Pub : internet dépasse la presse

Pub : internet dépasse la presse


Pour la première fois, en 2014, les investissements de la publicité en ligne en France ont dépassé ceux du support presse écrite.


Consulter des articles, visionner des programmes, rechercher des informations, faire ses achats, etc. aller sur internet via un ordinateur ou un appareil mobile est une pratique quotidienne pour la majorité des Français. La principale source de revenus des acteurs du web est la publicité. Attirer les annonceurs est de plus en plus facile et ce secteur prend beaucoup d'ampleur.
En 2013, la télévision était le premier support de la publicité en France avec 27 % des investissements, devant la presse écrite, 25 %, et le numérique, 22 %.

Le Syndicat des Régies Internet (SRI) vient de publier son dernier observatoire, réalisé par PwC et l'UDECAM. En 2014, les investissements en France dans la publicité numérique ont été de 2.89 milliards d'euros. Cela représente une progression sur un an de 4 %.
Plus particulièrement, le secteur du « Search » (liens sponsorisés) a réalisé 1.74 milliard d'euros de revenus et a progressé de 4 %. Il représente 59 % de la publicité numérique en France.
Aussi, le « Display » (tous supports et tous formats) a progressé sur un an de 8 % et a atteint des revenus de 813 millions d'euros. Cette section a surtout augmenté grâce aux croissances des investissements sur mobile et du format vidéo.
A contrario, les secteurs de l' « Affiliation », des « Comparateurs » et du « Emailing » représentent 14 % des investissements, mais ont baissé de respectivement 5 %, 10 % et 3 %.
Cette croissance permet au numérique de représenter 25 % des investissements publicitaires et de se placer deuxième support derrière la télévision (27 %) et devant la presse écrite (24 %).

Selon les responsables de l'observatoire, cette tendance devrait se poursuivre en 2015, surtout grâce à l'accélération des investissements dans le mobile. Aussi, la publicité numérique en France reste en retard par rapport à d'autres pays tels que l'Allemagne (32 %) et le Royaume-Uni (37 %), et a, donc, un important potentiel de développement.

Photo: Pixabay.