Droit à l'oubli : Google met en place un comité consultatif et un formulaire pour récolter l'avis des internautes

Droit à l'oubli : Google met en place un comité consultatif et un formulaire pour récolter l'avis des internautes
Ce 11 juillet, David Drummond, vice-président de Google, publiait une tribune dans Le Monde. Centrée sur le droit à l'oubli, elle a pour but d'expliquer la difficulté d'estimer la recevabilité des demandes des internautes. Les premières critiques et erreurs de retraits de liens ont incité Google à mettre en place un comité consultatif et un formulaire pour que les internautes européens s'expriment sur le droit à l'oubli. Google se montre motivé pour trouver « un juste équilibre ».

Suite à l'introduction du droit à l'oubli, Google a commencé à retirer des liens fin juin, mais des critiques ont émané, notamment de journalistes qui ont vu leurs articles retirés des résultats de recherche, et, donc, inaccessibles pour le grand public qui cherche des informations.
Lors d'une tribune publiée sur Le Monde, David Drummond, vice-président de Google, a voulu clarifier la situation.
Il déclare que la CJUE a indiqué que « la valeur journalistique d'un contenu » ne peut pas motiver le refus d'une demande de retrait. Même s'il précise que Google est en désaccord avec cela, il suit ces consignes.
Autre précision par rapport aux articles récemment retirés, David Drummond indique « avoir ainsi à tort retiré des liens vers des articles la semaine dernière (à nouveau référencés depuis) ». Prendre la bonne décision est parfois compliqué et Google n'a pas de repères ni de références actuellement.

Le vice-président reconnaît qu'il « reste beaucoup de choses à améliorer » et les réactions des journalistes sont bien accueillies.
En effet, elles ont favorisé « une réflexion sur les principes et les pratiques à mettre en oeuvre ». Pour trouver un juste équilibre et prendre les bonnes décisions, Google a décidé de mettre en place un conseil consultatif composé de différents professionnels et spécialistes.
Autour de David Drummond et Eric Schmidt, responsables chez Google, sont réunis des universitaires (Peggy Valcke et Luciano Floridi), des professionnels du journalisme et des contenus sur internet (Sylvie Kauffman et Jimmy Wales) et des représentants des droits des internautes (Frank La Rue, Jose Luis Piñar, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger et Lidia Kolucka-Zuk). À partir de l'automne, ils mettront en place, à travers l'Europe, des consultations et solliciteront les positions des autorités, spécialistes ou professionnels afin d'étudier en détail les notions de vie privée et droit à l'information.
Autre source d'informations étudiée par le conseil consultatif, celle des internautes. Google a, en effet, mis en place un formulaire afin que les Européens donnent leurs avis sur le droit à l'oubli. L'objectif est d'évaluer les répercussions de la décision de la CJUE.

Le conseil consultatif donnera ensuite ses conclusions afin de faciliter les prises de décision de Google et « proposera des procédures susceptibles de renforcer la transparence et de mieux définir les responsabilités de chacun ».

Crédit photo: Google
A voir également