Uber : des VTC et des taxis portent plainte

Uber : des VTC et des taxis portent plainte


Des sociétés de VTC et des syndicats de taxis se sont « étonnamment » associés pour porter plainte contre le service UberPOP d'Uber.

À l'instar des autres pays dans lesquels il s'est installé, le géant des VTC Uber est la principale cible de la rogne des taxis français. Ces derniers ont gagné une bataille avec la récente adoption de la loi Thévenoud. Toutefois, Uber conteste cette loi, notamment auprès de Bruxelles, et la guerre est loin d'être finie.

En effet, un autre service pose problème. Il s'agit d'UberPOP, un outil présenté comme du covoiturage qui propose d'être transporté par d'autres particuliers. La Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) a saisi le Procureur de la République de Paris en avril dernier, rejoint par l'Union Nationale des Taxis (UNT) et la Chambre Syndicale des Loueurs d'Automobile (CSLA). Ils accusent Uber de « pratiques commerciales trompeuses », car il ne s'agirait pas de partage de déplacement, mais de transport sur demande avec une tarification au kilomètre et à la minute.
Le 16 octobre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Uber à une amende de 100 000 euros, mais la société a fait appel. En parallèle, une association étonnante a eu lieu. En effet, des sociétés de VTC, dont LeCab, ont été soutenues par des syndicats de taxis pour assigner Uber devant le tribunal de commerce de Paris pour « concurrence déloyale ». Les concurrents réclament l'arrêt d'UberPOP avec une astreinte quotidienne de 250 000 euros. L'audience a eu lieu ce 21 novembre. Remettant en cause les accusations basées sur la loi Thévenoud, Uber a gagné une semaine puisque l'audience a été reportée au 28 novembre prochain.

D'ici là, le service UberPOP reste ouvert et l'entreprise demande le soutien des 160 000 inscrits.
L'alliance entre taxis et entreprises de VTC reste étonnante. Pas sûr qu'elle se poursuive !

Photo: © Uber.