Bientôt des centaines de drones pour surveiller les rues de Paris ?

Bientôt des centaines de drones pour surveiller les rues de Paris ?
Candidat déclaré à la mairie de Paris, Mounir Mahjoubi souhaiterait déployer un dispositif de sécurité combinant des drones, des boutons d'urgence et des caméras de surveillance de nouvelle génération.


Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD), Mounir Mahjoubi, ancien secrétaire d'État chargé du Numérique et nouveau candidat à la mairie de Paris, a déclaré vouloir mettre en place un système de sécurité à haute technologie pour protéger les Parisiens. Il propose ainsi de déployer un dispositif comprenant 240 drones, 20 000 boutons d'appel d'urgence et des caméras de type Lidar de dernière génération.

Comme il l'explique au JDD, Mounir Mahjoubi aimerait installer dans les rues des boutons d’urgence permettant d'alerter immédiatement les secours en cas de danger, mais aussi en distribuer aux habitants se sentant vulnérables ou menacés. Il propose également de mettre en place une flotte de drones répartis dans 240 quartiers couvrant chacun une dizaine de rues, rappelant que la préfecture de police utilise déjà ce type d'outil. Chaque appareil serait contrôlé 24 heures sur 24 par des agents formés spécialement, afin de se rendre immédiatement sur une zone où un problème serait signalé. Ces drones ne voleraient pas en permanence pour effectuer des rondes, comme on le voit dans les romans de SF, mais interviendraient uniquement en cas d'alerte, pour recueillir très rapidement un maximum d'informations.

Complété par un réseau de caméras Lidar - une technologie télémétrique à ondes lumineuses - , capables de détecter des dangers sans enregistrer les visages, le dispositif imaginé par l'ex-secrétaire d'État chargé du Numérique coûterait près de 4 millions d'euros à la municipalité. Une somme que Mounir Mahjoubi met en regard des économies qui pourraient être réalisées par ailleurs. arguant que la sécurité est l'affaire de tous et qu'elle dépasse les traditionnels clivages politiques. Et même s'il assure que ce dispositif de protection ne constitue en aucun cas une intrusion dans la vie privée, certains observateurs s'inquiètent déjà de cette débauche technologique annoncée et de ses éventuelles dérives à la Big Brother...

Illustration : © PXhere