Droit à l'oubli/Google consulte les Européens

Droit à l'oubli/Google consulte les Européens


Google a mis en place le droit à l'oubli, mais avec difficultés. Ce 9 septembre, il débute une tournée de tables rondes à travers l'Europe.

La Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a décidé d'accorder le droit aux Européens de demander le retrait de contenus associés à leur nom et jugés déplacés. Les moteurs de recherche se sont, ainsi, vus obligés de répondre à ces demandes. Google a rapidement mis en place un formulaire. Le premier mois, environ 70 000 requêtes ont été adressées pour retirer 267 550 liens. Toutefois, le moteur de recherche est laissé seul juge de la recevabilité de chaque demande, et doit prendre en compte le droit à l'information et le respect de la vie privée.

En juillet dernier, le vice-président de Google, David Drummond, évoquait les difficultés de traiter le droit à l'oubli. Le groupe a, donc, annoncé la mise en place d'un comité consultatif comprenant des dirigeants de Google, des professionnels, des représentants des droits de l'internaute et des universitaires.
Annoncé aussi à cette occasion, Google commence, ce 9 septembre, une tournée de sept capitales européennes pour proposer des tables rondes. L'idée est de débattre avec les personnes impliquées de chaque pays. L'objectif avancé est de se concerter au niveau européen sur la mise en pratique et les difficultés de traitement des demandes de droit à l'oubli.

Si Google met en avant des intentions positives, certains estiment que le groupe fait une opération de communication. En cause, le fait que les tables rondes soient organisées avec des participants choisis par Google et que les débats soient encadrés. Isabelle Falque Pierrotin, présidente de la CNIL française, a, ainsi, déclaré : « Google tente de mener le débat sur son propre terrain ».
Ce 9 septembre, le premier débat se déroule à Madrid. Google passera par Paris le 25 septembre prochain.

Photo: © Google.