Ces marques vendent moins de voitures : c'est le moment de négocier de belles ristournes
Le marché automobile français retrouve des couleurs cette année, mais tous les constructeurs ne profitent pas de cette embellie. Un déséquilibre qui joue directement en faveur de certains acheteurs, à condition de savoir où regarder.
Entre janvier et juillet 2026, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 2,65 % dans l'Hexagone, un rythme qui s'est même accéléré en juillet avec une hausse de 9 % sur un an, portée notamment par un Renault en pleine forme. Une bonne nouvelle pour le secteur dans son ensemble, après des années difficiles, mais qui masque des trajectoires très contrastées d'un constructeur à l'autre. Or ce sont précisément ces écarts qui déterminent, showroom après showroom, la marge de manœuvre laissée aux clients au moment de discuter le prix.
La logique est simple à comprendre. Quand une marque dépasse ses objectifs, les vendeurs n'ont aucune raison de brader leurs modèles : les stocks tournent bien, la demande suit, la négociation reste symbolique. C'est le cas de Fiat, dont les ventes ont grimpé de plus de 50 % sur les sept premiers mois, ou de Tesla, Citroën, Skoda, Volvo et Opel, tous en nette progression. À l'inverse, quand les chiffres reculent, les objectifs commerciaux fixés en début d'année deviennent plus difficiles à atteindre, et les concessions cherchent alors à compenser par des gestes plus généreux sur les tarifs.
Plusieurs marques très installées dans le paysage français se trouvent justement dans cette situation. Peugeot recule de 6,5 % sur la période, Hyundai de 6 %, Jeep de 7 %, Nissan et Cupra de 8 %, DS de 10 %. Plus frappant encore, Dacia affiche une baisse de 10 à 11 % selon les mois, un repli que le constructeur roumain attribue en partie à des retards de livraison logistiques mais aussi à une concurrence chinoise de plus en plus vive, combinée à une hausse récente de ses tarifs. La marque, réputée avare en cadeaux commerciaux, en est même venue à proposer des mois de loyer offerts sur ses modèles vendus en location : du jamais vu chez Dacia !
D'autres reculs sont encore plus marqués : moins 19 % chez Ford, moins 20 % chez Seat, moins 18 % chez Alfa Romeo, moins 21 % chez Lexus. Et certains chiffres frisent la débâcle commerciale, avec une chute de 56 % chez Mitsubishi et de 59 % chez Abarth, une marque qui devient de fait aussi confidentielle que Ferrari en volume, sans en avoir les marges.
Deux rendez-vous s'annoncent particulièrement propices pour transformer ces difficultés en bonne affaire personnelle. Les journées portes ouvertes organisées en concession du 11 au 14 septembre offriront des conditions resserrées dans le temps, suivies quelques semaines plus tard par le Mondial de l'automobile, prévu du 12 au 18 octobre à Paris, où les marques dévoilent traditionnellement leurs offres les plus agressives pour finir l'année sur de bons chiffres. Autant d'occasions de faire jouer la concurrence, en particulier pour qui n'a pas encore arrêté son choix sur un modèle précis et peut se permettre de comparer plusieurs enseignes en délicatesse.