Peu de gens y pensent : ces petits défauts anodins recalent votre voiture au contrôle technique

Peu de gens y pensent : ces petits défauts anodins recalent votre voiture au contrôle technique

Avant un passage au contrôle technique, la plupart des automobilistes pensent à vérifier leurs freins et leurs pneus. Mais chaque année, beaucoup doivent payer une contre-visite pour des petits défauts qu'ils n'avaient pas remarqués

Tous les automobilistes connaissent la règle : ils doivent passer leur véhicule au contrôle technique tous les deux ans, après une période initiale de quatre ans, quand il est neuf. Quand tout est en règle, ils repartent avec un procès-verbal et un timbre collé sur le certificat d'immatriculation. Mais quand un problème est détecté, ils doivent passer une contre-visite après l'avoir réglé.

La contre-visite coûte entre 20 et 30 euros selon les centres, et elle impose de revenir faire contrôler le ou les points défaillants dans un délai de deux mois. Une contrainte agaçante, d'autant plus quand elle aurait pu être évitée avec dix minutes de vérification la veille. Car certains motifs de recalage n'ont rien à voir avec la mécanique profonde du véhicule – ils concernent des éléments que l'on touche ou que l'on voit chaque jour sans y prêter attention.

L'éclairage est le premier grand pourvoyeur de mauvaises surprises. Toutes les ampoules sont vérifiées sans exception : feux de croisement, de route, antibrouillard, feux-stop, clignotants – et l'éclaireur de plaque d'immatriculation, cette minuscule ampoule logée sous le coffre que personne ne regarde jamais. Une seule ampoule grillée sur l'éclairage de plaque suffit à déclencher une défaillance majeure et donc une contre-visite. Le test prend trente secondes avec une deuxième personne pour appuyer sur la pédale de frein pendant qu'on fait le tour du véhicule.

© hryshchyshen - 123RF

Les essuie-glaces et le lave-glace tombent dans la même catégorie des oubliés. Des balais d'essuie-glaces déchirés ou en mauvais état constituent un motif de contre-visite, tout comme un réservoir de lave-glace vide – les contrôleurs testent systématiquement les gicleurs avant et arrière. Un balai à moins de dix euros chez n'importe quel équipementier, un bidon de lave-glace : voilà deux dépenses dérisoires qui évitent bien des allers-retours. Le moteur de l'essuie-glace arrière est lui aussi contrôlé, et son dysfonctionnement entraîne une défaillance majeure.

Le klaxon fait partie des points que beaucoup ne pensent pas à tester avant le rendez-vous. Son non-fonctionnement est classé en défaillance majeure, au même titre qu'un rétroviseur endommagé, mal fixé, ou réparé avec du ruban adhésif. Un rétroviseur dont le miroir est fissuré ou dont le réglage électrique ne répond plus peut lui aussi déclencher une contre-visite, même si la coque extérieure est intacte.

Le pare-brise réserve également des surprises. Un impact ou une fissure situé dans le champ de vision direct du conducteur constitue un motif de contre-visite – et la zone concernée est plus large qu'on ne l'imagine. Un impact en apparence périphérique peut être jugé problématique selon son emplacement précis. La réparation d'un éclat par injection de résine, souvent prise en charge à 100% par les assurances, reste bien moins coûteuse qu'un remplacement de pare-brise complet – et bien plus rapide que de repasser au contrôle.

La ceinture de sécurité est également contrôlée : une sangle coupée, effilochée ou présentant des signes de distension entraîne une défaillance majeure. Le bouton de feux de détresse est lui aussi vérifié – s'il reste bloqué en position activée ou ne répond plus, c'est une contre-visite assurée.

Enfin, la plaque d'immatriculation doit être en bon état, correctement fixée et conforme. Une plaque tordue, illisible ou mal attachée constitue un motif de recalage. Il en va de même pour la carte grise : seul l'original est accepté au contrôle technique – une photocopie, même parfaite, ne suffit pas, et son absence empêche tout simplement de démarrer la visite.

Une demi-heure de vérification consciencieuse, une lampe de poche pour tester tous les feux, un appui sur le klaxon, un regard sous le capot pour les niveaux – ces gestes simples suffisent à éviter la grande majorité des contre-visites qui auraient pu être évitées.