5G : vers un déploiement plus rapide que pour la 4G ?

5G : vers un déploiement plus rapide que pour la 4G ?
Pour un déploiement plus rapide de la couverture 5G, l’État promet de baisser le prix d'acquisition des fréquences

(CCM) — Alors que le réseau 4G ne couvre toujours pas 100% du territoire français ni de sa population, les opérateurs sont déjà tournés vers l'avenir et la 5G. Avec en ligne de mire l'acquisition des fameuses fréquences, dont l'attribution à déjà pris du retard. Pour accélérer la cadence, et surtout faire en sorte que le développement du réseau se fasse plus rapidement que celui du réseau 4G, le gouvernement français va accorder une substantielle ristourne aux opérateurs mobiles.

Du côté du Secrétariat d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, en charge de gérer la vente des fréquences aux opérateurs, on a en effet visiblement appris des différentes erreurs du déploiement de la 4G. La Secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher l'avait déjà annoncé il y a plusieurs mois et l'a de nouveau confirmé à nos confrères du Figaro : le prix des réserves des enchères pour l'attribution des fréquences devrait être "plus proche de 1,5 milliard d’euros que de 3 milliards". Pour mémoire, il avait atteint 2,5 milliards d'euros pour la 4G, ce qui avait été une des causes de son déploiement au ralenti.

Mais ce geste commercial plutôt sympathique pour les opérateurs aura cependant une contrepartie importante pour les consommateurs. En effet, Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR seront priés de prendre "des engagements forts" concernant la couverture du territoire. En clair, ils sont sommés d'accélérer un peu le mouvement, d'autant que la France a déjà pris du retard, et pas uniquement en raison de la mise aux enchères retardées des fréquences.

Malgré cette bonne volonté visible du gouvernement, il faut espérer que les opérateurs tiendront leurs promesses. Ils peuvent en tout cas se réjouir que le scénario du déploiement 5G n'ait pas été le même que chez nos voisins italiens, où le prix d'attribution des fréquences a atteint 6,55 milliards d'euros.

Le déploiement pourrait également prendre du plomb dans l'aile en raison de la loi "Huawei". Encore en discussion, cette loi obligerait - si elle est définitivement ratifiée - les opérateurs à obtenir une autorisation de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information avant toute installation, par mesure de sécurité. Même si tous les équipementiers seraient concernés, cette loi fait bien sûr écho à la vague de suspicion autour de Huawei, qui reste le premier fournisseur d'infrastructure 5G.

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