App Store : raisons des rejets d'applications

App Store : raisons des rejets d'applications


Apple veut clarifier les causes de refus de référencement des applications mobiles. Un premier pas seulement.

Un des atouts des fabricants de smartphones est la boutique en ligne d'applications. En juillet dernier, l'App Store d'Apple fêtait ses 6 ans d'existence avec un total de plus de 1 million d'applications et 75 milliards de téléchargements.
Pour parvenir à un tel résultat, Apple compte sur les 9 millions de développeurs qui travaillent sur iOS. Pourtant, ces derniers doivent se plier aux règles d'Apple et à son manque, parfois, de transparence. Une application à publier doit, notamment, répondre à certains critères liés au contenu, la conception et les éléments techniques.

Pour éclaircir quelque peu cet examen, Apple vient de publier les principales causes de rejet des applications de l'App Store. Le groupe s'est basé sur les refus effectués durant la semaine clôturée le 28 août pour établir un top 10.
À hauteur de 14 %, c'est le manque d'informations qui conduit au refus de référencement. Aussi, 8 % des applications rejetées présentent des bugs. Ensuite, une interface utilisateur trop ou trop peu complexe, ainsi que le non-respect du Developer Program License Agreement sont, pour chacun, des causes de refus à 6 %. Deux autres motifs de rejet ont été relevés pour 6 % : les applications contenant des indications erronées ou frauduleuses, ainsi que des éléments qui ne sont pas pertinents pour l'application. Aussi, pour 4 %, les apps ont été refusées, car leurs dénominations différaient entre iTunes Connect et telles qu'elles étaient affichées sur un appareil. Enfin, les contenus fictifs (4 %), les notes inappropriées (3 %) et les versions non définitives (2 %) sont les dernières causes faisant partie de ce classement.

Avec cette publication, Apple veut aider les développeurs à mieux peaufiner leurs applications avant de les soumettre pour éviter les rejets. Indirectement, le groupe veut, peut-être, encourager les développeurs à élaborer plus d'applications ou se débarrasser des nombreuses apps zombies.
Cela apporte des éclaircissements aux développeurs. Toutefois, les raisons de rejet de référencement sont bien plus nombreuses. En effet, ces 10 motifs ne représentent que 58 % du total. Apple ne détaille pas l'ensemble des causes et indique seulement que les 42 % de rejets restants sont motivés par d'« autres raisons », chacune inférieure à 2 %. Ces indications restent, donc, incomplètes, et Apple continue de garder un certain mystère ou la possibilité de ne pas avoir à justifier certains rejets.

Photo: © Apple.