Donnez votre avis

Un premier médicament connecté autorisé

Hervé Didier - vendredi 17 novembre 2017 - 11:32
Un premier médicament connecté autorisé
Les Etats-Unis viennent d'autoriser la mise sur le marché d'un pilule connectée, capable de surveiller les patients.

(CCM) — La FDA américaine a récemment autorisé (lien en anglais) un premier médicament connecté, qui surveille la prise des traitements par les patients. Cette pilule connectée baptisée Abilify MyCite pourrait révolutionner le rapport que les malades entretiennent avec leur santé.

Une fois avalée, la pilule se loge dans l’estomac. De là, elle transmet ses données à un patch porté par le patient, qui à son tour peut communiquer avec un médecin ou un proche du malade. Pour fonctionner, le système repose sur un capteur mesurant en permanence l’acidité de l’estomac. Ainsi, il est possible de savoir si le malade prend régulièrement son traitement. La capteur permet également de suivre les doses de médicament ingérées, leur régularité et d'autres données de santé plus personnelles comme le sommeil, l'activité physique etc.

Cette pilule connectée pourrait donc permettre de surveiller très étroitement le comportement de patients à risque. Le mauvais suivi des traitements coûte cher au système de santé américain, et le micro-capteur mis au point par les chercheurs d’Abilify permettraient de le réduire considérablement.

Mais avant même sa commercialisation effective, le traitement révolutionnaire inquiète déjà les experts. Comment respecter le libre arbitre de chacun vis-à-vis de sa propre santé ? Et comment éviter les dérives potentielles liées à la protection des données personnelles de santé. L'avancée des laboratoires Abilify a au moins le mérite de remettre ces questions au centre du débat.

Photo : © funnyangel - Shutterstock.com
Ajouter un commentaire

Commentaires

Bonsoir,
Le 15/11 au journal de 20 h sur TF1, G. Bouleau évoquait cette expérience de médicament connecté aux USA. Il relatait le fait qu'en France, ce type d'expérience avait été effectué sur les appareils traitant les apnées du sommeil. Il ajoutait que le Conseil d'Etat avait cassé cette expérience il y a 2 ans.
Or, je suis appareillée la nuit pour cette pathologie et je suis rigoureusement le traitement y compris lors de mes déplacements. Il y a 2 mois, la Société qui surveille mon traitement est venue à mon domicile pour mettre en service un dispositif qui, via mon wifi, c'est à dire via ma ligne téléphonique, permet à la Caisse de Sécurité Sociale de suivre la régularité de mon traitement à distance. Je précise que ladite Caisse de S.S. ne m'a pas prévenue de la mise en service de ce système. J'ai alors posé la question du suivi lors de mes déplacements. L'Infirmière m'a expliqué que, dans ce cas, l'appareil enregistre les données sur la carte électronique qui se trouve à l'intérieur et, lorsque je rentre chez moi, l'appareil se reconnecte à mon wifi et envoie une mise à jour à la Caisse de S.S. qui donc est informée de mes allers et venues. Qu'en est-il de la décision du Conseil d'Etat ? Cela pose question .....
deufftth
Messages postés
25
Date d'inscription
dimanche 4 septembre 2011
Statut
Membre
Dernière intervention
24 novembre 2017
3 -
Bonjour,
moi je me pose plus que des questions, je suis très arrêté sur ce genre d'avancées médicales.

Je suis toujours inquiet lorsqu'il est question «d' ingestion de Transmetteurs de données», ou de nano-robots.
Ces pseudo avancées Hi-Tech, je les aime bien dans les livres et les films, mais dans la vie réel? Mmm...non pas - pas convaincu - , plutôt contre. Je précise; personnellement contre pour moi et pas nécessairement contre la décision des autres, à chacun ses propres décisions, tant que l'on a le choix, surtout!

Après, devrons-nous craindre d'ingérer des médicaments qui pourrait êtres potentiellement "pucés"(transmetteurs)?!
Souhaitable que non, pour notre santé mentale.

Peut-être devrait-ils redéfinir leurs priorités? Surtout s'ils trouvent que nous guérir et nous mettre sous supervisions médicales leurs coûtes trop cher.
J'ai travaillé dans un hôpital, et puis affirmer que la bonne gestion des enveloppes en tout leurs différents départements, seraient de nature à êtres mieux supervisées et approuvées de façons plus judicieuses et sensées. Vraiment.

Pour l'heure, j'aime bien mon "DistrMédic"(pilulier), ma bonne alimentation, mes infusions médicinales, et mon jugement quand à mes intuitions sur ma condition tant psychique que physique.

À chacun ses choix et démarches, à chacun sa santé.
Cordialement,
Deufftth
Québec, Canada
MiniApp
Messages postés
655
Date d'inscription
lundi 21 juillet 2014
Statut
Membre
Dernière intervention
22 février 2019
27 -
Gros risque, risque de DRM sur les traitements, vie privée bof. Dans le pire des cas un virus informatique pourra tuer le patient, pas forcément directement, il peut envoyé de mauvaises infos à la place de la puce et provoquer des sur/soustraitements !
Commenter la réponse de mamy.nicole