Facebook/Zuckerberg : stratégie pour connecter le monde

Facebook/Zuckerberg : stratégie pour connecter le monde

Mission de Mark Zuckerberg : connecter le monde à internet.

Après 10 ans d'existence et une position de leader avec le cap du milliard d'utilisateurs largement dépassé, Facebook est bien installé. Son fondateur, Mark Zuckerberg, s'est fixé un nouvel objectif, très ambitieux : connecter le monde à internet.

Si pour connecter les régions reculées sa fondation Internet.org cherche à mettre en place des infrastructures, le principal défi est ailleurs. En effet, environ 85 % de la population mondiale a déjà accès à internet, avec au moins un réseau 2G, mais ces personnes ne l'utilisent pas.
Le premier obstacle n'est donc pas technique, mais d'ordre social, culturel et économique. Internet, ses intérêts et ses applications leur sont inconnus. Selon Mark Zuckerberg, « si vous avez grandi sans avoir eu un ordinateur ni accès à internet, et que quelqu'un vous demande si vous voulez des datas, votre réponse serait probablement : « Qu'est-ce que c'est des datas ? c'est bien ? Ou, « pourquoi voudrais-je cela ? » Donc, les problèmes sont différents de ce que les gens pensent, mais en fait ils finissent par être très traitables ».
Le site du Time résume les objectifs concrets de Zuckerberg : proposer des données à un tarif adapté aux pays émergents, apporter des contenus pertinents et utiles pour convaincre les personnes d'aller sur internet, et simplifier et ajuster les services aux mobiles bas de gamme.
La réalité des habitants des pays émergents est si éloignée de celle des salariés de Facebook qu'ils l'ont recréée. Javier Olivan, responsable de la croissance de Facebook, a déclaré au site avoir mis à disposition des mobiles low cost sous Android. Objectif, montrer aux entreprises américaines que les applications ne fonctionnent pas ! Les développeurs ont « besoin de sentir la douleur » pour imaginer l'expérience vécue par la majorité des utilisateurs.
Chris Daniels, qui dirige l'équipe d'Internet.org, a précisé que les développeurs testent les applications sur la version actuelle d'Android, mais aussi les versions plus anciennes.

Par ailleurs, la fondation continue de développer des applications gratuites, adaptées à chaque région avec des services utiles et traduits. La difficulté est de convaincre les opérateurs de les proposer gratuitement. C'est quand aller sur internet sera devenu naturel que les contenus pourront être vendus.

Photo: © Facebook.