Netflix : les chaînes de télévision reçues par le Sénat

Netflix : les chaînes de télévision reçues par le Sénat


Il est presque inutile de le rappeler, mais le géant international de SVOD, Netflix, débarque en septembre prochain en France. Sans surprise, les entreprises du PAF craignent que cette arrivée ait de lourdes conséquences. Afin d'évoquer les difficultés et les craintes, les principales entreprises de l'audiovisuel ont été reçues ce 25 juin au Sénat.

L'entreprise américaine Netflix est leader de la SVOD. Avec un catalogue important de contenus, dont certains originaux, et un abonnement mensuel de 10 dollars, elle inquiète les entreprises dès lors qu'elle arrive dans un pays.
L'information est désormais officielle. Netflix arrivera en France en septembre prochain. Les entreprises du PAF s'inquiètent et tentent de s'y préparer.
Les dirigeants des principales chaînes de télévision ont été reçus par le Sénat ce 25 juin. Objectif : évoquer leurs difficultés pour tenter de trouver le soutien du gouvernement.

Tout d'abord, ces entreprises ont évoqué le piratage. Elles estiment que la législation actuelle est insuffisante et que le gouvernement doit combattre ces pratiques illicites. Le directeur d'e-TF1, Olivier Abecassis, va, même, plus loin en déclarant que les logiciels qui bloquent les publicités lors de la diffusion de vidéos sont une forme de piratage. « Comment voulez-vous que l'on trouve un modèle économique pour le gratuit sur internet dans ces conditions ! ».
Par rapport à la chronologie des médias, les entreprises du PAF veulent que le gouvernement maintienne la réglementation actuelle. Selon eux, cela permet de garantir le financement du cinéma français et européen.
De plus, les chaînes de télévision estiment que les atouts de Netflix sont « sa technologie avec des algorithmes hyper puissants de recommandation » et « une simplicité d'expérience inédite ». Selon Olivier Abecassis, « leur succès aux États-Unis leur permet d'avoir les moyens de se développer sur d'autres territoires et d'écraser la concurrence en cassant les prix. Une fois qu'ils sont devenus leaders, ils peuvent commencer à investir un peu dans les contenus ».
Et cette stratégie est d'autant plus déplorée qu'en s'installant aux Pays-Bas, Netflix va échapper à la législation française. L'entreprise ne paiera, ainsi, pas d'impôts et ne contribuera pas au financement de la création artistique française et européenne. Les entreprises souhaitent que la situation française soit présentée devant la Commission européenne. Aussi, elles souhaitent que la loi, qui gère les Services de Médias Audiovisuels à la Demande (SMAD), soit étendue à des plateformes telles que YouTube.

Il reste à voir si le gouvernement pourra et souhaitera aider ce secteur.

Crédit photo: Netflix