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Google doit déréférencer plus de 4 milliards de liens pirates

Félix Marciano - dimanche 24 mars 2019 - 14:22
Google doit déréférencer plus de 4 milliards de liens pirates
Suite aux demandes des titulaires de droits d'auteur, le moteur de recherche doit supprimer plus de 4 milliards d'URL pointant vers des contenus illicites.

Google vient de franchir un nouveau cap symbolique. Dans son dernier rapport de transparence, le moteur de recherche indique en effet avoir dénombré plus de 4 milliards de liens - 4 008 310 892 très exactement - à supprimer suite aux demandes des titulaires de droits d'auteur du monde entier. C'est un milliard de plus - soit une augmentation de 33 % - qu'en 2017.

Ces demandes de déréférencement concernent 2 287 549 domaines hébergeant des contenus illicites - en clair, des copies pirates de musiques, des films, de libres ou de logiciels. Elles proviennent de 168 587 titulaires de droits d'auteur - des auteurs eux-mêmes ou de leurs représentants légaux -, qui ont signalé à Google des liens illicites en utilisant le formulaire Web mis à leur disposition, conformément aux exigences du Digital Millennium Copyright Act (DMCA).

Dès réception du dossier complet, Google s'engage à étudier la plainte et à supprimer les liens incriminés de ses résultats de recherche, si la demande est justifiée, ce qui n'est pas systématique. La firme de Mountain View donne ainsi dans son rapport plusieurs exemples de demandes abusives ou fantaisistes n'ayant entraîné aucune suppression - comme celle émanant d'un acteur britannique prétendant agir pour le compte de la 20th Century Fox, qui protestait contre un blog le présentant dans un film illustrant le pire de 2013...

La plupart des demandes proviennent toutefois d'organisations plus sérieuses et plus influentes, comme Universal Music Group, Sony Music Entertainment, Warner Bros, la British Recorded Music Industry Ltd, la Sacem, StudioCanal, Athors Guild, etc. Elles concernent essentiellement des sites de partage de contenus piratés et des hébergeurs de fichiers comme israbox.net, deep-warez.org, ddload.tv, filestube.com, chomikuj.pl, 4shared.com, torrentz.eu, rapidgator.net, ebook.bike, etc. Détail amusant, toutes les URL incriminées sont données en clair dans le rapport de Google, qui fournit ainsi une sorte d'annuaire des domaines les plus "nocifs" du moment...

Face au nombre de demandes recensées et de domaines mis en cause, le travail d'analyse et de déréférencement semble colossal, même pour un société comme Google qui dispose de moyens considérables. D'autant que, comme nous l'avons déjà signalé à plusieurs reprises, les équipes qui animent les sites pirates n'hésitent pas à changer régulièrement d'adresse pour contrecarrer les mesures des moteurs de recherche (voir actualité). Un jeu de chat et de souris qui n'est sans doute pas près de prendre fin...

Illustration : © PXhere

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