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Zuckerberg au Sénat US: premier bilan

BenjaminWalewski - mercredi 11 avril 2018 - 10:32
Zuckerberg au Sénat US: premier bilan
Lors d'une première audition de 5 heures, Mark Zuckerberg a répondu aux questions (faciles) des sénateurs américains.

(CCM) — On a beau savoir que Mark Zuckerberg est l'une des personnes les plus puissantes et influentes du monde, on oublie parfois qu'il n'est âgé que de 33 ans... Et que même à cet âge-là, on est dans ses petits souliers lorsque l'on se fait tancer par les représentants de l'autorité. C'est à peu près ce qu'il s'est passé lors de sa première journée d'audition publique devant le Sénat Américain dans le cadre de l'affaire Cambridge Analytica.


Pendant cinq heures, Mark Zuckerberg a du s'excuser face aux attaque sur les manquements de son service et répondre au question de sénateurs parfois un peu dépassés par le sujet. Les sénateurs ont par exemple demandé comment Facebook collectait ses données, combien de temps elles étaient conservées ou comment les utilisateurs du réseau pouvaient contrôler ces données. Des questions dont on trouve facilement la réponse en cherchant un peu sur Google, et c'est d'autant plus dommage car les sénateurs ont oublié de poser la question la question cruciale : que fait précisément Facebook de toutes ces données ? Et pourquoi des services tiers ont pu y accéder ?

L'audience a certainement aussi permis aux sénateurs de prendre conscience du pouvoir acquis par Facebook. Lorsque le sénateur Lindsey Graham a demandé à Zuckerberg de lui donner le nom d'un principal concurrent, ce dernier a commencé par nommer Apple, Amazon, Google et Microsoft. Peu satisfait, le sénateur a réitéré sa question à deux reprises et Zuckerberg n'ayant pas de réponse claire, il a fini par demander "Vous ne pensez pas que vous avez un monopole?". Éclats de rires dans la salle quand le patron de Facebook a répondu "Je ne vois pas cela comme ça".

Autre point important évoqué lors de l'audience, la gratuité de Facebook. Plusieurs questions concernaient le "business model" de l'entreprise et la collecte de donnée à des fins publicitaires, et des sénateurs ont donc demandé si une version payante et sans publicité était une chose envisagée. Si Zuckerberg a affirmé qu'il y aurait toujours une version gratuite, il n'a pas exclu qu'une version payante puisse être considérée dans le futur.

Enfin, Mark Zuckerberg a aussi répondu à la tenace légende urbaine affirmant que Facebook accédait au micro pour écouter les conversations et grappiller des données. Questionné sur ce point, Mark Zuckerberg a tout simplement répondu "Non".

Après cette première journée d'audience plutôt facile pour le patron de Facebook, les sénateurs vont-ils se montrer plus incisifs et aborder des sujets plus sensibles ? Réponse dans quelques heures.

Photo : © Frederic Legrand - COMEO - Shutterstock.com
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