Amazon/Hachette : position d'Amazon

Amazon/Hachette : position d'Amazon

Le conflit entre Amazon et Hachette sur les prix des ebooks dure depuis plusieurs mois. Amazon prend la parole pour expliquer sa position.

Début mai, nous apprenions qu'un conflit opposait Amazon à Hachette. En cause, l'incapacité de s'accorder sur les partenariats commerciaux relatifs aux livres électroniques. Le géant du e-commerce ne parvient pas à faire accepter ses conditions par l'éditeur français, mais a trouvé la parade. En effet, Amazon fait pression sur Hachette en handicapant les ventes de ses titres sur son site américain.
En ayant le contrôle de plus d'un tiers de l'industrie du livre aux États-Unis, cette pratique a des répercussions sur les activités de Hachette, mais aussi les revenus des auteurs et la liberté d'achat des consommateurs.

La situation ne s'est toujours pas améliorée, et Amazon tente de s'expliquer aujourd'hui auprès des consommateurs américains.
Sur son site, l'e-commerçant explique, ainsi, que son objectif est de faire baisser les prix des livres électroniques. Pour tenter de rallier les clients à sa cause, Amazon n'hésite pas à déclarer qu'un livre électronique revient moins cher à l'éditeur sans les frais d'impression, de transport, de gestion des stocks, etc. Amazon se garde bien d'évoquer les frais spécifiques à la création d'ebooks tels que la numérisation à partir d'un livre papier pour les anciens ouvrages ou encore la structuration, l'enrichissement et la mise en forme des données.
Aussi, Amazon a effectué des calculs pour essayer de démontrer que si les prix étaient baissés, les ventes seraient plus nombreuses et les gains pour les éditeurs et les auteurs plus importants. Sans prendre en compte des caractéristiques telles que la taille ou la présence d'illustrations ou de photos, Amazon estime que les livres électroniques -sauf « un petit nombre de titres spécialisés »- devraient être facturés 9.99 dollars ou moins pour les rendre compétitifs face aux autres produits culturels.
Amazon va, même, jusqu'à déclarer que sur le prix d'un livre, 35 % devraient revenir à l'auteur, 35 % à l'éditeur et 30 % pour lui. L'e-commerçant ne se prive pas de signaler que Hachette restituerait moins à ses auteurs tout en précisant que cela ne le regarde pas.

Défense et argumentation de son point de vue, tacles contre Hachette... Amazon essaie de justifier la pénalisation des ventes, mais certains pourraient lui rétorquer qu'avec les livres électroniques, ses charges sont moins importantes. Amazon pourrait, donc, réduire ses marges brutes !

Photo: © Amazon.