Table tactile : "cela contribue à une dynamique d'ensemble"

Table tactile :
Pour "dépoussiérer la profession", Jean-Philippe Guyot s'est tourné vers la table tactile. Ce chef d'entreprise dirige la Société européenne d'abrasifs (SEA), basée dans l'Ain. Pour présenter ses produits à ses clients et également former ses salariés, il utilise la table tactile K2 de Kineti Technologies. Une solution qui lui permet d'aborder différemment les grands rendez-vous professionnels comme les salons spécialisés, ou bien les rendez-vous en clientèle.

Il revient sur la mise en place de la solution tactile dans son entreprise, mais aussi sur les usages possibles dans les situations professionnelles du quotidien. Interview.


CCM : Pouvez-vous nous en dire plus sur la société européenne d'abrasifs ?

Jean-Philippe Guyot : La société européenne d'abrasifs (SEA) emploie 69 personnes. Notre activité, c'est la fabrication de produits abrasifs, c'est-à-dire du papier de verre, des produits utilisés pour couper, tronçonner...

CCM : Qu'est-ce qui vous a poussé à vous tourner vers une solution de type table tactile ?

J.-P. G. : Une recherche de rupture ! J'évolue dans un métier assez traditionnel, qui est dominé par deux leaders mondiaux qui ont chacun 40 % de parts du marché. En clair, il faut donc que nous ayons une image. Et notamment avec une politique qui, depuis trois ans, passe du print au numérique. La table tactile est donc, dans ce cadre, l'un des éléments de cette stratégie.

Ce que j'ai recherché avec cette table, c'est l'effet "wahou", notamment auprès des clients.

CCM : Dans quel cadre l'utilisez-vous dans l'entreprise ?

J.-P. G. : Nous utilisons la table tactile pour trois aspects différents. La formation, la démonstration chez les clients et la présentation lors de salons professionnels. En ce qui concerne la formation, la table tactile sert à la fois pour la formation des clients et la formation interne.

Je me sers de cet outil comme d'un portail. On y présente l'ensemble des activités de production, de conseil, de savoir-faire. L'ensemble des activités sont présentées sous forme de mind-mapping : j'ai demandé à Kineti de me développer cette possibilité. Cela renvoie sur de la vidéo, sur un site web, sur une application dédiée, sur des présentations en trois dimensions...

CCM : Est-ce que c'est un système qui est facile à prendre en main pour les salariés qui l'utilisent ? Et pour les clients ?

J.-P. G. : C'est très simple, cela fonctionne comme un ordinateur. La seule difficulté finalement, c'est le double clic : sur une table de cette surface, il faut un peu de doigté, car la précision est moindre que sur une tablette tactile ou un téléphone.
La prise en main est très conviviale et sous Windows 8. C'est intuitif.

CCM : Quel est le retour des clients qui assistent à ce type de présentation ? L'effet voulu est atteint ?

J.-P. G. : Oui, tout à fait. Je l'amène dans ma voiture assez régulièrement. Elle pèse 80 kgs donc cela nécessite un démontage et des manipulations. Je m'en sers en clientèle ou lors de salons. Je l'ai notamment utilisée chez mon dernier client. Cela m'a permis une présentation dans un lieu qui n'était pas propice à une rétroprojection murale, en gardant une proximité avec l'acheteur. On est autour d'une table et cela reste convivial.

Je retrouve donc le décalage que j'ai recherché avec ce type de solution, et cela me permet aussi de collecter tout de suite les impressions et les commentaires. Les clients veulent toucher... et quand c'est touché, c'est adopté ! L'effet "wahou"» est même démoniaque.

J'ai également participé récemment à un important salon professionnel en Allemagne. Cinq ou six entreprises sont venues me voir pour en savoir plus.

CCM : Quel investissement cela représente pour l'entreprise ? Et quel est le retour sur investissement ?

J.-P. G. : Le retour est quasi-immédiat, dès qu'on capte un ou deux clients. Mon objectif était surtout de valoriser l'image de l'entreprise, parce que l'entreprise est un petit acteur du marché. Cela fait donc partie d'un projet global, et je mesure plus l'investissement d'un point de vue global.

Pour moi, il s'agissait de dépoussiérer une profession qui ne connaît pas forcément ce genre d'outil, et de faire rentrer un aspect ludique dans un métier qui est très industriel et traditionnel.
Cela contribue donc à une dynamique d'ensemble, et me permet d'être acteur du mode de décision de mes clients de demain.

CCM : Est-ce ce qu'il y aurait selon vous des améliorations, ou des évolutions possibles pour la solution telle qu'elle existe aujourd'hui ?

J.-P. G. : La portabilité : la table tactile pèse 80 kgs. Les pieds sont vissés. Ce n'est pas tellement fait pour la mobilité aujourd'hui, j'en détourne donc un peu l'usage et je mets d'abord l'outil au centre des présentations. C'est aussi un outil relativement fragile : angles, surface vitrée... Mais du côté sensibilité, résolution de l'image, il n'y a rien à redire et c'est super.

CCM : Est-ce que c'est une solution que vous recommanderiez à d'autres entreprises, et dans quel cadre ?

J.-P. G. : Je le recommanderais pour tous les usages. Je suis aussi président d'un club d'entreprises, et je vais leur présenter la table dans quelques mois. Il me semble évident qu'on ne peut pas encore penser à toutes les applications possibles. Et elles sont extrêmement nombreuses ! Même un public qui n'utilise pas régulièrement un ordinateur aujourd'hui, peut se tourner vers ce type de solution demain. C'est une interface multimédia, donc on y retrouve tout, de façon interactive et intuitive.

Repères

La Société Européenne d'Abrasifs (SEA)

  • Entreprise française spécialisée dans la fabrication de produits abrasifs pour l'industrie, le bâtiment et le grand public,
  • Emploie près de 70 personnes, basée dans l'Ain à Replonges,
  • Dirigée par Jean-Philippe Guyot,
  • Le site internet de SEA

La table tactile K2 de Kineti Technologies

  • Kineti est spécialisée dans les grandes surfaces tactiles interactives,
  • La table tactile K2 mesure 70 pouces, et utilise le système d'exploitation Windows 8,
  • Le site internet de Kineti Technologies.