Amazon veut imprimer des livres !

Amazon veut imprimer des livres !

Une nouvelle bataille est en train de s'engager contre Amazon. Il s'agit des éditeurs anglais, mais cette situation pourrait avoir lieu en France. Principal objet du conflit, Amazon veut s'accorder le droit d'imprimer lui-même des livres si l'éditeur n'a pas livré un stock suffisant. Une condition parmi d'autres que les éditeurs anglais ne veulent pas accepter. Un nouveau conflit pour le géant Amazon !

L'e-commerçant Amazon est devenu leader mondial des ventes de livres physiques et électroniques. À l'instar de différents pays européens, les acteurs français du secteur souffrent de cette concurrence. La ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, travaille pour défendre ces professionnels et encadrer la concurrence. Dernier exemple en date, le Sénat qui a, ce 26 juin, adopté la loi, nommée « anti Amazon » qui ne permet pas aux e-commerçants de proposer un rabais de 5 % en plus des frais de port gratuits.

Dans certains pays européens, les professionnels du secteur se battent également contre Amazon. Au Royaume-Uni, une nouvelle bataille vient d'être lancée. En cause, les conditions que veut imposer Amazon aux éditeurs du pays.
La principale est de vouloir s'accorder le droit d'imprimer ses propres copies d'un livre si un éditeur se trouve en rupture de stock. Dans cette optique, Amazon exigerait d'eux une version électronique de chaque titre.
Cette condition pose plusieurs problèmes. Les éditeurs anglais seraient obligés de bien évaluer le nombre d'exemplaires pour ne pas être en rupture de stock ; ce qui est parfois difficile à prévoir. De plus, cela impliquerait que Google s'approprie le travail des éditeurs, surtout que le processus envisagé par Amazon est rapide, mais créé des livres de moins bonne qualité. Cela serait au détriment de la qualité du produit et donnerait une mauvaise image de l'éditeur auprès des clients.
Toutefois, cette condition n'est pas la seule à déplaire aux éditeurs anglais. En effet, Amazon veut profiter d'une clause qui impose aux éditeurs de ne pas proposer de promotions ou de prix inférieurs à ceux pratiqués par Amazon sur les sites propres aux éditeurs ou à d'autres distributeurs.
Aussi, Amazon imposerait aux éditeurs de le prévenir avant de proposer un livre électronique à d'autres distributeurs et de lui offrir les mêmes conditions.
Ce type de conditions est en défaveur des éditeurs, surtout des plus petits. Parmi ceux contactés par la chaîne BBC, certains ont affirmé qu'Amazon était devenu « de plus en plus impitoyable » dans ses négociations et faisait preuve « d'intimidation ».
L'éditeur anglais Philip Jones a déclaré à la BBC que si les termes d'Amazon étaient acceptés, ce serait une « forme de suicide assisté pour l'industrie ».
Les éditeurs anglais semblent décidés à ne pas accepter les conditions d'Amazon. Ils pourraient être soutenus par la Commission européenne qui a déclaré à la BBC se pencher sur le secteur du livre anglais.

Crédit photo: Amazon