Après les lunettes connectées, Meta préparerait un collier IA capable d'écouter les conversations
Après le succès de ses lunettes connectées Ray-Ban, Meta travaillerait sur quatre nouveaux modèles ainsi qu'un abonnement payant pour profiter de fonctions IA exclusives. Mais, surtout, le groupe préparerait un collier IA un peu particulier...
Alors que ses lunettes Ray-Ban Meta rencontrent un fort succès, le groupe de Mark Zuckerberg poursuit sa stratégie de développement d'appareils intégrant de l'intelligence artificielle. Selon des documents internes consultés par The Information, il travaillerait notamment sur un pendentif connecté capable d'écouter les conversations de son porteur, ainsi que sur plusieurs nouvelles paires de lunettes intelligentes et une offre d'abonnement destinée aux entreprises. Des produits ambitieux, mais qui posent, encore et toujours, de sérieux problèmes au niveau de la confidentialité des données.
Collier connecté Meta : un assistant IA qui écoute les conversations
Cette rumeur ne sort pas de nulle part. En décembre 2025, Meta rachetait la jeune entreprise Limitless. Cette dernière avait conçu un appareil portable prenant la forme d'un petit microphone Bluetooth pouvant être porté autour du cou ou fixé à un vêtement. Son rôle consistait à enregistrer les échanges vocaux de l'utilisateur afin d'en produire automatiquement, grâce à l'IA, des transcriptions, des résumés et des notes consultables par la suite. "Nous sommes ravis que Limitless rejoigne Meta pour nous aider à accélérer nos travaux de développement d'objets connectés dotés d'IA", s'était alors réjoui Meta.
Mais, suite à ce rachat, la jeune start-up avait complètement cessé de commercialiser ses appareils, suggérant que le géant des réseaux sociaux souhaitait s'appuyer sur cette technologie pour développer son propre appareil dopé à l'intelligence artificielle. Et, justement, des tests de ce fameux produits seraient prévus au cours de l'année à venir.
Ce projet vient relancer l'éternel débat sur la vie privée et la surveillance, d'autant plus que les informations disponibles ne précisent pas quelles garanties techniques ou réglementaires accompagneraient ce futur produit, ni dans quelles conditions les données collectées seraient traitées. Mais l'idée que l'appareil soit "toujours à l'écoute" pose un sérieux risque de confidentialité, notamment pour les personnes autour de l'utilisateur qui n'ont pas consenti à être enregistrées.
D'ailleurs, le RGPD, la réglementation européenne qui encadre le traitement des données personnelles dans l'Union européenne, interdit formellement d'enregistrer les conversations d'un individu sans le prévenir. Cela avait d'ailleurs empêché la commercialisation sur le Vieux Continent d'un produit similaire (et très controversé), baptisé AI Friend, en avril dernier (voir notre article).
Lunettes connectées Meta : vers un usage plus professionnel de l'IA ?
Le pendentif ne constitue cependant qu'un élément d'une stratégie plus vaste. Meta travaillerait également sur quatre nouveaux modèles de lunettes connectées prévus pour la fin de l'année. L'entreprise cherche à capitaliser sur le succès commercial rencontré par ses lunettes développées avec Ray-Ban et à étendre sa présence sur le marché des appareils portables intégrant l'intelligence artificielle. Toutefois, ces modèles viseraient un public plus professionnel, qui souhaite optimiser ses journées en évitant de prendre des notes.
En parallèle, Meta envisagerait également de lancer un abonnement baptisé "Wearables for Work", qui pourrait offrir des services supplémentaires, axés sur la productivité, aux utilisateurs des appareils connectés Meta – dont ses lunettes connectées. Une note d'Alex Himel, vice-président de Meta en charge des objets connectés, révèle que le groupe chercherait à augmenter l'usage de ses modèles d'IA et à convertir une partie de cet usage en abonnements. Il espère atteindre au moins dix entreprises comme clients ainsi que 10 millions d'objets connectés vendus au deuxième semestre 2026. Meta va pour cela s'étendre à de nouveaux pays ainsi qu'à de nouveaux constructeurs, étant donné qu'il ne travaille actuellement qu'avec Ray-Ban et Oakley.
