Facebook : une plainte qui peut mener loin

Facebook : une plainte qui peut mener loin

Un tribunal californien vient de confirmer la recevabilité d'une plainte collective contre Facebook pour violation de la vie privée.

La monétisation des réseaux sociaux passe très largement par la publicité. Pour attirer les annonceurs et augmenter les tarifs des outils publicitaires, ils n'hésitent pas à obtenir un maximum d'informations sur les utilisateurs. Une pratique qui n'est pas toujours respectueuse de la vie privée.

L'utilisateur américain de Facebook Matthew Campbell a déposé une plainte, en 2013, contre le réseau social. Il reproche au service créé par Mark Zuckerberg d'analyser les contenus des messages privés, envoyés entre utilisateurs, dans le but de créer des liens vers des sites internet ciblés et les comptabiliser dans les notifications « J'aime ». Ces dernières sont ensuite utilisées pour élaborer des profils d'utilisateurs et leur envoyer de la publicité ciblée.
Facebook a tenté de faire annuler la plainte. En vain, car ce 23 décembre, la juge Phyllis Hamilton, du tribunal d'Oakland, en Californie, a débouté de sa requête. Le réseau social n'a pas réussi à démontrer que cette pratique est habituelle et couverte par, selon l'agence Reuters, « une exception en vertu de la loi fédérale sur la confidentialité des communications électroniques pour les interceptions de données par les fournisseurs de services ».

La plainte de Matthew Campbell pour viol de la vie privée est, donc, jugée recevable. Cet utilisateur veut mettre en place une poursuite en recours collectif pour appuyer son action. La condamnation pourrait être très lourde pour Facebook. Après la plainte collective émanant de l'Autrichien Max Schrems, cela pourrait être un nouveau coup dur pour le réseau social.

Photo: © Facebook.