Sony : la Corée du Nord à l'origine du piratage

Sony : la Corée du Nord à l'origine du piratage

Selon The Verge, l'enquête du FBI aidé par l'entreprise AlienVault a trouvé des preuves que l'attaque de Sony Pictures provient de la Corée du Nord.

Sony Pictures a été victime d'un piratage informatique important qui a conduit au vol de nombreuses données confidentielles ainsi que des films qui n'étaient pas encore sortis. Sony Pictures s'est rapproché du FBI pour enquêter, mais elle avait des soupçons contre la Corée du Nord. Le dirigeant Kim Jong-Un n'aurait pas apprécié la sortie prochaine du film « The Interview », évoquant son assassinat.

Selon le site The Verge, le FBI aurait déjà bien avancé, aidé par le cabinet spécialisé dans la sécurité, AlienVault. Ils auraient, en effet, trouvé des éléments qui relient l'attaque informatique contre Sony Pictures et la Corée du Nord.
Le cabinet a utilisé des parties du code publié par le FBI pour traquer et analyser le logiciel malveillant. Selon leurs découvertes, ce dernier n'aurait été compilé que quelques jours avant le piratage, entre le 22 et le 24 novembre.
Comme le laissait penser le mystérieux message des hackers, on peut se demander s'ils n'ont pas bénéficié d'aide de certains employés. En effet, un simple identifiant et un mot de passe ont permis d'accéder au système de Sony et intégrer le logiciel malveillant. Le cabinet AlienVault estime que le malware a été spécifiquement adapté pour attaquer Sony et a été utilisé par des pirates de la Corée du Nord. Il en aurait la preuve. Sans oublier qu'il a trouvé des textes en caractères coréens !
De son côté, la Corée du Nord nie son implication dans l'affaire. Un diplomate nord-coréen a indiqué à l'agence Reuters que la Corée du Nord respecte les lois contre le piratage.
Il reste à attendre les conclusions et communications officielles du FBI et de Sony.

Kim Jong-Un serait-il capable d'ordonner le piratage informatique de Sony pour éviter la simple sortie d'un film ? Peut-être. Surtout qu'on vient d'apprendre que depuis 2011, les Coréens ont interdiction de choisir le nom Kim Jong-Un pour leur enfant. Ceux qui le portent ont obligation de le changer. Il veut être unique dans son pays.

Photo: © Sony.