Anonymous s'attaque aux sites djihadistes

Anonymous s'attaque aux sites djihadistes


Suite à l'attentat de Charlie Hebdo, le groupe de pirates informatiques Anonymous déclare la guerre aux sites et membres de groupes djihadistes.


Il semble inutile de rappeler les récents attentats qui ont fait des victimes à Paris. Toucher, tout d'abord, le journal Charlie Hebdo a interpellé et choqué de très nombreuses personnes en France, mais aussi dans les pays où la liberté d'expression et la liberté de la presse sont des valeurs fondamentales à défendre. Les réactions ne se sont pas fait attendre et ont été nombreuses.

Dès le 7 janvier, le groupe de pirates informatiques Anonymous a, lui aussi, exprimé sa colère. Ils se sont dit : « écoeurés, choqués », ne pouvant « tomber à terre », avec le « devoir de réagir ». Le « droit d'exprimer sous quelque manière que ce soit ses opinions » est « inviolable et sacré ». « Anonymous ne laissera jamais ce droit bafoué par l'obscurantisme et le mysticisme. (Nous) combattrons toujours et partout les ennemis de la liberté d'expression ». S'adressant toujours aux terroristes responsables, Anonymous leur a déclaré : « attendez-vous à une réaction massive et frontale de (notre) part car le combat pour la défense de ces libertés est la base même de notre mouvement ». Et termine par : « (Nous) sommes légion. (Nous) n'oublierons pas. (Nous) ne pardonnerons pas. Redoutez-nous ! ».
Il n'aura pas fallu attendre longtemps avant qu'Anonymous rende publics ses premiers résultats. Des comptes Twitter et Facebook liés au djihadisme ont été diffusés. Aussi, les sites Alintibaha et Ansar-alhaqq, qui publient des messages extrêmes et de personnes engagées, ne sont plus accessibles suite à des attaques DDoS.

Ce n'est qu'un début. Anonymous veut traquer sur internet les activités des djihadistes, publier les comptes et bloquer les sites complices.
Les réseaux sociaux et plus largement internet sont des supports de communication très importants pour les extrémistes. Surveiller le web devient de plus en plus important. Les objectifs d'Anonymous partent d'une bonne intention, mais ces publications pourraient handicaper les enquêtes des autorités.

Photo: © Anonymous.