Facebook se défend d'espionner

Facebook se défend d'espionner


L'équivalent belge de la CNIL a récemment accusé Facebook d'espionner les internautes, mais le réseau s'en défend.

L'équivalent belge de la CNIL a étudié les nouvelles conditions d'utilisation annoncées par Facebook en décembre 2014. Fin mars, la commission rendait ses conclusions. Selon elle, il y a violation du droit européen par un manque d'informations, une difficulté de paramétrage des données stockées et un suivi des visites sur les sites tiers, les applications mobiles et les filiales de Facebook. Concernant ce dernier point, la commission affirme que Facebook suit également les activités des internautes non inscrits via les boutons « like » présents sur de nombreux sites. Une pratique qui a été critiquée.

Le réseau social a réagi à ce rapport. Le responsable européen des relations publiques et de la communication de Facebook, Richard Allan, a publié un message pour tenter de rectifier la situation.
Selon lui, Facebook permet de paramétrer les options de confidentialité des données pour gérer l'accès des informations personnelles. Surtout, il affirme que le réseau social ne trace pas les personnes non inscrites au réseau. Il s'agirait, en fait, de bugs « qui a causé l'envoi de cookies à certaines personnes ne disposant pas de compte Facebook ». Se voulant rassurant, il précise que « ce n'était pas (notre) intention, et un correctif est actuellement en préparation ».

Le rapport de la commission belge a permis à Facebook de découvrir ce bug ou de rectifier ses pratiques. Désireux de maintenir une image positive, le réseau social a rapidement réagi, mais ce rapport est une nouvelle critique de ses pratiques et une violation du droit européen.

Photo: © Facebook.