Google s'exprime sur le droit à l'oubli

Google s'exprime sur le droit à l'oubli


La Cour de justice de l'Union européenne l'a décidé il y a près de deux mois. Les moteurs de recherche doivent retirer des résultats les contenus jugés « excessifs, inadéquats ou pas ou plus pertinents ». Depuis, le principal moteur de recherche, Google, s'efforce de mettre en pratique cette décision, mais sans s'exprimer. David Drummond, vice-président de Google, vient de le faire, dans une tribune publiée dans Le Monde.

En mai dernier, la Cour de justice de l'Union européenne a décidé d'imposer aux moteurs de recherche le retrait des liens vers des contenus estimés « excessifs, inadéquats ou pas ou plus pertinents » par les Européens concernés. Résultat en un mois, Google a reçu 70 000 demandes pour supprimer 267 550 liens internet. Le groupe n'a pas donné de détails, ne permettant pas de savoir si les formulaires ont été majoritairement remplis pour des raisons acceptables ou non. Et ce, car Google doit étudier chaque demande pour trouver « un juste équilibre » entre la protection de la vie privée et le droit du public à accéder librement aux contenus sur internet. Une prise de décision qui peut être délicate et subjective. Pourtant depuis fin juin, des contenus commencent à être retirés des résultats de Google, sans avoir communiqué dessus.

Ce 11 juin, David Drummond, vice-président de Google, a pris la parole via une tribune publiée dans le journal Le Monde.
Il y indique que, même si le groupe n'est pas en accord avec la décision de la Cour, il fait son maximum pour s' « y conformer rapidement et de manière responsable ». Toutefois, il ne cache pas que le travail est « considérable » pour l'équipe qui étudie chaque demande. Malgré le peu d'informations à sa disposition, elle tente de déterminer le niveau d'intérêt public par la prise en compte de différents critères : « le profil de la personne concernée, le type de site où figure l'information et sa date de publication ou l'éventuelle portée politique ».
David Drummond précise que, « dans tous les cas, ce sont des arbitrages difficiles et sujets à débats ».

Pour faciliter les prises de décision et éviter les erreurs, Google a mis en place un conseil consultatif composé de différents professionnels.

Crédit photo: Google