Google séparé de son moteur de recherche ?

Google séparé de son moteur de recherche ?


Selon le Financial Times, le Parlement européen pourrait envisager de forcer Google à scinder son moteur de recherche des autres activités.


Google et les autorités européennes entretiennent des relations compliquées. Avec environ 90 % de parts de marché, son moteur de recherche est surveillé de près. Abus de position dominante et mise en avant de ses services et de ceux des partenaires, politique de confidentialité jugée insuffisante, stratégie d'optimisation fiscale estimée trop agressive, etc. Google a récemment cédé en se soumettant rapidement à la décision de justice sur le droit à l'oubli.
Toutefois, pour le reste des griefs, Google ne plie pas devant le Parlement européen, même face à la menace de devoir transmettre les secrets de son algorithme.

Selon le Financial Times, l'Europe cherche toujours à faire plier Google. Dans cette optique, il envisagerait une action forte. En effet, le Parlement européen pourrait imposer la séparation du moteur de recherche des autres activités du groupe. L'objectif serait de limiter la domination et la portée du groupe.
Ce type de vote est très rare. Selon le journal, le parti populaire et le parti socialiste européens y seraient favorables. Nommé en septembre dernier au poste de commissaire européen à l'économie numérique, Günther Oettinger reflète la forte volonté de l'Allemagne de frapper Google. Des députés d'autres pays n'excluent pas non plus cette décision.
Le Parlement européen n'a pas le pouvoir de dégrouper une entreprise. Toutefois, il influence la Commission européenne, qui, quant à elle, met en place la législation européenne.
Le texte final de ce projet sera présenté en début de semaine et devrait être voté ce 27 novembre.

Une source proche de Google aurait indiqué au journal que : « ces personnes appellent à la rupture de Google. Cela n'est pas proportionnel au niveau de préoccupation exprimée par la Commission européenne lors de son enquête ».
Dégrouper Google serait une décision lourde et exceptionnelle. Depuis plusieurs années, la Commission européenne cherche à faire plier Google. Elle privilégie plutôt les discussions et compromis, mais elle pourrait manquer de patience.

Photo: © Google.