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Ni Pigeons Ni Espions : l'opposition à la loi sur le renseignement

Jérôme Perrier - mercredi 15 avril 2015 - 15:53
Ni Pigeons Ni Espions : l'opposition à la loi sur le renseignement
La présentation du projet de loi sur le renseignement par Manuel Vals le lundi 13 avril a déclenché un large mouvement de protestations. Ce texte visant à lutter, entre autre, contre le terrorisme en France est très critiqué par la communauté des acteurs du numérique.

Cela a donné naissance au site Ni Pigeons Ni Espions, où l'on peut trouver un appel à signer la déclaration et à rejoindre la liste #niPigeonsNiEspions sur Twitter.

Cette déclaration souligne les conséquences de ce texte sur l'économie et la vie privée. Le site est notamment contre l'installation de «boites noires » dans les datacenters français qui permettraient de surveiller tout et tout le monde y compris les entreprises. Cela freinerait donc l'économie du numérique français, les sociétés étrangères n'ayant plus « confiance dans nos entreprises numériques ». Selon eux « mettre Internet sous surveillance, c'est sacrifier l'avenir numérique de la France, ses emplois et sa contribution à l'économie française. »

Le mouvement de protestation doute également de l'efficacité de ce projet : des outils de chiffrage permettraient de contourner facilement ce système de surveillance.

Des nombreuses entreprises du net ont déjà rejoint le mouvement comme Gandi ou OVH, les leaders des serveurs d'hébergement.
D'autres organisations contestent le bien-fondé et les conséquences de ce projet de loi : des ONG (Amnesty International, la Ligue des Droits de l'Homme) ou encore l'Ordre des Avocats de Paris mais aussi l'Union Syndicale des Magistrats.

Ni Pigeons Ni Espions a lancé la mobilisation contre ce texte et devant l'engouement de ce mouvement il y a fort à parier que le gouvernement va devoir encore modifier son projet de loi.
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Commentaire

Un hébergeur quitte déjà la France et d'autres suivront comme par exemple OVH.
Cette loi est purement politique, comme d'autres d'ailleurs.
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