sur le Engine Pro 3.0 Boos, ce "survitamineur" temporaire donne un vrai coup de fouet quand on en a besoin, pour franchir une côte raide, gravir une butte, ou effectuer une manœuvre d'urgence pour un dépassement par exemple. Et son action est proprement spectaculaire, d'autant qu'il est très réactif. Départ arrêté, on atteint les 25 km/h – la vitesse maximale réglementaire – en à peine quatre secondes en enclenchant le mode Boost, et en pédalant fort, évidemment. Une vraie fusée ! Idem en roulant à vitesse moyenne, le Boost apportant instantanément un surcroit de puissance très appréciable, accompagné par un petit bruit de moteur très agréable. Disons-le clairement, c'est vraiment jouissif !
L'éclairage est remarquablement efficace : le phare orientable projette un faisceau très lumineux pour bien éclairer la route à l'avant, tandis que le feu arrière, vraiment très puissant, reste parfaitement visible, même en plein jour. Aucun risque de passer inaperçu, même de nuit sous la pluie. On regrette juste qu'il ne soit pas associé aux freins pour servir de feu stop, ce qui serait bien utile, aussi bien en ville que sur la route. Peut-être dans une prochaine version…
Engwe O20 Boost : une autonomie très confortable
Côté autonomie, Engwe annonce jusqu'à 140 km dans des conditions optimales, avec le niveau 1 de l'assistance et la batterie définitive de 720 Wh. En pratique, lors de nos tests avec la batterie de présérie, de plus faible capacité, nous avons pu parcourir 95 km au total avec une seule charge, sur des routes et des chemins divers, avec un relief varié — et notamment des côtes –, du vent parfois fort, et en utilisant différents niveaux d'assistance, jusqu'à 5, et en jouant de temps à autre avec le Boost. On peut estimer qu'avec la plus grosse batterie, on atteindrait 105 voire 110 km dans les mêmes conditions. Un excellent bilan, donc, qui permet non seulement d'effectuer sans souci plusieurs petits trajets quotidiens – pour aller travailler, par exemple –, mais aussi d'entreprendre de grandes randonnées sans risquer de tomber en panne de batterie.
La recharge – qui peut donc s'effectuer aussi bien avec la batterie en place que déposée, come mentionné plus haut –, est est assez rapide : lors de nos tests, il nous a en effet fallu 3 heures 30 en moyenne pour faire un plein complet, jusqu'à 100 %. C'est nettement plus court qu'avec la plupart des modèles de cette catégorie, certains nécessitant près d'une nuit. Une durée parfaitement compatible avec une charge en journée, sur le lieu de travail notamment, d'autant qu'il n'est pas toujours nécessaire d'atteindre les 100 %.
Engwe O20 Boost : un vélo exemplaire à prix exceptionnel
Au final, Engwe frappe vraiment très fort avec le O20. Si l'on met de côté deux reproches mineurs – l'absence de feu stop et la selle au confort perfectible –, c'est même un sans faute. Bien construit, facilement pliable et transportable, très bien équipé, maniable, confortable, à la fois sain et sûr dans son comportement avec son freinage exceptionnel, il se distingue aussi par son autonomie remarquable et son couple élevé, et finit de séduire par son excellent mode Boost, aussi impressionnant et amusant qu'utile.

Mais ce qui finir de convaincre, c'est le prix : affiché au prix officiel de 1299 euros, le O20 Boost est proposé à seulement 1099 euros sur le site Engwe pendant sa période de lancement, avec plusieurs accessoires en cadeau. Et on peut même l'obtenir pour moins cher avec des codes promo. Disons-le clairement : nous avons vraiment adoré le O20 Boost, qui s'impose comme une grande réussite et comme l'un des meilleurs modèles d'Engwe, par sa polyvalence et sa combinaison performances-équipement-prix.
Compte tenu de ses qualités et de son équipement, ultra complet, le O20 Boost apparaît même comme un véritable game changer qui écrase la concurrence. À titre de comparaison, le BTWIN E-FOLD 900 de Decathlon, un modèle pliant plus léger, ne dispose que d'une batterie de 250 Wh et d'un moteur à 35 Nm de couple, le tout sans aucun amortisseur pour 1699 euros ! Et on pourrait multiplier les exemples avec d'autres marques prestigieuses. C'est bien simple, trois de nos cobayes en ont commandé un quelques jours après l'avoir essayé ! C'est dire s'ils ont été séduits par ce vélo quasi parfait. Leur seule frustration, c'est de devoir attendre un peu pour la livraison, Engwe croulant visiblement sous les demandes de ce modèle…































