E102, E249, E554… Ce site gratuit vous indique les additifs alimentaires à éviter absolument

E102, E249, E554… Ce site gratuit vous indique les additifs alimentaires à éviter absolument

Colorants, conservateurs, émulsifiants… Plus de 300 additifs sont autorisés en Europe, mais tous ne se valent pas. Heureusement, un outil en ligne gratuit permet de repérer en quelques secondes ceux qu'il vaut mieux éviter.

Ils se cachent en petits caractères au dos des emballages, dans la liste des ingrédients, sous des dénominations chimiques ou, le plus souvent, sous des appellations cryptiques comme E330, E471 ou E250. Ces codes mystérieux désignent les additifs alimentaires, ces substances ajoutées pour colorer, conserver, épaissir ou relever le goût des aliments industriels.

Plus de 300 sont autorisés dans l'Union européenne. Et tous ont été évalués par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, l'Efsa. Faut-il pour autant les avaler les yeux fermés ? Pas vraiment. De nombreuse publications scientifiques pointent les doutes qui pèsent sur certains d'entre eux en terme de santé, parfois des années après leur autorisation.

Encore faut-il s'y retrouver ! Le code donne un premier indice : la centaine indique la famille. Les E100 regroupent les colorants, les E200 les conservateurs, les E300 les antioxydants et les correcteurs d'acidité, les E400 les épaississants, gélifiants et émulsifiants. Mais ce numéro ne dit rien d'un risque éventuel.

C'est là qu'intervient un outil gratuit et méconnu, mis en ligne par l'association Que Choisir Ensemble, anciennement UFC-Que Choisir. Ses experts ont passé en revue la littérature scientifique et les avis de l'Efsa pour classer les 335 additifs autorisés en quatre catégories.

© Que Choisir Ensemble

Il y a d'abord 111 additifs jugés "acceptables", sans risque connu à ce jour. Les 111 suivants sont "tolérables", avec une vigilance pour certaines personnes, en cas d'allergie par exemple. Viennent ensuite 85 additifs "peu recommandables", pour lesquels plusieurs études pointent des effets indésirables. Enfin, 28 additifs sont classés "à éviter". Pour ceux-là, les effets suspectés semblent suffisamment sérieux à l'association, avec souvent un risque de dépasser la dose journalière admissible.

Cette liste rouge compte plusieurs colorants azoïques, comme la tartrazine (E102) ou le rouge allura (E129). On y trouve aussi les nitrites et nitrates (E249 à E252) utilisés dans la charcuterie, les benzoates (E210 à E213), qui servent de conservateurs, ou encore le silicate alumino-sodique (E554), un antiagglomérant. Le tableau réserve aussi quelques surprises, car " naturel " ne rime pas toujours avec inoffensif. Le carmin de cochenille (E120), tiré d'un insecte, est ainsi jugé peu recommandable. Le E466, un épaississant dérivé de la cellulose, écope de la même mention.

Classé par codes, le tableau se filtre aussi par fonction (colorant, conservateur, édulcorant…), par autorisation en bio ou par risque d'allergie, et chaque additif dispose de sa propre fiche. De quoi décrypter une étiquette en quelques secondes, smartphone en main, au rayon du supermarché. Reste une évidence qu'aucun classement ne remplacera : plus un produit utilise d'additifs, plus il est transformé. En clair, moins on voit de codes en E dans une liste d'ingrédients, moins il y a de questions à se poser. Les carottes et les pommes n'ont jamais eu besoin du moindre numéro !