Apple, Google, Intel et Adobe accord refusé

Apple, Google, Intel et Adobe accord refusé


Apple, Google, Intel et Adobe, accusés d'avoir convenu de ne pas débaucher de salariés, viennent de se voir refuser l'arrangement de 324.5 millions.

L'affaire a débuté en 2011. 64 000 salariés de la Silicon Valley ont déposé une plainte collective contre leurs anciens employeurs. Ils les accusaient d'avoir conclu des accords secrets pour ne pas débaucher leurs employés. De quoi entraver et nuire à leurs carrières professionnelles.
De grandes entreprises de la high-tech sont concernées, dont Apple, Google, Intel et Adobe. Selon la juge Lucy Koh, qui préside notamment le procès entre Apple et Samsung, Steve Jobs, fondateur d'Apple, serait à l'origine de ces ententes.

Au mois d'avril, Apple, Google, Intel, Adobe et trois autres entreprises ont tenté d'éviter le procès en proposant un accord amiable avec les plaignants de 324.5 millions de dollars.
Un montant important, mais qui ne satisfait pas la juge. En effet, Lucy Koh vient de refuser cet accord, car elle estime que cette somme ne se situe pas « dans une fourchette raisonnable ». Elle la juge insuffisante par rapport à celle proposée, en 2013, par Pixar, Lucasfilm et Intuit, et qui a été acceptée par les différentes parties. Selon la juge, les entreprises devraient proposer au moins 380 millions de dollars.

Si les entreprises accusées ne proposent pas une somme suffisante, ils pourraient avoir à faire face à un procès qui mettrait à mal leur image par rapport au grand public, mais aussi les professionnels du secteur.
Et ce, surtout que la juge Lucy Koh a déclaré qu'il y avait « suffisamment de preuves d'une conspiration globale entre les sept accusés ». Des arguments venant de plaignants et de défendeurs pour éviter le procès ont, même, été rejetés par la juge.

Photo © Apple.