Google/droit oubli : une réunion et des critiques

Google/droit oubli : une réunion et des critiques

Ce 25 septembre, Google est à Paris pour discuter du droit à l'oubli. La CNIL viendra observer, mais les critiques ont déjà été exprimées.


Depuis fin mai, un formulaire est proposé par Google pour demander le retrait des résultats de liens vers des contenus déplacés. Les internautes européens se sont très rapidement approprié ce droit. Durant les premiers jours, Google recevait environ 10 000 demandes chaque jour. Aujourd'hui, ce chiffre s'est stabilisé autour de 1 000 requêtes par jour. Au total, Google a reçu environ 135 000 demandes concernant 470 000 pages internet. Actuellement, Google accède aux requêtes d'environ 50 % du total. Non sans difficulté, car, depuis le début, le groupe ne cache pas qu'évaluer chaque demande est difficile. Pour clarifier et simplifier le traitement des demandes, Google a mis en place un comité consultatif et a commencé, début septembre, une tournée de tables rondes à travers les capitales européennes.

Ce 25 septembre, c'est au tour de Paris d'accueillir la réunion de Google pour évoquer les difficultés de la mise en place du droit à l'oubli. À l'occasion de cet évènement, la présidente de la CNIL, Isabelle Falque Pierrotin, a répondu aux questions du journal Le Figaro.
Elle a confirmé que la CNIL assisterait à cette table ronde, mais en restant observateur. Selon elle, « Google dramatise beaucoup la situation », car les sites sont déjà concernés par les demandes de retrait de contenus et ne rencontrent pas tant de difficultés.
Madame Pierrotin va jusqu'à déclarer qu'« il y a beaucoup d'habileté et de malice de la part de Google pour entretenir la confusion et discréditer ce droit à l'oubli ».
La CNIL et ses homologues européens ne sont, toutefois, pas que des observateurs dans ce dossier. La présidente annonce, ainsi, que la CNIL cherche à se « coordonner avec les autres autorités européennes, pour définir des règles communes ». Elles seront définies durant le mois d'octobre. Cela permettra à la CNIL de traiter les plaintes envoyées par les Français suite au refus de Google, avec des « critères de décision clairs ». Actuellement, environ 60 plaintes ont été envoyées à la CNIL.

Il reste à voir si la table ronde menée à Paris fera avancer la discussion.

Photo: © CNIL.

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